La récession est finie mais... par Eric Le Boucher
Il reste de sérieux doutes sur la solidité et l'ampleur de la reprise.
- -
La récession est passée. La production industrielle connaît une hausse sensible, en particulier dans les pays les plus heurtés, Allemagne, Japon, Corée. Le PIB (Produit intérieur brut) américain n'a reculé que de 1% au deuxième trimestre laissant croire fermement à un retournement dès le troisième trimestre. La Chine qui a commencé à rebondir dès le début de l'année commence déjà à restreindre le crédit pour éviter une surchauffe. L'Europe, en retard, est encore dans la période d'une météo variable; chez elle, les indices se suivent et ne se ressemblent pas, tantôt positifs tantôt négatifs. Mais les nouvelles sont néanmoins globalement encourageantes.
Anticipant le mouvement, la planète Finance rayonne. Les banques font des profits record à commencer par celles qui furent les plus touchées par la crise, les banques d'investissement. Au deuxième trimestre Goldman Sachs a enregistré 13,1 milliards de dollars de revenus (+51%), JP Morgan 8,4 milliards (+8,6%), Barclays 5,6 milliards (+17,2%), Morgan Stanley 5,3 milliards (+60,4%).
L'origine de ce regain est connue: la chute de la production a été considérable, on le lit dans les statistiques de cet hiver qui sont révisée à la baisse, le PIB américain a reculé de 4,1% au premier trimestre. Les industriels ont arrêté net les usines et licencié en masse. Or, dans le même temps la consommation a moins régressé, soutenue qu'elle était par les plans de relance des Etats (par exemple les primes à la casse automobile). Il faut donc regarnir les stocks et remettre les chaines en route.
Ce schéma positif d'une sortie de crise ne date pas de cet été. Il remonte à mars, mois au cours duquel sont apparues les premières «pousses vertes», laissant croire que si la récession était forte, très forte comme cela se confirme, le scénario dramatique de la Dépression allait pouvoir être évité. Les courbes de Barry Eichengreen et Kevin H. O'Rourke sont frappantes à cet égard: nous étions sur une pente exactement semblable à la chute vertigineuse des années 30, une vraie dépression s'annonçait. Mais l'histoire de la crise de 1929 a été retenue: les autorités politiques et monétaires ont réagit en sens inverse d'il y a 80 ans, avec des plans de sauvetage des banques et les plans de relance absolument massifs, sans précédents. Les taux d'intérêt ont été mis à zéro partout par les banques centrales et les Etats ont versé des centaines de milliards dans la relance. Les effets de ces plans ne sont pas épuisés, ils vont se faire sentir dans la deuxième moitié de l'année.
Les statistiques de l'été confirment ce scénario positif d'une reprise mondiale progressive. Les Bourses qui y avaient cru ont connu une forte ascension depuis le printemps. Mais si la dépression est bien évitée, si même les courbes remontent assez pour nous sortir de la récession, l'avenir est loin d'être dégagé.
Nous en sommes à ce moment de la crise où, deux ans après son début, nait une nouvelle interrogation sur la solidité de cette reprise, comme le dénotent les hésitations des boursiers ces derniers jours. La route risque d'être «chaotique», a reconnu Jean-Claude Trichet jeudi 6 août. Les «fondamentaux» de l'économie mondiale restent en effet trop porteurs de facteurs négatifs.
Premier de ces facteurs: l'immobilier américain qui continue d'être mal orienté. Il pèse sur les revenus des ménages donc sur leur consommation. D'où un débat ouvert outre-Atlantique pour savoir s'il ne faut pas un nouveau plan de relance. Dans les autres pays, l'incertitude plane encore pour savoir si les marchés immobiliers ont touché le fond ou pas.
Deuxième facteur: le chômage qui explose partout. Il remonte vers les 11% de la population active aux Etats-Unis, il va dépasser 10% en Europe. La conséquence est réelle et psychologique: beaucoup de ménages voient leurs ressources se rétrécir voire se tarir. Les indicateurs sont hélas négatifs, la reprise ne sera pas porteuse d'emplois. Les statistiques du chômage vont continuer de noircir le moral des consommateurs.
