Peut-on contrôler ses rêves?
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Malheureusement, ces conversations sont à sens unique. Je fais partie de ceux qui ne se souviennent presque jamais de leurs rêves. Je sais que je rêve, car le réveil m'arrache souvent à des histoires hautes en couleur, mais dès que je pose le pied par terre, ppffttt, plus de trace. Un jour, j'en ai eu assez d'être à la traîne et d'ignorer ce qu'il se tramait dans ma tête chaque nuit.
Internet m'a d'abord laissé sur ma faim. Il existe bien une pilule qui dope la mémoire des rêves, mais elle inspire autant confiance que ces «stimulants naturels de virilité» dont les offres emplissent mon dossier spams. J'ai été plus tenté par les radios-réveils progressifs, qui gagnent progressivement en intensité sonore et lumineuse afin d'assurer un réveil en douceur en une demi-heure. Il paraît qu'avec ça, on se souvient mieux de ses rêves que quand on est tiré de sa nuit par la musique agressive d'un iPhone. Mais à 50 euros l'accessoire, j'ai renoncé à cette idée.
D'autant que, comme il m'arrive souvent, je me suis vite détourné de mon objectif initial pour en poursuivre un bien plus retors et ambitieux: rêver en état de lucidité, à savoir, faire surgir la conscience dans mes rêves de manière à en «diriger» le scénario. Imaginez un peu! De nombreux rêveurs lucides ont raconté pouvoir voler à volonté; d'autres décrivent une sensation d'euphorie et de bien-être. Une femme a affirmé que son premier rêve lucide lui avait procuré «la sensation délicieuse [et de plus en plus forte] de se fondre dans les couleurs et la lumière, avec un finale digne du meilleur orgasme.» Il fallait absolument que j'essaie !
Ces témoignages sont issus de l'ouvrage de Stephen LaBerge et Howard Rheingold, paru en 1990, Exploring the World of Lucid Dreaming, que j'ai déniché au rayon «bien-être» de ma librairie. Aidé de ce livre et de quelques sites utiles, j'ai mis au point un programme en trois temps pour décrocher ma maîtrise ès rêves. Mon but ultime: voler en rêve selon mon bon vouloir. Quoique, après tout, pourquoi s'arrêter là? Pourquoi ne pas s'offrir un vol pour Gyzeh l'égyptienne, taper quelques balles de tennis contre les pyramides, s'ouvrir un bon Château Lafite et se faire un motocross dans les dunes le long du Nil?
L'incroyable de la chose m'a frappé, j'en conviens. C'est pourquoi j'ai contacté Jerome Siegel, directeur du Centre de recherche sur le sommeil à l'université de Californie-Los Angeles (UCLA) et spécialiste du sommeil paradoxal, pour m'assurer que je ne m'embarquais pas dans une chasse aux moulins à vent. Siegel m'a confirmé que, s'il n'avait personnellement jamais fait l'expérience d'un rêve lucide, il n'y voyait rien d'impossible: «On peut rêver éveillé. Pourquoi ne pourrait-on pas s'éveiller dans ses rêves?» Il ne m'en fallait pas plus pour me convaincre.
Étape numéro 1: tenir un journal de bord onirique.
Tout d'abord, je devais atteindre mon objectif de départ, c'est-à-dire, me rappeler mes rêves. Faute de quoi, comment pouvais-je savoir si mes rêves étaient lucides ou non? (En outre, repérer ses songes récurrents aide à affûter sa lucidité - j'y reviendrai plus tard.) Mes différentes lectures m'ont appris que je pouvais sauter la case pilules et gadgets onéreux, et me contenter d'un simple carnet de notes à portée d'oreiller. Le secret, ai-je découvert, est de coucher ses rêves sur le papier dès qu'on ouvre l'œil, avant que les interrogations existentielles du matin («Thé ou de café?», «Va-t-on remarquer que je porte la même chemise deux jours de suite?») ne dissipent les fragiles souvenirs oniriques.
Et figurez-vous que ça marche! En quelques semaines, j'ai pu noter une dizaine de mes rêves, soit plus qu'il n'en fallait pour avoir mon heure de gloire lors des sessions d'interprétation du petit-déjeuner. Bien vite, j'ai donc pu passer à l'étape suivante.
Étape numéro 2: identifier les marqueurs de rêve et effectuer des tests de réalité .
