Sports

Aux Etats-Unis, les terrains de basket de rue sont en train de mourir

Temps de lecture : 2 min

Not All Tall People Play Ball / Keoni Cabral via Flickr licence by
Not All Tall People Play Ball / Keoni Cabral via Flickr licence by

Des dizaines de légendes du basketball ont commencé leurs carrières sur des terrains de rue, dans leurs quartiers respectifs aux Etats-Unis. C’est sur le bitume du mythique terrain de Rucker Park, le «jardin d’Harlem», que des stars telles que Julius Erving, Stephon Marbury et Rafer Alston (pour ne citer qu’eux) ont fait leurs preuves et cultivé leur style, attirant des foules de spectateurs obligés de s’assoir sur les toits, ou de se hisser sur des branches pour avoir une vue dégagée sur le match.

Aujourd’hui pourtant, à en croire ESPN, Rucker Park a changé.

Comme l’ensemble des terrains de basket en plein air aux Etats-Unis, il est déserté. On le prend en photo, comme une antiquité. «Le basketball de plein air, du moins comme on le connaissait, est en train de mourir», constate ESPN, qui le prouve par une série de reportages à New York, Los Angeles, Chicago, Louisville, Philadelphie et Washington.

Pourquoi la vie a-t-elle subitement quitté ces terrains de basket? A cette énigme, ESPN apporte une réponse –les joueurs de basket ne jouent plus qu’en salles–, et plusieurs raisons.

Les joueurs sont en quête de célébrité, et c’est en salle qu’elle est à portée de panier. Les plus jeunes cherchent à obtenir des bourses d’études de sport, et c’est encore en salle que l’AAU (Amateur Athletic Union) organise ses tournois. La NBA (National Basketball Association) et la NCAA (National Collegiate Athletic Association) font appliquer des règles strictes qui délimitent les endroits où les joueurs professionnels sont autorisés à jouer hors-saison. Le basket en salle permet aussi d’éviter des effusions de violence qui peuvent devenir incontrôlables en extérieur. Et les joueurs professionnels ont tendance à redouter le béton: «La peur de se blesser, de manquer des matchs et de perdre de l’argent» a donc eu raison des terrains de plein air.

Enfin, les attentes du public ont également changées: «A une époque où chaque match de la NBA ou d’université est virtuellement retransmis à la télévision, où les joueurs sont des marques autant que des personnes, les gens ne sortent pas, sauf s’ils estiment que cela en vaut la peine», conclut ESPN.

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