Troisième facteur: l'endettement des Etats. La dette publique va dépasser les 80% du PIB en Europe, posant un immense problème pour demain de remontée de l'inflation et des taux d'intérêt et un problème pour après-demain de remboursement. Il sera impossible d'éviter d'augmenter les impôts et/ou de couper dans les dépenses publiques.
Enfin, dernier facteur dépressif et non des moindres: les prix des matières premières. Les producteurs sont comme au coin du bois, prêts à bondir pour remonter les prix dès que l'économie se portera mieux. On en voit des signes sur le pétrole qui est descendu à 32 dollars le baril cet hiver avant de remonter à 70 dollars aujourd'hui et qui menace de repartir vers ses sommets (147 dollars) de l'été 2008 parce que les marges de manœuvre sont faibles, l'offre est structurellement insuffisante au niveau mondial. «La route sera difficile, confirme Nouriel Roubini, la reprise sera anémique, le risque d'une fausse reprise, en forme de W est croissant».
Eric Le Boucher
Image de Une: Raffinerie Reuters
Mis à jour le 10/08/2009 à 6h27









































Il n'y aura bientôt plus que quelques personnes comme vous, détachées de la réalité, pour croire encore au système financier mondial.
La récession est finie prétendez-vous. Prenons date.
Toute l'économie étant basée sur la consommation, les intervenants médiatico-politiques sont obligés de nous dire que le pire est derrière nous. Le sage du Cap Nègre laisse l'état Français emprunter 1 Mds d'€ chaque jour pour payer ses fonctionnaires sans que cela ne trouble ses vacances. C'est assez pathétique de voir tous ces gens soit disant puissants remettre à demain les solutions pérennes; ils ne feront changer le système que s'ils n'ont plus le choix et aujourd'hui ils peuvent encore vivre à crédit donc ils peuvent attendre. La consommation n'est pas une fin en soi, elles permet à peu de gens de devenir très riches, à beaucoup plus d'autres de devenir obèse, mais elle ne mène à rien.
Entre les commentaires des ultra (ultras !) libéraux, et ceux des anti (anti !) tout, il est parfois difficile de trouver une pensée un minimum équilibrée...
Je n'aurai qu'une chose à dire concernant cette crise :
Causée par les financiers, elle mérite des sanctions exemplaires contre ces mêmes financiers.
Une taxe (mondiale ? ne rêvons pas, mais que ce serait Beau !) de 50% sur tous les bénéfices des établissements qui font de la spéculation Boursière (et de 50% sur tous les bonus distribués suite à cette spéculaty=ion), et de 100 % tant que ces mêmes établissements n'ont pas remboursé les emprunts à 0% des états qui les ont sauvé du marasme.
Qu'au moins ces bénéfices énooormes aillent remplir les poches de l'état tout autant que celle des traders et des grands cadres bancaires.
Mais là, je rêve. J'en finirai par croire à ces théories du complot qui voient la main des banquiers tenir par la gorge les Obama, Sarko et autres dirigeants.
Quand à cette crise, comme les autres, elle sera suivie de croissance, jusqu'à la prochaine crise (des matières premières, enfin ??), et comme malheureusement la "gauche" mondiale n'a pas su se saisir de ces circonstances pour au moins imposer la réduction des inégalités, ce ne sera pas cette crise qui aidera les plus pauvres à sortir de leur misère.
D'ici là, nous, lecteurs de Slate, riche et bien portants, seront toujours riches et bien portants, cela, nous pouvons en être quasiment sur. (mais suis-je le dernier homme à penser que gagner plus que 50% de la population de son pays, manger tous les jours à sa fin et avoir accès à un minimum d'activités culturelles constitue la vraie richesse... et pas le fait de posséder une Rolex !)