C'est là que les choses se corsent. En théorie, pour apprendre à faire entrer la conscience dans les songes, il faut prendre l'habitude de se demander si l'on est en état de veille ou de sommeil. Les premières fois, on se sent bête: on le sait, quand on est réveillé. Mais le but est que cette question devienne un réflexe, notamment dans les situations absurdes ou surréalistes, dont les rêves sont friands. (À cet égard, le métro est un terrain d'expérience particulièrement fertile.) À force, la question est censée se poser quand on dort, et paf, la conscience fait son incursion dans les rêves, nous laissant libre de coucher avec des super modèles, d'envoyer un pain à son patron, de manger une énorme pizza... Les possibilités sont infinies.
Les tests de réalité les plus répandus sont: éteindre et allumer la lumière (il semble que dans les rêves, la lumière artificielle n'existe pas); fixer des yeux des lettres ou des chiffres, détourner les yeux et regarder à nouveau (dans un rêve, les lettres et les chiffres auront changé); ou encore se pincer. Pour ma part, j'ai choisi le test le plus discret: regarder attentivement sa main. Selon le mode d'emploi remarquablement détaillé de WikiHow, une main onirique soigneusement observée se doit de comporter moins ou plus de cinq doigts. Un peu flippant, certes, mais au moins, on peut réaliser ce test dans le métro ou en réunion sans risque de passer pour un malade.
Pendant l'acquisition de ce réflexe, j'ai également entrepris d'identifier mes «marqueurs de rêve», soit les situations ou les décors récurrents auxquels il me fallait prêter particulièrement attention en phase d'éveil. Par exemple, si l'on rêve souvent d'ascenseur, il faut effectuer un test de réalité à chaque fois que l'on se trouve, éveillé, dans un ascenseur, ce afin d'augmenter ses chances de faire la même chose quand ce marqueur apparaît dans un rêve.
Au départ, mes songes offraient peu de traits récurrents, si ce n'est une foultitude déprimante de références à la culture populaire. (Dans le premier rêve que j'ai noté, je me trouvais en colonie de vacances dans un vaisseau sorti tout droit de Star Trek; dans un autre, je me rendais compte, en observant une photo d'Elvis, que sa banane mythique était une perruque! J'ai cependant fini par localiser un marqueur onirique bien précis: le peignoir de bain. J'ai en effet rêvé plus d'une fois que je me trouvais en public vêtu d'un seul peignoir, variante du classique de l'angoisse où l'on se retrouve nu dans la cour d'école. Mais ne nous arrêtons pas trop sur l'interprétation de ce rêve, et passons à la dernière étape, qui est aussi la plus difficile.
Étape numéro 3: répartir son sommeil.
Le premier mois de mon programme, tout se déroulait comme prévu; je notais consciencieusement mes rêves et effectuais régulièrement mes tests de réalité. Mais pas une once de lucidité en vue. Au fil des semaines, ma résolution a commencé à mollir. J'ai eu beaucoup de travail, j'ai noté mes rêves de moins en moins consciencieusement, j'ai oublié de faire mes tests de réalité, bref, j'ai laissé la porte ouverte à la frustration. Le rêve lucide semblait destiné à rejoindre le cimetière de mes ambitions perdues, près du thérémine que je comptais construire après le lycée, du roman que je comptais écrire après l'université et du seuil des cent pompes que je comptais essayer d'atteindre quelques mois auparavant.
Et puis, avouons-le, je rechignais devant l'étape numéro 3. Selon LaBerge et Rheingold, la méthode la plus efficace pour parvenir au rêve lucide repose sur la «répartition» du sommeil. Le principe est le suivant: on règle son réveil deux heures plus tôt que la normale, on «vaque à ses occupations» et on retourne dormir pendant au moins deux heures. Cette dernière phase de sommeil paradoxal est particulièrement riche en activité onirique. Le professeur Siegel m'a confirmé que la méthode pouvait produire ses effets, les derniers rêves du matin étant connus pour être les plus longs et les plus intenses.
Mes amis, quel calvaire! Un mardi soir, armé de ma motivation reconquise, j'ai réglé mon réveil à 4 heures du matin (outch). Le lendemain matin, après une demi-heure de lutte avec le bouton snooze, je me suis traîné hors de ma couette pour errer dans la maison endormie. Sans mes deux tasses de café rituelles, qui pensais-je, risquaient de m'empêcher de me rendormir, je suis tout juste parvenu à fixer le mur, décharger une moitié de lave-vaisselle et surfer sans but sur Internet.
