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A quoi ressemble une manifestation pour la paix en Israël?

Temps de lecture : 2 min

Les manifestants pour la paix, le 26 juillet 2014, Rabin Square à Tel Aviv. THOMAS COEX / AFP
Les manifestants pour la paix, le 26 juillet 2014, Rabin Square à Tel Aviv. THOMAS COEX / AFP

D’après une série de trois sondages réalisés par l’Israel Democracy Institute fin juillet, une majorité écrasante de 95% des Israéliens soutenaient l’opération Bordure protectrice lancée le 8 juillet par les forces de défense israéliennes contre la bande de Gaza.

Ce qui est minoritaire n’est pas mineur pour autant. C’est pourquoi le récit par Alex Cocotas dans The Awl de la plus grande manifestation pour la paix qui a eu lieu à Tel Aviv le samedi 26 juillet est essentiel. Il y décrit par le menu le déroulé des événements, et témoigne de la manière dont les militants pour la paix peinent à se faire entendre en Israël.

6.000 personnes s’étaient réunies pour se retrouver à Rabin Square, place symbolique de Tel Aviv, où a été assassiné par un extrémiste de droite en 1995 le Premier ministre Yitzhak Rabin, alors qu’il venait de prononcer un discours en faveur de la paix.

D’après le récit d’Alex Cocotas, l’ambiance était d’emblée pesante:

«Avant même que le rassemblement ne commence, l’atmosphère était menaçante. Deux heures avant le commencement prévu de la manifestation, la police a subitement retiré son autorisation et déclaré qu’elle allait disperser toute tentative de marcher.»

Les organisateurs n’ont pas cédé, et finalement ils ont eu l'autorisation de manifester. Quand la foule est arrivée sur la place, elle était entourée de policiers, qui avaient formé un barrage à l’est, pour la protéger contre environ 500 contre-manifestants de droite.

Tandis que sur la place les manifestants scandent «juifs et arabes refusent d’être ennemis», les échos d’un chant raciste leur parviennent depuis le camp des soutiens à l'intervention militaire: «L’école est finie à Gaza, ils n’ont plus d’enfants là-bas

Sur la place, le narrateur est «frappé par l’incapacité de plusieurs orateurs à isoler et à comprendre la souffrance des Palestiniens à Gaza».

La police disperse finalement la manifestation à cause des contre-manifestants de plus en plus violents, rapporte Haaretz. «Une manifestation pacifique de 6.000 personnes a été dispersée prématurément pour calmer la violence de 500 autres personnes», remarque avec amertume le reporter.

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