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La dernière idée de la smart city: faire que votre fenêtre vous rapporte de l'argent

Repéré par Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 08.09.2014 à 10 h 08

Repéré sur City Lab / The Atlantic, French Morning

A New York, la vue depuis sa fenêtre peut procurer jusqu’à 50 dollars par mois.

Outils de bricoleur du dimanche qui prennent la poussière, véhicules qui restent au garage, appartements sous-utilisés, la tendance de l’économie numérique est à la rentabilisation de tous les gisements de valeur encore en sommeil. La start-up Placemeter, créée par deux Français, fait d’une pierre deux coups: elle vous propose de rentabiliser à la fois votre vieux smartphone rangé dans un tiroir et la vue depuis votre fenêtre.

Pour cela, raconte le site City Lab, il faut habiter à New York et avoir une fenêtre qui donne sur rue. Placemeter envoie alors aux usagers un kit pour transformer leur smartphone inutilisé en appareil photo afin de capturer des images de la rue.

L’idée est de se servir des données récupérées auprès de tous les habitants pour quantifier les flux de piétons et de véhicules en ville –la technologie de reconnaissance d’image utilisée étant capable d’identifier un piéton, une voiture ou une devanture de magasin. Plus votre capteur enverra d’images, plus vous serez payé: jusqu’à 50 dollars par mois, affirme le site de Placemeter.

A la croisée de deux secteurs sinon très porteurs, du moins très à la mode, la smart city et le big data, quelles seraient les applications pratiques d’un tel service?

Comme le précise City Lab, ces bénéfices pourraient concerner des institutions publiques chargées de la planification urbaine, comme des investisseurs privés qui chercheraient le meilleur emplacement pour implanter leur commerce. On imagine aussi que des données sur la fréquentation des espaces publics pourraient être utiles aux habitants qui hésiteraient sur l’heure idéale pour aller au parc, au restaurant, à la piscine, etc.

L'entreprise n'en est pas à ses balbutiements puisque, comme l'expliquait le site French Morning en 2012, elle a d'abord proposé aux boutiques un service de mesure en temps réel de l'occupation et de la fréquentation. Un service particulièrement adapté à New York, ville de la file d'attente: nous vous parlions récemment de ce New-Yorkais au chômage qui a lancé la «première solution de management de la file d'attente», c'est-à-dire qu'il fait la queue à votre place. Un business décidément porteur.

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