À 6 heures, j'ai retrouvé mon lit avec volupté. Et je me suis réveillé à 8 heures avec l'agréable impression d'avoir fait la grasse matinée. Si je parvenais à travailler durant ces deux heures d'interruption de sommeil, je pourrais peut-être m'y faire: ce rythme allie les heures productives du matin au bonheur de dormir tard. Mais s'extirper de son lit deux fois dans la même matinée, c'est vraiment trop dur. (Sans compter que j'arriverais tous les jours 20 minutes en retard au travail.) Quant aux rêves, s'il est vrai que j'ai eu le sentiment d'en faire plus pendant mes deux heures de sommeil décalé, hélas! aucun n'a été lucide.
Les deux matins suivants, j'ai essayé, sans succès, de me lever à nouveau à 4 heures. J'ai donc attendu le week-end et sa souplesse d'horaires pour retenter l'expérience. Le dimanche matin, je me suis levé à 6 heures, j'ai lu un peu, fait un brin de ménage, puis j'ai consacré quelques minutes, sous les conseils de LaBerge et Rheingold, à m'imaginer en train de faire un rêve lucide. Les yeux clos, je me suis ainsi projeté marchant sur le dossier d'une chaise et, au lieu de retomber de l'autre côté, restant suspendu dans les airs, comme l'as de la lévitation David Blaine.
À 8 heures, j'ai rampé jusqu'à mon lit. Comme la première fois, cette phase de sommeil décalé a été foisonnante de songes. Dans l'un d'eux, je me dirigeais vers l'entrée d'un vieil immeuble, mais je ne pouvais pas passer, car la porte était bloquée par un couple très affairé à se peloter. Pardon. Je me rendais donc à l'immeuble d'à côté - qui, cette fois, était bien le mien - mais alors que j'allais entrer, un homme très grand me prenait par l'épaule et me faisait tourner sur moi-même. Derrière lui se trouvait un autre homme, encore plus grand. Ils voulaient me parler pour je ne sais plus quelle raison. Mais au lieu d'être menaçants, ces deux hommes paraissaient idiots. Tellement idiots que cela a fini par déclencher mon test-réflexe de réalité. Je n'ai pas eu besoin de vérifier ma main, je savais que je rêvais. Enfin ! J'ai regardé le grand type en face de moi et je me suis dit : «C'est le moment ou jamais! Vole!» Et c'est arrivé. J'ai doucement décollé du sol et je me suis retrouvé face aux épaules du géant, puis face à son visage, puis carrément au-dessus de lui. Gagné par un vertige euphorisant, je suis monté dans le ciel de plus en plus vite, laissant la terre ferme disparaître sous mes pieds.
Et puis je me suis réveillé. J'ai essayé de me rendormir, de retourner à mon rêve, mais impossible. Je me sentais très bien. Je peux à présent témoigner que rêver à l'état lucide est possible, même si ce n'est pas exactement ce que j'imaginais. J'ai pu me déplacer comme je voulais, et même prendre mon envol facilement, voire naturellement, mais je n'aurais pas pu m'incruster tout à trac à la finale du Super Bowl pour marquer le point décisif, ou voler une voiture pour aller faire une virée le long de la côte. C'était un sentiment assez diffus, plus proche d'une «sortie hors du corps» que d'une réalité virtuelle télécommandée.
Cela étant, je ne suis qu'un amateur. J'ai eu beau espéré, je n'ai pas connu d'autres rêves lucides depuis. Mais c'est en grande partie ma faute: je n'ai pas réussi à me tirer du lit assez tôt pour renouveler l'expérience dans des conditions optimales. Et honnêtement, je ne pense pas que cela en vaille la peine. Le rêve lucide est une belle expérience, qui devient certainement de plus en plus enrichissante avec le temps. Mais ça ne vaut pas le coup de bouleverser toute sa vie.
Après mon rêve lucide express, j'ai téléchargé le nouvel album de Bob Dylan. Dans la chanson "I Feel a Change Comin' On", l'artiste résume bien ce que je ressens après cette aventure :
«Well now, what's the use in dreamin?
You got better things to do.
Dreams never did work for me anyway.
Even when they did come true. [À quoi sert-il de rêver? Il y a mieux pour s'occuper. Les rêves et moi, ça n'a jamais collé. Même quand ils devenaient réalité]
Mason Currey, rédacteur en chef Web du magazine Metropolis.
