Science & santé

Si vous ne dormez que 6 heures, c'est un peu comme si vous étiez ivre

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 31.07.2014 à 10 h 33

Repéré sur AsapSCIENCE, NCBI

Dormir six heures par nuit n’est pas suffisant pour bien se reposer. Selon une étude australienne, une personne qui dort six heures par nuit pendant deux semaines a les mêmes temps de réaction rallongés que quelqu’un qui a un gramme d’alcool par litre de sang, soit un taux d’alcoolémie considéré comme illégal au volant (en France, le seuil légal est de 0,5 grammes par litre).

Cette étude citée dans une vidéo du site AsapSCIENCE explique qu’«un manque modéré de sommeil produit une détérioration des performances cognitives et motrices qui est équivalente à celle observée dans l’état d’ébriété tel qu’il est défini par la loi».

En bref, si vous avez dormi six heures, c’est comme si vous étiez un peu ivre. Vos facultés cognitives ressembleront à celle de quelqu’un qui a bu à peu près quatre verres de vin.

Au cours des deux semaines d’étude, les chercheurs en psychologie ont observé un déclin quotidien des fonctions cérébrales chez les personnes dormant six heures.

Il est donc important de dormir sept à huit heures par nuit, sous peine d’accumuler une «dette de sommeil» qui détruit vos neurones.

Une étude dont nous vous avions parlé en mars 2014, a montré que des souris que l'on forçait à ne dormir que 4 à 5 heures par nuit perdaient en moyenne 25% de leurs cellules nerveuses.

La BBC expliquait:

«Selon les chercheurs, c’est la première fois que l'on prouve que le manque de sommeil peut conduire à une perte de cellules du cerveau

Et pas n’importe quelles cellules. Il s’agit en effet des neurones locus cœuruleus (LC), précisait Medical Xpress. Leur disparition accélèrerait par exemple le développement de maladies comme Alzheimer ou Parkinson.

«Le manque de sommeil sur une durée prolongée est lié aux dommages, ou à la perte, de neurones essentiels pour la vivacité et pour des capacités cognitives optimales, les neurones locus cœuruleus.»

Le problème, c’est que sur le long terme, les personnes chroniquement fatiguées ne se rendent plus compte de la détérioration de leurs capacités.

Il y a certes quelques individus qui résistent mieux au manque de sommeil grâce à certaines mutations génétiques, mais c’est un cercle très restreint qui ne représente qu’environ 1% à 3% de la population. Pour les autres, il faut au moins sept heures.

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