Sports

Comment Wimbledon a découvert que son livre officiel était plein de plagiats, et a continué à le vendre

Ben Rothenberg, traduit par Jean-Clément Nau, mis à jour le 29.07.2014 à 16 h 33

Le All England Club a découvert que son almanach était rempli de textes plagiés.

Roger Federer après sa victoire face à Andy Murray en finale de Wimbledon le 8 juillet 2012, REUTERS/Toby Melville

Roger Federer après sa victoire face à Andy Murray en finale de Wimbledon le 8 juillet 2012, REUTERS/Toby Melville

La boutique de souvenirs de Wimbledon se trouve au dessus du musée souterrain consacré au célèbre tournoi. On y vend des serviettes de toilette, des polos, et même des boucles d’oreilles en forme de fraise.

La boutique propose également un almanach, l’Official Wimbledon Annual. Sur la couverture de l’édition 2013, qui réunit des photos et des articles consacrés au tournoi de cette année, on peut voir Andy Murray embrasser le trophée.

La boutique en ligne de Wimbledon vante les mérites de l’ouvrage en ces termes:

«Raconté par Neil Harman, journaliste primé, ce compte-rendu officiel comprend 160 pages pleines de souvenirs, de moments forts au jour le jour, d’interviews de joueurs, avec les tableaux complets et des articles sur les histoires qui ont rendu ces fameux quinze jours si marquants».

Le livre retiré des mois trop tard

A la fin du tournoi de cette année (du 23 juin au 6 juillet), l’almanach 2013 était retiré des rayons de la boutique de Wimbledon, ainsi que de son magasin en ligne. Il aurait dû être retiré de la vente bien avant cette date.

Selon les révélations récentes du magazine britannique Private Eye, des employés de Wimbledon savaient depuis plusieurs mois qu’une large part de cet ouvrage était le fruit de plagiats commis par l’auteur, Neil Harman. L’ouvrage resta pourtant sur les étagères jusqu’à la fin du tournoi 2014 – et jusqu’à ce qu’un des auteurs plagiés demande des comptes au All England Club.

Neil Harman, qui assurait la rédaction de l’almanach pour la dixième année consécutive, n’a pas été reconduit pour l’édition 2014. On lui a néanmoins confié un article consacré à Andy Murray, article destiné au programme du tournoi.

Wimbledon lui a en outre permis de conserver ses passe-droits, et l’a convié à un évènement privé, le dîner des Champions du tournoi. Par ailleurs, le club n’a pas cherché à joindre les auteurs qu’il savait victimes de plagiat pour les tenir informés de cette découverte.

Le vénérable Neil Harman

Une personnalité de premier plan chez les journalistes spécialistes du tennis

 

Neil Harman est correspondant pour le quotidien londonien The Times. C’est une personnalité de premier plan chez les journalistes spécialistes du tennis; il a coécrit un ouvrage avec Andy Murray, et a été président de l’International Tennis Writers Association.

Au printemps dernier, les responsables de Wimbledon ont demandé à le rencontrer. Le All England Club avait appris que l’ouvrage était en grande partie composé d’écrits provenant d’autres sources (écrits qui n’étaient pas attribués à leurs auteurs d’origine), et avait entrepris de vérifier la véracité de cette accusation.

Wimbledon a trouvé plusieurs exemples de plagiat caractérisé. Prenons le passage suivant, rédigé par Jon Wertheim pour le magazine américain Sports Illustrated ; il concerne le match de quart de finale opposant Marion Bartoli à Sloane Stephens:

«Pendant le second set, Bartoli s’est comfortée [sic] comme une joueuse chevronnée forte de douze ans d’expérience; elle s’en tient à sa routine habituelle – aussi excentrique soit-elle – entre chaque point, trahissant assez peu d’émotions. Stephen était dans son rôle: une sophomore de vingt ans. Elle roule les yeux entre chaque occasion manquée, prend des risques démesurés. Lorsqu’elle se rapproche du filet, on dirait presque que c’est sous la contrainte. Après s’être laissée distancer (3-5), Stephens est revenue au score, s’attirant ainsi les acclamations de la foule. Elle a bénéficié de nombreuses occasions de renverser le match. Coups droits trop longs, revers enroulés trop larges, premiers services dans le filet. Victoire de Bartoli, 6-4, 7-5.»

