Science & santé

De nombreux vétérans du Vietnam souffriraient encore de stress post-traumatique

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 09.08.2014 à 11 h 07

Repéré sur The New York Times

Vu que près d’un tiers des soldats ayant combattu en Afghanistan et Irak souffrent aussi de cette condition, le ministère responsable des anciens combattants est inquiet de ces résultats qui indiquent la nature chronique de ces troubles.

Bombing in Vietnam via Wikimedia Commons

Bombing in Vietnam via Wikimedia Commons

Plus de quarante ans après la fin de la guerre du Vietnam, de nombreux vétérans sont encore affectés par des troubles psychiques liés au traumatisme de l’expérience du combat, relève The New York Times.

Selon une étude financée par le gouvernement américain, 11% des vétérans du Vietnam souffrent toujours de stress post-traumatique, avec des symptômes comme des cauchemars et flash back récurrents, ainsi qu’une anxiété paralysante. Un tiers souffre de dépression aiguë.

«Pour les vétérans qui souffrent de ces troubles, la guerre n’est toujours pas finie», résume le psychiatre William Schlenger, un des auteurs de  l’article.

Cette étude longitudinale a suivi plus de deux mille vétérans depuis les années 1980. Apres la guerre, environ 30% avaient des symptômes de stress post-traumatique. A la fin des années 1980, ils étaient encore 15% à être affectés.

Pour la majorité des vétérans interviewés, les symptômes étaient stables, mais pour 13% d’entre eux, ils allaient en empirant.

Ceux qui étaient affectés par ces troubles étaient deux fois plus susceptibles de mourir jeune que les autres.

«Si nous ne changeons pas d’approche, un grand nombre de vétérans vont souffrir de troubles de stress post-traumatique pendant toute leur vie», expliquait un des auteurs, qui est psychiatre à l’hôpital NYU Langone Medical Center.

Etant donné que près d’un tiers des soldats ayant combattu en Afghanistan et Irak souffrent aussi de cette condition, le ministère responsable des anciens combattants est inquiet de ces résultats qui indiquent la nature chronique de ces troubles.

La plupart des anciens combattants du Vietnam affectés étaient pourtant régulièrement suivis. Ce n’est donc pas le manque de prise en charge, mais plutôt l’inefficacité du traitement qui est en cause. 

Un autre problème se pose: comme le diagnostic de stress post-traumatique ne dépend presque que du récit fait par les patients, il est assez facile d’exagérer.

Il est donc probable que beaucoup d’anciens combattants mentent afin d’obtenir des allocations mensuelles versées par l’armée américaine. Le nombre de vétérans qui reçoivent de l’argent chaque mois pour cette raison a quintuplé depuis 2001.

Un psychologue et ancien soldat récemment interviewé par le Los Angeles Times estime que la moitié des patients qu’il évalue inventent des symptômes pour tenter d’obtenir des compensations financières.

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