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Comment utiliser votre chat pour hacker votre voisinage

Repéré par Mathieu Dejean, mis à jour le 08.08.2014 à 17 h 27

Repéré sur Wired

Anonymous cat mural. / Stephen S. Webster via Flick licence by

Anonymous cat mural. / Stephen S. Webster via Flick licence by

Vous ne le soupçonnez pas mais le chat qui traverse furtivement votre jardin ou qui vous contemple d’un air effarouché depuis le bord de votre fenêtre, et qui n’est pas la boule de poil en train de roupiller ostensiblement sur votre canapé, pourrait bien être le complice d'un hacker en plein travail, d'après Wired.

Le chercheur en sécurité américain Gene Bransfield a effectivement mis au point un collier qui transforme votre matou en un redoutable espion capable de repérer les brèches dans votre système informatique. Soit le parfait acolyte pour un pirate informatique.

Gene Bransfield a lui-même expérimenté son invention sur un siamois nommé Coco, qui appartient à la grand-mère octogénaire de sa femme, dans un quartier de Washington. Celui-ci, après une ronde de trois heures dans son quartier, a cartographié à son insu 23 bornes Wi-Fi, identifié quatre routeurs qui utilisaient un vieux protocole de sécurité facile à pénétrer, et quatre autres laissés complètement sans protection.

Mettre les pérégrinations et le dilettantisme d’un chat au service du piratage informatique n’est pas si compliqué. Dans le collier de Coco, ce chercheur geek a glissé une puce Spark Core, munie d’un micro-logiciel qu’il a lui-même codé, d’une carte Wi-Fi, d’un minuscule module GPS et d’une batterie. La panoplie complète nécessaire au repérage en toute discrétion des réseaux vulnérables aux intrusions intempestives d’un hacker armé des outils les plus rudimentaires. Le tout pour moins de 100 dollars.

Gene Bransfield présentera son invention lors d’une conférence à Las Vegas la semaine prochaine, qu’il a choisi d’intituler, pour le fun, «Comment armer vos animaux de compagnie», même s’il reconnaît que son collier ne représente a priori aucune menace substantielle.

Quoique.

«Mon intention n’était pas de montrer aux gens où ils pouvaient se connecter gratuitement sur un réseau Wi-Fi. J’ai doté un chat d’outils technologiques et je l’ai laissé vagabonder parce que l’idée m’amusait, explique-t-il à Wired. Mais le résultat de cette recherche de chat c’est qu’il y a beaucoup plus de bornes wifi ouvertes ou équipées de WEP [Wired Equivalent Privacy, un protocole de sécurité connu pour ses faiblesses, ndlr] dans le voisinage, qu’il ne devrait y en avoir en 2014.»

Seule faille du collier, sa batterie, d’une autonomie assez faible. Aussi le scientifique fut-il déçu lorsqu’il en équipa d’abord son chat Skitzy, et que celui-ci, fier comme Artaban, épuisa toute l’énergie du système d’espionnage assis sur le porche de son collègue.

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