A la page 87 de l’almanach 2013 de Wimbledon, on peut trouver ce passage, qui n’est attribué à personne:

«Pendant le second set, Bartoli s’est comfortée [sic] comme une joueuse chevronnée forte de douze ans d’expérience ; elle s’en est tenue à sa routine habituelle – aussi excentrique soit-elle – entre chaque point, trahissant assez peu d’émotions. Stephen était dans son rôle : une apprentie-joueuse de vingt ans. Elle roule les yeux entre chaque occasion manquée, prend des risques démesurés. Lorsqu’elle se rapproche du filet, c’est à petits pas, comme si elle manquait de confiance en elle. Après s’être laissée distancer (3-5), Stephens est revenue au score, s’attirant ainsi les acclamations de la foule. Elle a bénéficié de nombreuses occasions de renverser le match. Il n’en fut rien: coups droits trop longs, revers enroulés trop larges, premiers services dans le filet. Victoire de Bartoli, 6-4, 7-5.»

Les deux paragraphes sont presque identiques, à l’exception de l’américanisme «sophomore», qui a été remplacé par «apprentie-joueuse» dans la version d’Harman. On remarque que la coquille de Wertheim, «comfortée» (en lieu et place de «comportée») n’a pas été corrigée.

52 exemples de plagiat

C’est loin d’être le seul exemple. Dans ma critique de l’édition 2013, j’ai repéré quatorze longs passages récupérés sans être attribués à leurs auteurs. En passant en revue les almanachs des deux années précédentes, j’ai repéré au moins huit cas de plagiat évident dans l’édition 2012 et 30 (!) dans l’édition 2011, soit au moins 52 cas en trois ouvrages. Et je ne me suis pas encore penché sur les éditions 2004-2010.

Sur ces 52 exemples, 28 passages plagiés viennent des colonnes du Guardian. Six proviennent du New York Times, cinq de The Times ou du Sunday Times, quatre de Sports Illustrated, quatre du Telegraph, quatre de The Independent, et un du New York Daily News. Harman a également puisé dans ses propres articles à deux reprises; je n’ai pas comptabilisé ces derniers cas parmi mes 52 exemples de plagiat.

Certains de ces exemples sont courts (une simple phrase), mais la majorité d’entre eux font plusieurs paragraphes, non sourcés dans la plupart des cas. Voici un autre exemple de 2013. Barney Ronay, du Guardian, à propos de la victoire de Sergiy Stakhovsky sur Roger Federer :

«Stakhovsky a perdu le premier set sur un tie-break, mais une heure et demie plus tard, il remportait le quatrième avec fougue, chargeant encore et toujours le filet sur ses jambes dégingandées et maigrelettes, qui semblaient inépuisables. A la fin, il est tombé à la renverse dans l’herbe; une dernière chute pour achever cette journée. Lorsque le public du court central s’est levé, ce fut pour applaudir un exploit retentissant, mais aussi et surtout une performance aussi brillante qu’inattendue.

 

Après le match, Stakhovsky réprimait sa joie à grand peine. "Battre Roger sur ce court, où il est une légende vivante, c’est une étape importante dans ma carrière", a-t-il dit. "Lorsque vous arrivez ici, vous voyez immédiatement Roger Federer sur la couverture du livre de Wimbledon. Vous jouez l’homme et vous jouez la légende qui le suit; il a remporté sept victoires. Vous jouez deux adversaires. Lorsque vous être en train d’en battre un, l’autre fait encore pression sur vous. Vous n’arrêtez pas de vous demander: ‘est-ce que je suis vraiment en train de le battre?'".