Article traduit par Chloé Leleu
Image de Une: Reuters
Mis à jour le 10/08/2009 à 16h31













































Bonjour, je tenais absolument à réagir à cet article parce que je le trouve passionnant, et surtout je ressens maintenant le besoin de retrouver ce qui m'était si familier auparavant.
En effet, je vois que ce que je vivais est catalogué comme "rêve lucide", et que ça ressemble à une discipline à part entière ! Je vais donc m'y remettre !
J'encourage vivement les lecteurs de cet article à tenter l'expérience, qui est une véritable fenêtre ouverte sur un pan méconnu de notre esprit.
Je me souviendrai toute ma vie de la première fois où j'ai pris le contrôle d'un rêve : j'étais poursuivi par une foule dans une vieille ville, et j'ai pris conscience que je rêvais. J'ai alors rassemblé toute ma conscience pour m'envoler et échapper ainsi à mes poursuivants.
Depuis ce moment, les exemples se sont multipliés : je pouvais me téléporter, faire apparaitre la personne de mon choix, plier mon rêve à ma volonté (remodeler complètement la scène par exemple).
Mais l'on peut pousser cet exercice plus loin, en mettant en scène volontairement un problème qui nous tracasse au quotidien, afin d'essayer d'en trouver la solution. Le cerveau fonctionnant différemment en état de sommeil paradoxal, des solutions originales peuvent nous apparaitre.
Bref, bravo à l'auteur de l'article, et mes encouragements à ceux qui tenteront l'expérience !
Mon premier rêve lucide, je l'ai fait enfant. Je voulais vérifier si le dicton "pince-moi je rêve" était fondé. J'ai donc pensé à ça très fort avant de m'endormir. Une fois dans mon rêve, je m'en suis souvenu, et me suis réveillé en train de me pincer le bras. Depuis, j'en fait régulièrement. Sans effort particulier. Au fur et à mesure, la qualité du "contrôle" devient meilleure. Au départ, comme tout le monde, une simple prise de conscience à l'intérieur du rêve. "Je suis en train de rêver, je peux faire ce que je veux". J'ai remarqué que s'octroyer des pouvoirs spéciaux n'était qu'un trait de ce contrôle. Forcément, c'est le premier auquel on pense quand on se retrouve dans ce genre de situation. Mais ce qu'il y a de récurrent, c'est la possibilité de modifier le scénario. On ne subit plus le rêve, on le change consciemment.
Aujourd'hui, mes rêves conscients ressemblent à un film que je serais en train d'écrire et de tourner en même temps. Les scénarios gagnent en finesse (fini le temps des effets spéciaux je vole, je lance du feu, je t'en mets plein la vue). Si une tournure ne me plaît pas, je reviens en arrière, et trouve une autre suite à l'histoire. J'émets des jugements conscients sur mon rêve. "Nan, là ça devient n'importe quoi, c'est trop gros. Oui, c'est mieux comme ça." Et je me réveille systématiquement quand je sens l'histoire finie. Une autre caractéristique du rêve conscient, c'est qu'on décide quand il est temps de se réveiller. Du moins, la plupart du temps. Le dernier que j'ai fait remonte à un mois environ. Je revenais d'un festival de 4 jours, exténué. J'ai fait un rêve conscient, mais impossible d'arrêter de rêver, sûrement à cause de la fatigue. Chaque fois, j'avais l'impression de me lever, mais un détail onirique me faisait prendre conscience que j'étais toujours dans le rêve. Par exemple, une fois devant le miroir, je voyais mon reflet se tourner dans l'autre sens. Retour à la case départ. Après trois quatre tentatives infructueuses de se réveiller, on panique complètement. D'autres fois, l'impossibilité de se réveiller après un rêve conscient se manifestait dans la sensation d'avoir les paupières extrêmement lourdes, et de ne pouvoir ouvrir les yeux.
Le rêve conscient améliore la qualité des histoires oniriques, mais quand le contrôle du réveil nous échappe, ils prennent une tournure nettement plus angoissante. La désagréable impression d'être coincé à jamais dans son sommeil.
Très bon article !
Comme la petite amie de l'auteur, je me souviens très facilement de mes rêves ; simplement comme ils ne sont pas tous très intéressants, je ne cherche pas à les retenir une fois sortie du lit, et ils disparaissent naturellement. Cette nuit, par contre, mon rêve était fabuleux, et quand je me suis réveillée, je n'ai eu de cesse de le revisionner, voir de lui inventer des suites dans ma tête. Du coup je m'en souviendrais toujours. Comme de tous les nombreux rêves qui m'ont marquées depuis toute petite (j'ai 35 ans). Il y a même des périodes de ma vie (enfance - adolescence) où je me souviens plus de mes rêves que de ma "vraie vie".
Mon premier rêve lucide a eu lieu vers les 10 ans. Depuis un moment, je faisais un cauchemar régulier : un cadavre me poursuivait dans un train, c'est-à-dire que j'étais assise dans un compartiment et le type à côté de moi tombait systématiquement sur moi car il était mort. Quand je changeais de compartiment, il était toujours là. Un peu comme le cadavre dans l'armoire du film "L'Auberge rouge" avec Fernandel, ou celui du film "Jo" avec De Funès (j'avais vu ces 2 films à la télé à cette époque-là, d'ailleurs). Et donc une nuit, je rêvais encore de ça lorsque j'ai réalisé (comment ? je ne sais pas) que je rêvais et qu'il fallait que ce scénario s'arrête. J'ai donc imposé ma volonté au scénario en cours, le cadavre a disparu et par la suite je n'ai jamais refait ce cauchemar. Le passage en rêve lucide a permis d'arrêter le cycle.
J'ai fait de nombreux rêves lucides depuis, c'est à chaque fois comme une nouvelle aventure. Une fois j'étais dans un couloir avec plein de portes. Je ne savais pas laquelle ouvrir. J'ai réalisé que je rêvais et je me suis dit "peu importe, tu as le temps d'ouvrir toutes les portes, tu es dans ton rêve" ; ce que j'ai fait. Une autre fois, je rêvais que je possédais un coffre rempli de bijoux et pierres précieuses, et à chaque fois que j'allais l'ouvrir, je me concentrais pour que le nombre de bijoux augmente, et cela arrivait. J'ai également volé (un grand classique !), ou plus exactement flotté, car dans mes rêves je ne ressemble pas à Superman qui zigzague entre les buildings, mais plutôt à quelqu'un qui flotte à hauteur de 2 ou 3 mètres (je peux aller plus haut si je veux mais il faut que je me concentre beaucoup).
L'avantage du rêve lucide est de pouvoir améliorer le scénario en cours. On peut rétablir une situation qui devient angoissante (début de cauchemar). On peut étendre les effets du rêve en cours : par exemple si on conduit une voiture, on la transforme en Lamborghini ; si on flirte avec quelqu'un, on le fait devenir Sean Connery époque James Bond (j'ai testé plusieurs fois, excellent !).
Je n'ai pas eu d'expérience de perte du contrôle du réveil à la suite d'un rêve conscient. Au contraire, je me réveille souvent brusquement, alors que j'aurais bien aimé continuer :-)
Mes meilleurs rêves se produisent entre 4 et 7 heures du matin, souvent après un premier réveil à 3 ou 4 heures. Il m'est même arrivé de rêver au cours d'une sieste d'une heure. Par contre quand mon sommeil est de plomb (7 ou 8 heures d'affilée) je rêve très peu et les rêves sont inintéressants (comme une succession de court-métrages surréalistes sans queue ni tête).
Pour finir j'ai remarqué que j'arrivais à reprendre le cours d'un rêve si je me réveillais dans la nuit. C'était par exemple le cas de cette nuit, donc, où mon rêve était particulièrement bien (je rencontrais un de mes personnages de comics américains préféré, dans un univers à la Blade Runner). Je me suis réveillée vers 4 heures du mat, je n'ai cessé de penser à ce rêve, puis je me suis rendormie et le rêve a repris, avec une coupure comme s'il s'était passé 7 ou 8 mois de déroulement de l'histoire entre-temps. En plus j'étais devenue la petite amie du héros, ce qui correspondait à mes voeux avant de me rendormir !
Excellent article et sur un thème très original de surcroit. Juste pour rappeler qu'un fameux cinéaste avait l'habitude - et pour cause - de dessiner ses rêves au réveil : Fellini.
dixit l'article , j'utilise la "sonette" : pour aussi étrange que cela puisse paraître, ce n'est pas si agressif que cela, bien au contraire. Essayez !