Culture

Notre guide des festivals moins chers

Ondine Benetier, mis à jour le 02.08.2014 à 17 h 02

Les festivals ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts, mais, crise oblige, les festivaliers ont aussi de moins en moins de budget pour y aller. On vous donne quelques conseils pour vous offrir un festival d’été en épargnant votre porte-monnaie.

Festival de Glastonbury en juin 2014. REUTERS/Cathal McNaughton

Festival de Glastonbury en juin 2014. REUTERS/Cathal McNaughton

A moins d’être Marcus Haney, un jeune Californien qui s’est tapé l’incruste gratos dans tous les plus grands festivals du monde et qui en a fait un documentaire (certains crient au fake) ou de passer par des moyens dangereux et illégaux qu’on ne vous conseille pas (escalade de barrière, tunnel sous la scène, échange de rein contre place de concert), il est difficile de se rendre à un festival sans un budget assez conséquent. Il existe pourtant quelques astuces pour alléger ses dépenses et même gagner un peu d’argent grâce aux festivals d’été qui rythment de façon agaçante les timelines et les comptes Instagram de vos copains.

Les festivals gratuits

Le plus évident, mais aussi celui qui fera le moins mal à votre porte-monnaie. Bonne nouvelle: le festival gratuit (ou en partie gratuit) n’est pas, contrairement à ce que l’on croit, synonyme de programmation au rabais. On peut tout à fait y voir de très bons groupes pour peanuts près de chez soi comme au festival Fnac Live sui accueille tous les mois de juillet sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris des artistes indés fort respectables ou à LaPlage du Glaz’art dont la programmation pointue est gratuite tout l’été.

Pour les autres, il faut se déplacer un peu plus loin, mais souvent, ces festivals sont judicieusement placés à proximité des lieux de vacances. Un coup de voiture ou de bus suffit alors à voir des groupes qu’on aime pour pas grand chose pendant ses vacances : Cheveu au Folk’n’Blues de Binic (c’est en Bretagne), Chassol au Cosmo Jazz festival de Chamonix, le Baleapop de Saint-Jean de Luz, Kavinsky au Festival de Carcassonne, Aloe Blacc et Nick Waterhouse au Alltech Music festival de Caen pour ne citer qu’eux. Bien sûr, on peut aussi aller voir Rage Against The Marmottes au Festi Musics de Termignon La Vanoise.

Le bénévolat

Action qui consiste à échanger sa force de travail contre un concert de MGMT. On peut, au mieux, être préposé à l’accueil des artistes ; au pire, à l’entretien des toilettes sèches ou à être l’une de ces pauvres mules à fût chargées d’alimenter le festivalier déjà ivre en bière pas fraiche. La bonne nouvelle, c’est que les heures de travail sont normalement limitées et que chaque bénévole dispose d’un peu de temps pour profiter des concerts dans des conditions souvent plus cool que la moyenne, le tout, logé (au camping certes, mais logé quand même).

Petite précision : on peut bien entendu faire du bénévolat en festival à tous les âges, mais mieux vaut tout de même être en-dessous de la barre des 25 ans si l’on compte revenir vivant.

Trouver un pass moins cher

On peut tout à fait se rendre au festival le jour même et tenter l’achat devant les barrières ou compter sur la chance et jouer à tous les concours de la terre pour gagner un pass pour le festival de son choix. Mais à moins d’être un sacré veinard, le plus simple reste encore de passer par des sites de reventes de pass comme passetonbillet.fr ou zepass.com qui, en plus, précisent l’économie réalisée par rapport au prix d’achat de base.

On y trouve par exemple des billets jour pour Rock en Seine à 35 euros au lieu de 49 ou des pass trois jours pour la Route du Rock à 75 euros au lieu de 84. Il n’y a pas de petites économies.

Y aller sans se ruiner

Là encore, on peut faire appel à tous les sites d’achat, de revente et de troc de billets de train pour éviter de dépenser son PEL sur le site de la SNCF. Autre solution : le covoiturage. Certains sites, partenaires officiels de festivals, facilitent la rencontre entre conducteurs disposant d’une voiture et âmes en peine voulant se rendre à leur festival préféré sans exploser leur bilan carbone annuel.

D’autres ont également des pages dédiées où chacun peut proposer son trajet en fonction de l’évènement. À l’instar du festival Cabaret Vert à Charleville-Mézières par exemple, une poignée de festivals organise même des aires provisoires de covoiturage dans les communes avoisinantes pendant la durée de l’événement pour partager les frais de son trajet - écolo et économique pour tout le monde.

Dernière solution : les pack pass + transport en bus collectif au départ de certaines villes de France, moins cher qu’un transport en solo, mais seulement mis en place par les plus gros festivals.

Et pour dormir?

Certains téméraires choisiront de ne pas dormir —respect. Si la perspective de passer trois jours éveillé ou d’aller faire du camping sur un terrain vague entouré de voisins amateurs de djembé et des toilettes collectives d’une propreté douteuse ne vous enchante pas, il y a évidemment la solution Airbnb et dérivé.

Moins cher que l’hôtel, plus sympa et pratique quand on se déplace à un festival en groupe. À l’inverse, quand on a la chance d’habiter à proximité d’un festival, on peut toujours proposer une chambre ou son logement entier à la location pendant sa durée (à condition de savoir soi-même où dormir) pour se payer son pass et des tournées aux copains.

On trouve par exemple, sur les sites de location saisonnière de particulier à particulier, des pages dédiées à certains festivals courus. Amis Parisiens, tenez-vous prêts : le camping de Rock en Seine est officiellement complet.

Sur place, la débrouille

Le principal problème du festivalier, c’est l’alcool. Où en trouver, mais surtout, comment ne pas dépenser des sommes astronomiques en bières et boissons enivrantes diverses et variées. Certains festivals échangent une pinte contre quelques dizaines de gobelets en plastique rapportés – c’était le cas à Dour cette année.

Même chose pour les verres consignés qui, si on se débrouille bien (= si on les dérobe à des personnes ivres), peuvent constituer un début de pactole pour s’alimenter en boissons chaque soir. En général, une Écocup = un euro. Si vous n’avez aucune patience et que vous vous êtes fait gauler votre Pom’Potes pleine de vodka par les vigiles de l’entrée, reste encore cette «astuce connu des jeunes», la bouteille planquée dans le sandwich pâté-cornichons, à vos risques et périls bien entendu. 

Ondine Benetier
Ondine Benetier (6 articles)
Rédactrice à la Blogothèque
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