 

Tout avait pourtant si bien commencé pour Federer, qui est entré sur le court en recevant l’accueil habituel du champion: des spectateurs applaudissent et lancent des cris enthousiastes, d’autres soupirent et se pâment d’admiration face à ce bon vieux génie de la balle jaune, qui s’avance tranquillement dans sa tenue sur mesure pour affronter un joueur qui n’était jusqu’ici jamais parvenu à battre un adversaire issu du top-10.»

Voici ce que Harman a écrit:

«Mais une heure et demie plus tard, il remportait le quatrième avec fougue, chargeant encore et toujours le filet sur ses jambes dégingandées et maigrelettes, qui semblaient inépuisables. A la fin, il est tombé à la renverse dans l’herbe; une dernière chute pour achever cette journée. Lorsque le public du court central s’est levé, ce fut pour applaudir un exploit retentissant, mais aussi et surtout une performance aussi brillante qu’inattendue. "Il faut respecter la règle des 24 heures, et ne pas paniquer", a affirmé Federer. "Ce genre de choses, ça arrive. Je compte bien revenir jouer ici pendant de nombreuses années."

 

Après le match, Stakhovsky réprimait sa joie à grand peine. "Battre Roger sur ce court, où il est une légende vivante, c’est une étape importante dans ma carrière", a-t-il dit. "Lorsque vous arrivez ici, vous voyez immédiatement Roger Federer sur la couverture du livre de Wimbledon. Vous jouez l’homme et vous jouez la légende qui le suit; il a remporté sept victoires. Vous jouez deux adversaires. Lorsque vous être en train d’en battre un, l’autre fait encore pression sur vous. Vous n’arrêtez pas de vous demander: ‘est-ce que je suis vraiment en train de le battre ?’".

 

Tout avait pourtant si bien commencé pour le Suisse, qui est entré sur le court en recevant l’accueil habituel du champion: des spectateurs applaudissent et lancent des cris enthousiastes, d’autres se pâment d’admiration face à ce bon vieux génie de la balle jaune, qui s’avance tranquillement dans sa tenue sur mesure pour affronter un joueur qui n’était jusqu’ici jamais parvenu à battre un adversaire issu du top-10.»

Voici l’un des trente cas de plagiat de l’édition 2011.

Ronay, du Guardian :

«L’Amérique a commencé son tournoi avec une rencontre entre deux hommes – Alexander Bogomolov Jr et Donald Young – qui ont battu Andy Murray au cours des six derniers mois. Ils grimpent l’un comme l’autre dans le top 100, mais en regardant Bogomolov l’emporter au terme de quatre sets inégaux, il était tentant d’interpréter leurs précédents résultats comme une preuve décisive: le mental de Murray était bel et bien catastrophique à l’époque.

 

Le court 17: un lieu de rencontre poignant pour une démonstration de tennis américain sur herbe millésimée 2011. Niché dans l’ombre du court central et du No1, avec des sièges si peu espacés que les passants se penchent dans les coins pour apercevoir le court, tels des voisins qui tendent le coup pour jeter un œil derrière une haie. Bogomolov a laissé échapper sa raquette pendant le match, l’envoyant voler au dessus du mur du fond; elle atterrît de l’autre côté, sur le trottoir de goudron, à deux pas d’un piéton.

 

Pas de bannière étoilée en vue; pas même de cris ou de hurlement de célébration ou de "You! Ess! Ey!". Bogomolov, casquette à l’envers, a craqué au cours du second set, renversant le cours du match. Young, qui bouge à la perfection et possède un revers coupé des plus élégants, est considéré comme un joueur un peu fragile; cette analyse s’est avérée correcte, comme il l’a prouvé face à un Bogomolov plus agressif.»

Voici ce que Harman a écrit dans l’almanach de cette année:

«Leur tournoi a commencé à midi avec une rencontre entre deux hommes – Alexander Bogomolov Jr et Donald Young – qui ont battu Andy Murray en mars, au premier tour des Masters 1000 à Indian Wells et à Miami. Ils grimpent l’un comme l’autre dans le top 100, mais en regardant Bogomolov l’emporter au terme de quatre sets inégaux, il était tentant d’interpréter leurs précédents résultats comme une preuve décisive: le mental de Murray était bel et bien catastrophique à l’époque.

