Ferguson: Michael Brown, tué par un policier, est le «suspect principal» d'un vol commis peu de temps avant sa mort selon la police

Le chef de la police de Ferguson lors de la conférence de presse du 15 août 2014. REUTERS/Lucas Jackson

Le chef de la police de Ferguson lors de la conférence de presse du 15 août 2014. REUTERS/Lucas Jackson

Dans l’affaire Michael Brown, le jeune homme noir tué par un policier le 9 août, la police de Ferguson dans le Missouri où les faits se sont déroulés vient de rendre publiques deux informations. (On peut voir la vidéo de la conférence de presse sur le site de CNN).

D’abord l’identité du policier qui a tiré, Darren Wilson, qui était jusqu’à présent gardée secrète. Ensuite un rapport de police sur un vol dans une boutique, dans lequel le nom de Brown est cité ainsi que celui d’un complice. Des images des caméras de surveillance placées dans la boutique ont permis d’identifier Brown, qui tente de voler des cigares; une confrontation physique s’ensuit avec le vendeur. En fonction de ces éléments, le rapport note que Brown est le «suspect principal» dans cette affaire.

La chronologie serait selon la police la suivante: l’alerte depuis la boutique où le vol a eu lieu a été passée à 11h51, la description du suspect aurait été communiquée une minute plus tard aux patrouilles de police, description que le policier Darren Wilson a reçue. La rencontre entre Brown et Wilson est survenue à 12h01 alors que le policier se rendait sur les lieux du vol. 

Mais les circonstances de la mort du jeune homme restent floues: pour compliquer le tout, le complice du vol dans la boutique est identifié dans le rapport comme étant Dorian Johnson, qui est le principal témoin de la mort de Brown et a expliqué dans des interview télévisées que le policier avait abattu son ami, qui n'était pas armé, alors qu'il se rendait. Le site Vox pose à se propos une question pertinente restée sans réponse: si Johnson est le complice d'un vol avec agression, pourquoi n'est-il pas arrêté par la police?

Ci-dessous, des images des caméras de surveillance tweetées par un journaliste justice du Huffington Post. 

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