Je suis perplexe de voir la classe politique américaine se réjouir de la remontée des prix de l'immobilier alors que chacun sait que ce sont les prix trop élevés, liés à un excès de crédit destiné à pallier les écarts croissants de revenus, qui nous ont conduit où nous sommes.
aux USA est tombé plus bas qu'il ne le devait...
La remontée des prix indique qu'une certaine confiance est rétablie.
Reste maintenant le plus important... que les banques ne prêtent plus n'importe quoi à n'importe qui n'importe comment.
Cela, et j'en suis désespéré, me semble malheureusement mal barré.
Je trouve irritant les personnes qui au moindre signe de freinage dans la dégringolade économique, crient à la réussite, parlent comme si les difficultés étaient derrière nous, prenant leurs désirs pour des réalités. On voudrait nous faire prendre des vessies pour des lanternes que l'on ne s'y prendrait pas autrement...
Cette crise nous a appris au moins une leçon je crois: c'est que la sphère financière est déconnectée ou faiblement liée au monde économique réel. Ce n'est sûrement pas parce que les banques se remettent à faire des bénéfices que la récession est finie.
Personnellement je pense que le plus dur est à venir... Pour moi, la consommation des ménages s'est maintenue et a freiné la chute grâce aux divers filets sociaux et aux précautions personnelles de chacun (indemnisation chômage, économies, incitations à dépenser...), les licenciés et nouveaux chômeurs ayant encore de quoi dépenser. Le problème est que les licenciements et le chômage massif actuel a un effet retard sur la consommation... Attendons 1 à 2 ans. S'il n'y a pas d'embauche ou d'aides importantes aux chômeurs, leurs ressources financières et leur consommation fondront comme peau de chagrin et ça risque de refroidir aussi ceux qui disposeront encore d'un métier rémunéré.
Quoi qu'on en dise, le principal moteur de la croissance est le consommateur contribuable. Si celui-ci va mal, l'économie va mal. L'état peut s'endetter jusqu'à un certain point pour compenser celà, mais la situation est catastrophique de ce côté, au niveau de la france ou au niveau mondial (en exceptant la Chine, mais à quel prix viendra-t'elle à notre secours?). Et je ne parle pas des petites et moyennes entreprises qui font le gros dos devant la tempête, mais qui par manque de crédit (malgré les "bénéfices" et l'argent donné par l'état, les banques ne jouent pas leur soi-disant rôle) et manque de clients solvables vont finir par déposer leur bilan et mettre encore plus de "salariés consommateurs" et "petits patrons consommateurs" sur la paille. Quand aux grosses boîtes, qui font encore des bénéfices; que font-elles? des plans de licenciement de précaution! Encore des chômeurs...
D'autres paramètres ne m'aident pas à être optimiste dans l'immédiat:
- Ce sont les mêmes personnes à l'origine de la crise, donc avec des idées (ou méthodes) économiques ayant faillit, à qui l'on demande de réparer les pots cassés et qui réappliquent les mêmes bonnes vieilles méthodes neolibérales ayant mené au crash. A ce sujet, et contrairement à ce que dit l'article, je doute que l'on ait appliqué les leçons d'assainissement post-1929 à la crise de 2008.
- La capacité de production mondiale de pétrole a probablement atteint ou est proche d'atteindre le "peak oil", ce qui fait que dès que la consommation de pétrole fera mine de repartir, les prix s'envoleront à nouveau, et devinez quoi: tout repose sur le pétrole (transport, alimentation, energie, fabrication).
Attendons 2 ans, pour être bien sûrs que la recession est finie.
Il se peut que les Etats-Unis arrivent, en faisant payer les autres, à sauver l'essentiel de leur système.
