Santé

Première au CHU de Clermont-Ferrand: un bar à vins pour les patients en fin de vie

Temps de lecture : 2 min

Une nouvelle forme de soins palliatifs ou le droit de se faire plaisir.

Wine/ Geoffrey Fairchild via Flickr CCLicence By
Wine/ Geoffrey Fairchild via Flickr CCLicence By

Pour LePoint.fr c’est «une idée qui a de quoi surprendre». On pourrait aussi que cette idée n’ait pas émergé plus tôt. Résumons: le CHU de Clermont-Ferrand annonce l'ouverture, dès la rentrée, d'un «bar à vin» dans le service de «soins palliatifs». C’est une première. Cela se passe au CHU de Clermont-Ferrand et on la doit au Dr Virginie Guastella. Tout est raconté par le menu sur le site «L’actu des CHU».

L’affaire sera amplement commentée dans le milieu hospitalier. Le Dr Virginie Guastella, chef du service des soins palliatifs de l’hôpital auvergnat, s’en explique. «C’est une autre façon de penser le prendre soin de l’autre» répond-elle aux critiques. Le Dr Virginie Guastella est un cas: elle défend, pour ses patients, «le droit de se faire plaisir et de faire plaisir». Même en fin de vie. Surtout en fin de vie.

Mais nous sommes en milieu hospitalier. Et le médecin précise que la consommation, si elle «égaiera un quotidien souvent difficile», sera «médicalement encadrée». Elle ne précise pas encore quelles seront les modalités de cet encadrement. Le Dr Guastella rappelle aussi que les Français «entretiennent un rapport hédonique à la nourriture et au vin, synonymes de moments privilégiés de partage et de convivialité». Pourquoi dès lors leur refuser les plaisirs organoleptiques qu’ils ont connus tout au long de leur vie au moment même où ils la quittent? On pourrait élargir la question - et ouvrir à cette occasion le dossier de la qualité (généralement) détestable des mets hospitaliers et, plus encore, celle de l’insanité de leur présentation.

Partage: les proches pourront offrir dans l’enceinte hospitalière «des cadeaux de bouche dans un environnement propice à la détente et aux échanges... Grâce à des partenariats et à différentes formules de mécénat, l’équipe dispose désormais d’une cave où les bouteilles de bons vins, de champagne, whisky... sont conservées dans de bonnes conditions», précise-t-on. L’accès aux grands crus est à l’étude.

Les employés du centre de soins palliatifs de l'hôpital devraient ainsi être formés à cette nouvelle pratique par la socio-anthropologue Catherine Le Grand-Sébille, spécialiste de l’alimentation en milieu hospitalier. Mme Le Grand-Sébille développe depuis plusieurs années l’idée que boire du vin peut-être «bon jusqu’à la fin de la vie».

Jean-Yves Nau Journaliste

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