Monde

Ukraine, Gaza, Syrie: l'intérêt des internautes pour les conflits ne reflète pas leur gravité

Repéré par Julien Jégo, mis à jour le 14.08.2014 à 12 h 04

Repéré sur The Economist

Des membres des forces de sécurité kurdes le 12 août 2014 | REUTERS

Des membres des forces de sécurité kurdes le 12 août 2014 | REUTERS

L'année 2014 a été marquée par la multiplication des conflits armés. Depuis mars 2011, la Syrie est plongée dans une guerre civile et fait maintenant face aux assauts de l'Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) tout comme la région irakienne du Kurdistan

L'Ukraine, après l'annexion de la Crimée par la Russie en mars de cette année, connaît aussi une guerre larvée à l'Est. L'opération militaire israélienne lancée sur la bande Gaza début juillet a entraîné des combats violents entre les deux parties.

The Economist a comparé les tendances de recherche de Google sur ces conflits depuis le début de l'année 2014. Le magazine a ensuite comparé ces résultats avec le nombre de morts que ces conflits ont engendré. 

Le résultat montre que la Syrie est délaissée par les internautes du monde entier malgré un nombre de morts particulièrement élevé. Le conflit qui dure depuis trois ans a cessé d'intéresser le public tandis que des opérations moins meurtrière mais plus proches ont été massivement suivies. Le graphique montre la tendance de recherche mondiale:

Capture d'écran The Economist

Nous avons voulu comparer ces tendances uniquement pour la France et il apparaît qu'elles se confirment. Toutefois le conflit actuel qui oppose Israël et le Hamas a été beaucoup plus suivi en France, reléguant l'Ukraine au second plan. 

La situation au Kurdistan commence également à intéresser les Français, notamment du fait que la France a décidé d'agir en envoyant de l'aide humanitaire puis en annonçant l'envoi d'armes dans la région. Ce début d'intérêt pour l'Irak coïncide d'ailleurs avec une baisse des recherches sur Israël et Gaza.

The Economist rapporte aussi que les recherches sur la République Centrafricaine sont quasi-inexistantes alors que les violences que connaît le pays ont fait plus de 2.500 morts depuis le début de l'année.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte