Monde / Égalités

La carte des excisions en Afrique et au Moyen-Orient

Temps de lecture : 2 min

Détail de la carte de The Economist

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a publié mardi 22 juillet de nouveaux chiffres sur le mariage forcé de femmes encore enfants et l'excision dans le monde. La bonne nouvelle, comme le souligne The Economist, est que la part des jeunes filles qui sont soumises à des mutilations génitales féminines dans le monde a diminué d'un tiers en trois décennies. Mais il y a une mauvaise nouvelle, poursuit l'hebdomadaire britannique:

«Voici la tragédie: sept filles se font encore couper ou mutiler les parties génitales chaque minute dans le monde. Et la vitesse à laquelle la pratique décline n'est pas suffisante pour contrebalancer l'augmentation de la population. Si cette diminution ne s'accélère pas, le nombre de victimes va passer de 3,6 millions par an aujourd'hui à 4,1 million en 2035.»

RFI prend l'exemple du Sénégal, où l'excision est interdite depuis 1999 mais où il est encore difficile de faire respecter la loi. Le taux actuel «dans des régions à forte prévalence comme Kolda et Tambacounda» est passé «de 94% à 87%».

The Economist a mis au point la carte ci-dessus qui permet de se rendre compte de l'étendue de la pratique dans certains pays d'Afrique et du Moyen-Orient comme le Soudan, l'Egypte ou le Mali, où elle concerne plus de 80% des femmes.

Du côté des mariages forcés, la situation n'est pas franchement meilleure: plus de 700 millions de femmes ont été mariées pendant leur enfance dans le monde, et plus d'un tiers d'entre elles (soit quelque 250 millions) l'ont été avant l'âge de 15 ans.

«La vie future d'une enfant mariée a de bonnes chances d'être pauvre et socialement isolée, explique The Economist. La scolarisation sera sans doute laissée de côté.»

Coïncidence ou non, quelques jours à peine après la publication des chiffres de l'Unicef, une rumeur se propageait jusqu'à être prise au sérieux par l'ONU selon laquelle l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) aurait pris un décret exigeant que toutes les femmes âgées entre 11 ans et 46 ans, résidentes sur le territoire contrôlé par EIIL subissent une mutilation de leurs organes génitaux. C'était un faux.

Slate.fr

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