 

Le court 17: un lieu de rencontre poignant pour une démonstration de tennis américain sur herbe millésimée 2011. Niché dans l’ombre du court central et du No1, avec des sièges si peu espacés que les passants se penchent dans les coins pour apercevoir le court, tels des voisins qui tendent le coup pour jeter un œil derrière une haie. Bogomolov a laissé échapper sa raquette pendant le match, l’envoyant voler au dessus du mur du fond; elle atterrît de l’autre côté, sur le trottoir de goudron, à deux pas d’un piéton.

 

Pas de bannière étoilée en vue ; pas même de cris ou de hurlement de célébration ou de "You! Ess! Ey!". Lorsque Bogomolov, casquette à l’envers, a craqué au cours du second set, renversant le cours du match. Young, qui bouge à la perfection et possède un revers coupé des plus élégants, est considéré comme un joueur un peu fragile; cette analyse s’est avérée correcte, comme il l’a prouvé face à son compatriote plus agressif.»

Ces exemples sont flagrants et néanmoins représentatifs de l’ensemble: on relève de nombreux emprunts similaires dans les éditions 2011, 2012 et 2013.

«Sous le choc»

Au début du printemps 2014, les responsables de Wimbledon ont demandé des comptes à Neil Harman en lui soumettant les preuves de ses plagiats. Lors d’une récente conversation téléphonique, Harman m’a expliqué qu’il pensait être convoqué pour une «conversation de routine»:

«Ils m’ont dit qu’on leur avait affirmé que plusieurs parties du livre de cette année n’avaient pas été attribuées à leurs auteurs, et avaient été publiées ailleurs. J’étais sous le choc, abasourdi. Ils m’ont dit, "étant donné les circonstances, nous pensons qu’il serait bon, après dix années [en charge de la rédaction de l’almanach] que vous abandonniez ce poste". J’ai répondu "oui, bien sûr, je suis parfaitement d’accord"».

J’écris l’almanach très vite, j’ai entre sept et dix jours pour boucler le tout, et j’ai visiblement quelquefois dépassé les bornes.

Neil Harman

Quelques jours après cette rencontre, à l’occasion des quarts de finale de la Coupe Davis opposant la Grande-Bretagne à l’Italie (en avril), Harman a confié à d’autres journalistes britanniques spécialistes du tennis qu’il avait quitté les rênes de l’almanach. «J’ai réuni tous les gars qui étaient du voyage, raconte Harman, toujours par téléphone. Ils étaient six, environ. Je leur ai dit "écoutez, voilà ce qui s’est passé, je suis vraiment mort de honte, je ne m’étais pas rendu compte. J’écris l’almanach très vite, j’ai entre sept et dix jours pour boucler le tout, et j’ai visiblement quelquefois dépassé les bornes. Je suis vraiment, vraiment désolé. Cela n’arrivera plus, et pour cause: je ne suis plus l’auteur". Ils ont accepté mes excuses, et je pensais que les choses en resteraient là».

Harman a certes été remercié - mais l’almanach 2013 n’a pas été retiré de la boutique de souvenirs, et Wimbledon ne lui a pas retiré ses passe-droits. L’ouvrage n’a été enlevé des rayonnages que lorsque Jon Wertheim, de Sports Illustrated, demanda des comptes au All England Club au sujet de son article sur la rencontre entre Marion Bartoli et Sloane Stephens, racontée presque à l’identique dans l’almanach.

De plates excuses

«Le club s’est répandu en excuses, et m’a dit qu’il se sentait véritablement trompé, trahi», raconte Wertheim dans un email d’explication adressé à d’autres journalistes du tennis. Rappelons que les responsables du tournoi connaissaient l’existence du plagiat depuis plusieurs mois lorsque Wertheim les a contactés.

