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Faire participer plus de femmes aux négociations de paix diminuerait le recours à la violence

Temps de lecture : 2 min

Aujourd'hui, seulement 4% des participants à un processus de paix sont des femmes...

Une kurde en habit traditionnel célèbre le Newroz, l'arrivée du printemps et de la nouvelle année le 21 mars 2014 | REUTERS / Umit Bektas
Une kurde en habit traditionnel célèbre le Newroz, l'arrivée du printemps et de la nouvelle année le 21 mars 2014 | REUTERS / Umit Bektas

Si les femmes occupaient une place plus importante dans les discussions sur les accords de paix, le retour de cette dernière serait plus rapide et plus durable. Ce sont les conclusions de Laurel Stone, chercheuse sur la gestion des conflits et la sécurité des femmes au World Policy Institute.

Le Guardian, qui lui donne la parole, rapporte que la participation des femmes à ces discussions diminuerait de 24% sur un an le recours à la violence dans les conflits nationaux et internationaux. Laurel Stone s'appuie pour cela sur les chiffres donnés par le département de recherche sur la paix et les conflits de l'Université d'Uppsala en Suède. Ils recensent près de 20.000 conflits qui ont eu lieu entre 1975 et 2011.

Mais ce chiffre est à prendre avec quelques précautions car il ressort que faire participer une femme qui se trouve en dehors du conflit comme une représentante de l'ONU par exemple n'apporte aucun avantage à l'inverse de l'action d'une femme qui est présente localement. Aujourd'hui seulement 4% des participants à un processus de paix sont des femmes selon un rapport de l'ONU paru en octobre 2012.

Laurel Stone milite également pour une représentation plus importante des femmes dans les quotas électoraux. Selon elle, la mise en place de ces quotas dans toutes les législatures nationales pourrait ensuite réduire de 27% le recours à la violence. Mais elle déplore également que pour l'heure, la présence des femmes soit un problème quantitatif et pas qualitatif. Ainsi certaines femmes sont présentes dans des négociations uniquement pour respecter un quota et sans forcément posséder des qualités de négociatrice.

La qualité principale que fait ressortir Laurel Stone est le fait que les femmes élaborent des plans de sortie de crise plus complets en s'attachant aux besoins sociétaux, tandis que ces plans sont souvent établis pour seulement satisfaire les deux parties en conflit. L'action des femmes dans le récent processus de paix au Liberia est ainsi un bon exemple de ce qu'elles pourraient apporter aux tables de négociations.

Slate.fr

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