Le filon de l'économie verte est important. Une course est engagée entre les U.S.A et la chine pour
devenir le maître du jeu. Nous, en Europe, sommes trop timorés pour suivre de près ce jeu. Nous n'aurons pas la volonté, la détermination, et le courage de tout remettre en cause pour devenir un pays moderne. Nos traditions gauloises sont encore trop prononcées pour prendre conscience de ces nouveaux enjeux économiques. Donc, nous suivrons par obligation la marche menée par les grandes locomotives. En Europe, une locomotive naturelle est celle de l'allemagne. Car tout va se jouer sur le plan industriel, seul créateur d'emplois perennes et valorisés. Nous ne pourrons faire que le long constat de notre économie décadente, avec tous les dégâts sociaux liés. Et nous ne pourrons que réclamer un peu plus d'aide auprès d'un état de plus en plus fragilisé par notre endettement. Au lieu de toujours crier au loup à la moindre des difficultés, il faudrait que les citoyens de ce pays, en n'oubliant pas leurs droits, pensent à leurs devoirs. Seul, l'individu est fragile. L'individualité, dans notre société actuelle, est la cause de nos nombreux maux. L'organisation de la société américaine est par certains côtés plus inhumaine. Mais elle est source de remise en cause constante générant une capacité de rebond que nous n'avons pas. Cette crise sera longue dans nos pays bloqués par leurs traditions et leurs conforts. Cependant, une partie de ces traditions nous assure une réflexion sereine quant au devenir de notre bonheur. Nous serons les artisans, quelque soit la politique menée, de droite ou de gauche, de notre propre avenir. N'allons pas toujours chercher la cause de nos malheurs chez les autres, mais en l'occurence, ce sont bien les américains, avec la connivence des Européens, qui nous ont foutu dans la M....
LA ROMANCE DU PARTI
Si les stocks sont au plus bas l'industrie relance sa prod (CQFD) mais le pb du chômage va bloquer la consommation alors que vont faire les financiers face à l'euphorie d'aujourd'hui et la grise mine de demain? trouver de nouvelles recettes pour que le consommateur passe par la case caisse là est le vrai pb car les financiers sont toujours innovants et je ne crois pas que la crise est servie de leçon car les politiques ont été incapables de cadrer la finance ( le G20 le discours pour le peuple mais pas réeellement pour les finaciers) et la Chine a tout intérêt économiquement mais surtout politiquement à laisser les financiers trouver des solutions à n'importe quel prix pour que l'occident consomme jusqu'à sa perte. L'Asie pense et crée que pour elle. Dire le contraire est bien mal connaître l'esprit qui anime l'Asie et plus particulièrement la Chine, le Vietnam, la Corée, pour l'instant politiquement pro-américaine mais pas forcément le citoyen qui attend la réunification pour redevenir vraiment indépendante et cela au détriment de l'occident. Que fond les occidentaux ils creent des: G7,G8, G20 et demain Gx' puis les nouveaux puissants inviteront peut être la France l'Italie et autres à venir prendre le café.
L'EUROPE la dinde de la farce car incapable de parler d'une seule voix et de vouloir systématiquement "manger" dans la relance du voisin, par contre l'Europe sera la championne de la montée de la fiscalisation directe ou cachée . Regardons la France une taxe écolo, la remontée des prix d'EDF alors que l'Etat pille les bénéfices de cette entreprise depuis des décennies pour faire face à sa mauvaise gestion, une augmentation directe ou indirecte de la SS et des retraites etc... La France va se réveiller avec une "gueule de bois" dont les conséquences économiques mais également politiques ne sont pas pour l'instant visible.
La France a certainement besoin de réformes de fond mais pour cela les politiques doivent être à la hauteur et ARRETER de laisser "traîner" des brides qui ne sont que contre productive.
La gauche n'a plus la "faveur" de la majorité des français car bien loin des enjeux de notre pays, l'UMP perd doucement son électorat car incapable de changer le pays en dehours des discours dont le citoyen crois de moins en moins. Les différents éditoriaux de M. Coppé sur Slate montre la déconnection de la politique des réalité économique et combien l'auto-satisfaction reste le moteur de l'incompétence à gérer la France.
Comment parler de la taxe carbone sans IMPOSER aux régions du sud de la Loire AU MOINS LE CHAUFFEAU SOLAIRE POUR CHAQUE NOUVELLE CONSTRUCTION, non car on va se heurter à cette absurdité de revente de l'électricté à EDF qui n'a pas intèrêt a payer plus que ce qu'elle revend alors Messieurs les politiques où êtes vous? à l'assemblée pour dormir ou à "inventer" le loto pour sauver l'Afrique?
J'espère pour mes enfants et pour tout les citoyens qui souhaitent une France économiquement forte me tromper mais les signaux pour l'instant et tout d'abord cette dette que l'on veut pas un nouvel emprunt "satellisée", les mesurettes pour réaliser des économies, le petit milliard (0,3% du budget) si cher à M. Coppé ne sont certainement pas les bonnes idées et solutions pour sortir la France de cette glue dont les politiques badigonnent un peu plus chaque jour notre pays.
Certains diront défaitiste NON REALISTE.
Résumons la situation actuelle en termes simples.
Les banques ont passé la patate chaude (les actifs toxiques) aux gouvernements, qui l’ont mise dans le frigo.
Le marché a perdu toute transparence à cause du changement des normes comptables, ce qui empêche toute analyste digne de ce nom de faire une quelconque analyse indépendante.
Les actifs « toxiques « n’ont pas pour autant disparu…Les dettes engendrées par ces toxiques devront un jour être payées ! Mais c’est vrai que le problème est réglé pour l’instant...
Malgré une opacité totale du marché, les banques et les investisseurs parviennent à travailler… Ce sont les grands investisseurs (des banques comme Goldman Sachs) qui investissent en Bourse actuellement.
Il est vrai qu’il reste très peu d’acteurs sur le marché, beaucoup ont fait faillite ou ont été rachetés. On peut aussi s’attendre à ce que, sous l’impulsion des gouvernements, une certaine « entente »se fasse entre les acteurs survivants…
Ainsi, la Bourse augmente et la Révolution n’a pas eu lieu. On a réussi à sauver les meubles.
Restent quatre grands problèmes : le consommateur, le chômage, la dette publique et la confiance des investisseurs privés (qui ont tout leur argent en épargne). Le problème de la dette publique peut être résolu en partie en jouant sur les taux d’intérêt et la monnaie (l’inflation). Mais le risque de troubles sociaux est bien réel...Pour l’instant, les gouvernements ont réussi à convaincre le public que tout est la faute de quelques escrocs et traders comme Madof, Kerviel…Ils essayent de faire oublier que c’est eux qui ont mis en place les structures et le cadre dans lesquels les différents acteurs (traders, banquiers….) travaillaient. Pour sauver le système, et que la confiance et la paix sociale reviennent, il faudra (surtout aux USA) recapitaliser les consommateurs, alors que le chômage augmente…A elle seule, l’augmentation de la Bourse ne suffira pas ! Voila le grand problème de nos gouvernants …Bien sûr, si personne ne bouge, tout continuera comme avant… en pire !….
Il y a une reprise, mais pour qu'elle tienne, il faudrait qu'elle soit soutenue par une demande long terme, à savoir la consommation des ménage. Et ce n'est pas avec le risque de chômage, l'augmentation des impots/taxes qui viendra tôt ou tard vu la montagne de dette, et la pression vers le bas des salaire sans cesse croissante, associé à un cout de l'immobilier déconnecté du réel. Accuser les banquiers/traders ok, mais ça résoudra rien, et la classe dominante le sait, c'est une crise du capitalisme somme toute classique du fait d'un décrochement de la demande, jusqu'à la artificiellement maintenue avec de la dette. Par ailleurs la bourse est un très mauvais indicateur, le marché obligataire est plus pertinent (et plus important).
Je partage votre analyse, Eric. Mais nous oublions un point.
Ils sont invisibles dans les statistiques. La crise va précipiter, mondialement, cinq cents millions de personnes, de la précarité à la pauvreté, ou de la pauvreté à l'indigence.
Les conséquences géopolitiques seront considérables. Je l'observe déjà, là où je réside, en Amérique latine. Le Mexique sert de " soupape" aux Etats- Unis, et son économie s'effondre, elle....
Drole de reprise, vous ne trouvez pas?
Bien cordialement, G.