Economie

Comment ne rien faire au travail en août?

Repéré par Mathieu Dejean, mis à jour le 05.08.2014 à 11 h 57

Repéré sur BBC

Noisy cicada, Male / LadyDragonflyCC via Flickr licence by

Noisy cicada, Male / LadyDragonflyCC via Flickr licence by

Votre lieu de travail vous semble subitement désert depuis le 1er août? Simultanément sur les réseaux sociaux vos «amis» postent des photos de leurs jambes bronzées au bord d’une piscine, un cocktail exotique à la main? La moindre des choses, pour vous venger d’être encore là, serait d'en faire le moins possible, sans prêter le flanc aux critiques en présence de votre boss (ou par anticipation de son retour). On a la solution.

Laisser négligemment traîner Le droit à la paresse de Paul Lafargue sur votre bureau ne vous sera d’aucune aide. Répondre obstinément «je préfèrerais ne pas» à chaque fois qu'on vous demande une petite mission supplémentaire, à la manière de Bartleby le scribe dans la nouvelle d'Herman Melville, non plus.

La journaliste à la BBC Lucy Kellaway a procédé à une observation quasi-ethnologique d’un de ses collègues qui n’en fait jamais plus que de nécessaire, et qui semble immunisé contre les heures supplémentaires. Comment fait-il?  

On aurait tort de croire que les spécialistes de l’oisiveté au travail sont des rebelles qui refusent d'effectuer les basses besognes. D’après la journaliste de la BBC, «ils évitent d'abord qu’on le leur demande».

D’où la première stratégie, qui consiste à être le moins de temps possible présent physiquement au bureau. Evitez d'être l'une des rares personnes présentes au moment où une petite tâche inopinée peut s'abattre sur vous et vous forcer à rester une heure de plus. C'est essentiel. Veillez cependant à ce qu’on ne puisse pas vous accuser d’absentéisme: à vous de juger du seuil d’acceptabilité de vos collègues et supérieurs hiérarchiques.

La seconde tactique consiste à avoir l'air effrayant. On ne demande jamais du travail supplémentaire aux gens qui font peur. Mieux que de feindre une mine patibulaire en permanence, alternez les humeurs, soyez tantôt taciturne, tantôt volubile. Vos collègues ne sauront plus prédire vos attitudes, ce qui a un effet dissuasif.  

Enfin, soyez un branque en matière de petites missions. Ratez-les méticuleusement. Montrez que vous avez de la bonne volonté, mais que vous êtes incompétent dès qu'il s'agit d'un devoir mineur. Faites des erreurs, rendez vos rapports ennuyeux en retard, donnez une allure décousue à vos exposés, etc. 

Attention cependant, avertit la BBC, cette tactique n’est envisageable que «si vous êtes vraiment considéré comme très bon pour les missions importantes». A vous de jouer.

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