Wertheim a également rencontré Harman en personne. «Lorsque j’ai parlé avec Neil, il m’a semblé absolument contrit, et n’a pas cherché à justifier son geste; il s’est contenté de dire que cette erreur était le fait de la hâte et de la négligence, écrit-il dans le même email. L’avocat qui est en moi s’était préparé à mener un contre-interrogatoire (Mais alors, pourquoi existait-il de nombreux cas de plagiat? S’il s’agissait de simple copiés-collés qu’il aurait oublié de sourcer, comment expliquer les légères modifications de certains passages ?) Mais j’ai accepté ses excuses ».

A l’époque, Wertheim ne savait pas que les précédentes éditions de l’almanach contenaient d’autres cas de plagiat. Lorsque je lui ai parlé des dizaines d’exemples que j’ai retrouvés, Harman m’a dit être «mortifié».

«Comme vous pouvez l’imaginer, je suis en état de choc pur et simple face à cette affaire, m’a dit-il dit. Je suis comme engourdi». «J’ai injustement repris à mon compte les mots des autres; je n’avais absolument pas réalisé que les choses avaient pris une telle envergure», affirme-t-il.

Le bien et le mal

Harman explique encore que certains de ses actes peuvent s’expliquer par les délais très serrés imposés par ses employeurs:

«Je pensais qu’à chaque fois que j’utilisais le travail de quelqu’un d’autre, je faisais de mon mieux pour attribuer ces passages à leurs auteurs. Et de fait, il y a des fois où je suis allé trop vite, où je me suis montré trop négligent, et j’ai brouillé la ligne qui sépare le bien du mal».

Il invoque également la forte émotion qu’il a ressentie en voyant un Britannique - Murray - remporter le tournoi de 2013; la chose n’était pas arrivée depuis 77 ans:

«Ne pensez pas que je cherche à me trouver des excuses, s’il vous plait, car ce n’est pas le cas. Tout est de ma faute. Mais il faut aller vite, et l’année dernière, après la victoire de Murray notamment, l’émotion était à son comble, les gens étaient sens dessus dessous. Je me suis enfermé dans une pièce, c’est ma méthode, je me coupe du monde et j’essaie de me consacrer entièrement à l’écriture, et la dernière chose que l’on a envie de faire dans ces moments là, c’est d’écrire. Mais ce livre est le livre du club, ce n’est pas le mien. Je suis chargé de l’écrire, c’est ma responsabilité, certes, mais c’est une publication du club, et c’est ce qui me fait le plus honte. Ils m’ont fait confiance, m’ont confié une mission, et de fait, il m’est arrivé de ne pas remplir mon rôle dans les règles de l’art».

J’ai interrogé un porte-parole du All England Club au sujet des plagiats de Harman; il m’a répondu via email:

«Dès que l’on nous a mis au courant des allégations de plagiat (au début du printemps), nous avons rapidement réagi. Nous avons commencé par mener notre propre enquête; une fois les faits en main, nous avons agi en conséquence en confiant immédiatement l’almanach à un nouvel auteur. Techniquement parlant, l’almanach est publié par un tiers, mais nous étions fermement convaincu que c’était là la bonne marche à suivre compte tenu des circonstances».

Au sujet de l’almanach «publié par un tiers»: l’édition 2013 a été publiée par Vision Sports Publishing, mais les droits d’auteur sont détenus par le All England Lawn Tennis Club (Championships) Limited.

Quelques heures après m’avoir parlé, Harman a remis sa lettre de démission à la Tennis Writers Association. «On m’a informé que j’avais gravement compromis ma position de membre, en utilisant des textes non-attribués dans l’almanach de Wimbledon, écrit-il. Un acte aussi minable ne saurait être excusé; je regrette profondément. Je l’ai fait sans intention de nuire, sans préméditation, mais je l’ai fait, ce qui est en soi tout simplement inexcusable».

Ben Rothenberg
Ben Rothenberg (2 articles)
Journaliste
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