France

Toi aussi numérise la transparence des députés

Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 24.07.2014 à 19 h 16

Henri Guaino à l'Assemblée nationale, le 3 juin 2014. REUTERS/Philippe Wojazer

Henri Guaino à l'Assemblée nationale, le 3 juin 2014. REUTERS/Philippe Wojazer

Se mettant avec retard au diapason des bonnes pratiques de nombre de leurs homologues européens, les parlementaires français ont du remettre leurs déclarations d’intérêts, un document dans lequel ils doivent déclarer leur patrimoine, les activités et les liens personnels ou familiaux qui peuvent entrer en conflit d'intérêt avec leur mandat d'élu. 

Le président de la Haute autorité Jean-Louis Nadal, interviewé par L'Express, précise que la fonction de ces déclarations est de «dissiper les fantasmes et fournir des informations objectives sur ceux qui nous gouvernent».

L’association Regards citoyens, qui œuvre en faveur de l’«open data» et de la transparence de la vie politique, a pris en charge la numérisation de ces documents, pour les rendre facilement accessibles sur son site et demande aux internautes de lui donner un coup de main pour traiter les PDF des déclarations manuscrites (bienvenue en 2014!) disponibles sur le site de la Haute autorité.

Président de plusieurs sociétés de médias, le sénateur radical de gauche Jean-Michel Baylet est le plus riche des parlementaires, ou à tout le moins celui qui a déclaré le plus de revenus (près de 680.000 euros). Il est talonné par Serge Dassault (sénateur UMP de l'Essonne). Les avocats Jean-François Copé (UMP) et Gilbert Collard (Rassemblement Bleu Marine - FN), avec respectivement 230.000 et 191.000 euros, font aussi parti des 10 parlementaires les plus fortunés (voir aussi le palmarès établi par France TV Info). Il s'agit, bien entendu, de revenus d'activités privées qui s'ajoutent à leurs indemnités d'élus.

A la rubrique des perles des déclarations d'intérêts, qui font rire plus ou moins jaune, quelques petits malins sortent du lot. Déjà condamné par la justice, visé actuellement par une information judiciaire pour «blanchiment de fraude fiscale» et «détournement de fonds publics», le député des Hauts de Seine et maire de Levallois-Perret Patrick Balkany s'est une fois de plus illustré,en rendant une copie ne mentionnant pas son épouse... qui est pourtant sa première adjointe.

Le député des Yvelines Jacques Myard (UMP) a clairement signifié dans la case «observations» ce que lui inspirait cet exercice de transparence, que de nombreux élus comme Henri Guaino ont le plus grand mal à digérer.

Jean-Laurent Cassely
Jean-Laurent Cassely (990 articles)
Journaliste
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte