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Le tableau des amitiés et des rivalités du Proche-Orient

Légende: Amis Ennemis C'est compliqué

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AL-QAIDA

Egypte: ENNEMI

Le gouvernement militaire égyptien a fait de la répression des groupes extrémistes dans la péninsule du Sinaï une priorité et le groupe Ansar Bait al-Maqdis, inspiré par al-Qaida, a émergé comme la menace terroriste la plus puissante du pays.

Hamas: COMPLIQUÉ

Les deux groupes ont entretenu des liens dans le passé et partagent une hostilité commune pour Israël, mais leurs buts ultimes sont assez différents. Les autorités du Hamas à Gaza y sont parfois entrées en conflit avec des groupes plus radicaux liés à al-Qaida.

Hezbollah: ENNEMI

Alors qu'ils sont théoriquement du même côté dans le conflit israélo-palestinien, la milice chiite libanaise et le réseau terroriste international sunnite se sont retrouvés dans des camps opposés dans la brutale guerre civile syrienne. Des groupes liés à al-Qaida ont mené des attaques contre des cibles du Hezbollah au Liban.

Iran: COMPLIQUÉ

Malgré leurs divisions religieuses, l'Iran a autorisé des membres de haut niveau d'al-Qaida à opérer depuis son territoire dans le passé, particulièrement après l'invasion de l'Afghanistan par les États-Unis en 2001, mais la guerre civile en Syrie a sérieusement affaibli cette relation. L'Iran a expulsé le beau-fils de Ben Laden et son porte-parole de son territoire en 2013.

Irak: ENNEMI

al-Qaida demeure opposé au gouvernement chiite irakien soutenu par les États-Unis, même si c'est l'EIIL qui constitue aujourd'hui la menace principale pour le gouvernement irakien.

EIIL: ENNEMI

La direction d'al-Qaida a démenti tout lien avec le groupe qui était connu jusqu'à cette année comme «al-Qaida en Irak» et a critiqué à la fois sa tactique et sa mauvaise volonté à travailler avec d'autres groupes. La proclamation d'un «califat» par le leader de l'EIIL Abu Bakr al-Baghdadi’s en juin constituait un défi majeur à l'autorité du dirigeant d'al-Qaida Ayman al-Zawahiri.

Israël: ENNEMI

al-Qaida et ses filiales restent déterminées à détruire l'État israélien.

Autorité palestinienne: ENNEMI

Le dirigeant d'al-Qaida Ayman al-Zawahiri a dénoncé le président palestinien Mahmoud Abbas comme un conciliateur qui trahit la cause palestinienne pour apaiser les États-Unis.

Arabie saoudite: ENNEMI

al-Qaida encourage le renversement de la dynastie saoudienne, et les forces de sécurité du pays y ont démantelé des cellules de l'organisation et encouragé la lutte contre elle dans la péninsule au Yémen voisin. Néanmoins, le gouvernement américain a souvent fait part de sa frustration face à l'impuissance de Riyad concernant le financement de l'organisation par des riches Saoudiens.

Syrie: ENNEMI

al-Qaida soutient le combat contre le régime de Bachar el-Assad à travers sa filiale locale, le Jabhat al-Nusra.

Turquie: ENNEMI

al-Qaida a mené une série d'attaques sanglantes contre la Turquie au fil des années, mais Ankara n'a cessé que récemment de soutenir sa filiale en Syrie, le Jabhat al-Nusra.

Etats-Unis: ENNEMI

Les États-Unis continuent d'attaquer al-Qaida et ses filiales en Libye, en Somalie, au Pakistan et au Yémen, même si ses efforts se sont davantage redéployés vers des filiales comme al-Qaida dans la péninsule arabique que vers l'organisation centrale, basée au Pakistan, que dirigeait Oussama ben Laden. Le gouvernement américain estime qu'al-Qaida prépare toujours des attaques contre les États-Unis et leurs intérêts dans le monde.

ÉGYPTE

Hamas: ENNEMI

Dans un contraste frappant avec le président déchu Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans liés au Hamas, le nouveau gouvernement égyptien rend la vie très dure au mouvement en arrêtant ses membres sur son territoire et en détruisant les tunnels utilisés pour amener des biens (et aussi des armes) à Gaza.

Hezbollah: ENNEMI

Le Caire a désigné le Hezbollah comme un groupe terroriste en 2009. La situation s'est brièvement apaisée sous l'ancien président Mohamed Morsi, mais s'est dégradée depuis. Parmi les chefs d'accusation retenus contre Morsi figure le fait qu'il aurait conspiré avec l'organisation.

Iran: COMPLIQUÉ

L'Iran et l'Egypte entretiennent des relations tendues depuis la révolution islamique de 1979, mais les choses se sont quelque peu améliorées sous l'ancien président Mohamed Morsi, devenu en 2012 le premier leader égyptien à visiter le pays depuis la révolution. L'Iran a dénoncé son renversement, mais il y a eu depuis des signes de continuité entre les deux pays.

Irak: AMI

Les deux gouvernements entretiennent des relations relativement amicales. L'Irak a soutenu la répression par l'Égypte des partisans des Frères musulmans en 2013, et l'Égypte soutient le maintien de l'Irak comme État unifié.

EIIL: ENNEMI

Des articles ont fait état de membres de l'EIIL opérant depuis le Sinaï, mais que cela soit avéré ou non, le groupe est en tout cas sans conteste hostile au gouvernement égyptien.

Israël: AMI

Probablement pour ne pas déplaire à son opinion publique, le président égyptien Abdul Fattah al-Sissi a condamné l'offensive israélienne à Gaza, mais a maintenu fermée la frontière, empêchant que de l'aide ou des renforts ne parviennent au Hamas ou aux populations locales. L'Égypte et Israël planchent actuellement sur un accord gazier d'ampleur.

Autorité palestinienne: COMPLIQUÉ

L'Autorité palestinienne a soutenu le renversement de Mohamed Morsi, qui avait soutenu le Hamas. Les deux gouvernements négocient les termes d'un cessez-le-feu à Gaza.

Arabie saoudite: AMI

L'Arabie Saoudite a soutenu le coup d'État qui a évincé Mohamed Morsi et a fourni une aide financière au nouveau gouvernement.

Syrie: ENNEMI

Avec son voisin du Golfe le Qatar, l'Arabie Saoudite a été un des soutiens les plus fidèles de la rébellion syrienne, qui comprend plusieurs groupes islamistes qui mettent Washington très mal à l'aise.

Turquie: ENNEMI

Le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, qui s'y connaît en coups d'État, a fermement condamné l'éviction de Mohamed Morsi. La Turquie a expulsé l'ambassadeur égyptien fin 2013, et les relations entre les deux puissances régionales demeurent plutôt fraîches depuis.

Etats-Unis: AMI

Les États-Unis ont suspendu leur aide militaire à l'Égypte l'hiver dernier après la répression envers les Frères musulmans, mais l'ont récemment réinstaurée, malgré peu de progrès évidents en matière de droits de l'homme.

HAMAS

Hezbollah: COMPLIQUÉ

Les deux groupes partagent depuis longtemps le même objectif de lutter contre Israël –tous deux ont des soutiens en Iran et en Syrie– mais leur relation s'est dégradée depuis que le Hamas a pris la décision de soutenir les rebelles contre Bachar al-Assad.

Iran: COMPLIQUÉ

L'Iran est l'un des soutiens historiques du Hamas. Mais il a retiré son soutien au groupe après qu'ils se soient trouvé en opposition dans le conflit syrien. Plus récemment, cela dit, quelques signes démontrent que les relations tendent à s'améliorer.

Irak: COMPLIQUÉ

Le gouvernement irakien est critique envers Israël mais n'a pas plus de relation que cela avec le Hamas.

EIIL: ENNEMI

L'EIIL recrute activement à Gaza. Le Hamas a tenté de stopper les jeunes Palestiniens qui rejoignent les combats en Syrie.

Israël: ENNEMI

Le Hamas et Israël continuent d'échanger des tirs, mais l'offensive à Gaza pourrait bien réduire de manière importante les capacités du Hamas.

Autorité palestinienne: COMPLIQUÉ

Le Hamas et le Fatah, qui contrôlent respectivement Gaza et la Cisjordanie, se disputent depuis longtemps le contrôle politique des territoires palestiniens, mais le Hamas a soutenu un gouvernement d'unité dirigé par Mahmoud Abbas, membre du Fatah, en juin.

Arabie saoudite: COMPLIQUÉ

Les Saoudiens ont traditionnellement soutenu les gouvernements de l'Autorité palestinienne et ont essayé de se poser en médiateurs du conflit avec Israël, mais les choses se sont compliquées au début de l'année lorsque les Frères musulmans, l'organisation désignée comme parente du Hamas en Arabie Saoudite, ont été considérés comme un groupe terroriste par les Saoudiens.

Syrie: ENNEMI

En 2012, le Hamas a pris la décision politique risquée de rompre ses liens avec le régime de Bachar el-Assad et de soutenir les rebelles, déplaçant son quartier général de la Syrie au Qatar.

Turquie: AMI

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a reçu trois fois le leader du Hamas Khaled Mechaal. C'est le seul pays de l'OTAN à l'avoir fait.

Etats Unis: ENNEMI

Les Etats-Unis considèrent le Hamas comme une organisation terroriste. Mais, à la grande consternation d'Israël, ils ont affirmé le mois dernier qu'ils continueraient à travailler avec le gouvernement palestinien, soutenu par le Hamas.

HEZBOLLAH

Iran: AMI

Téhéran a été le premier partisan du Hezbollah depuis sa création au début des années 80.

Irak: AMI

On ne peut pas dire qu'il y ait collaboration directe entre les deux mais le gouvernement chiite de Nouri al-Maliki partage avec le Hezbollah un allié clé, l'Iran, et un ennemi, l'EIIL. Maliki a fait tiquer Washington en 2006 en dénonçant Israël comme l'agresseur dans son incursion anti-Hezbollah au Liban.

EIIL: ENNEMI

Le Hezbollah est résolument opposé à la croissante menace sunnite que représente l'EIIL. Le retour des milices chiites irakiennes vers chez elles pour combattre rend le groupe très exposé en Syrie.

Israël: ENNEMI

Pour l'instant, le conflit entre Israël et le Hamas attire toute l'attention mais les violences entre Israël et Hezbollah devraient finir par ressurgir.

Autorité palestinienne: COMPLIQUÉ

Mahmoud Abbas a critiqué le groupe par le passé, mais pas de manière très véhémente.

Arabie saoudite: ENNEMI

Riyad considère le Hezbollah comme une organisation terroriste depuis mars et a appelé à son retrait de Syrie.

Syrie: AMI

Les membres du Hezbollah ont combattu en la Syrie au nom du régime de Bachar el-Assad.

Turquie: COMPLIQUÉ

La Turquie et le Hezbollah soutiennent des camps différents en Syrie et les relations sont tendues. Mais, à la différence d'un certain nombre d'autres gouvernements, la Turquie ne considère pas le Hezbollah comme une organisation terroriste.

Etats-Unis: ENNEMI

Les Etats-Unis considèrent le Hezbollah comme une organisation terroriste et sanctionnent les entreprises qui nouent des marchés avec eux.

IRAN

Irak: AMI

L'influence de l'Iran a progressivement augmenté à Bagdad, dominée par les chiites depuis des années. Téhéran a dépêché des conseillers et des drones pour aider le gouvernement à lutter contre EIIL.

EIIL: ENNEMI

L'essor de l'EIIL est une menace majeure pour les intérêts iraniens en Irak et en Syrie. Téhéran a dédié des ressources importantes à combattre le groupe en Irak.

Israël: ENNEMI

Peu importe l'évolution de la situation au Moyen-Orient, l'hostilité entre l'Iran et Israël ne s'est pas calmée, ni le scepticisme d'Israël quant à l'accord possible sur le nucléaire entre l'Iran et l'Occident.

Autorité palestinienne: COMPLIQUÉ

L'Iran a traditionnellement soutenu les groupes plus militants comme le Hamas et le Hezbollah, et les contacts entre l'Autorité palestinienne et Téhéran sont cordiaux mais rares.

Arabie saoudite: ENNEMI

Les pouvoirs sunnites et chiites se battent pour dominer la région. Beaucoup voient cette bataille sanglante en Syrie comme une sorte de symptôme des rivalités entre les deux pays, même si des échanges récents laissent entrevoir la possibilité d'un rapprochement.

Syrie: AMI

Avec la Russie, l'Iran est l'un des soutiens les plus fidèles de Bachar el-Assad. Le pays a envoyé de l'aide militaire et des munitions pour aider le régime assiégé.

Turquie: COMPLIQUÉ

Les deux pays sont rivaux depuis longtemps pour dominer la région dans les conflits en Syrie et en Irak mais ont développé des liens économiques, et leur relation politique s'est améliorée.

Etats-Unis: ENNEMI

Ils sont encore ennemis, pour l'instant du moins. Les Etats-Unis continuent d'appliquer des sanctions en Iran et les deux pays sont toujours loin du compte sur des nombreux sujets, de la Syrie à Israël en passant par les droits de l'homme. Mais depuis l'arrivée du président Hassan Rouhani, il y a eu davantage de progrès sur un accord sur le nucléaire et les deux pays coopèrent pour aider les militaires irakiens à combattre l'EIIL.

IRAK

EIIL: ENNEMI

L'EIIL n'est pas seulement la plus importante menace qui pèse sur la sécurité de l'Irak depuis des années: il menace aussi l'existence même du pays dans ses frontières actuelles.

Israël: ENNEMI

Au mépris de ses soutiens à Washington, le Premier ministre Nouri al-Maliki continue de manière tenace à ne pas vouloir échanger avec Israël. Israël, de son côté, a emergé comme l'un des plus fervents soutiens à un Kurdistan indépendant.

Autorité palestinienne: AMI

Mahmoud Abbas a une relation plutôt amicale avec le gouvernement irakien.

Arabie saoudite: ENNEMI

Le Premier ministre Nouri al-Maliki a accusé l'Arabie Saoudite et le Qatar de soutenir l'EIIL pour détruire son gouvernement. Pendant ce temps-là, les Saoudiens critiquent Maliki pour ses politiques sectaires et violentes.

Syrie: AMI

Le Premier ministre Nouri al-Maliki a offert son soutien matériel et de principe au gouvernement de Bachar el-Assad.

Turquie: ENNEMI

Le gouvernement turc tient responsable la mauvaise gestion de Nouri al-Maliki pour la crise en Irak. Le gouvernement de Maliki s'est agacé cette année d'un accord gazier entre la Turquie et le gouvernement régional du Kurdistan, signé sans l'accord de Baghdad.

Etats-Unis: AMI

Les Etats-Unis ont facilité l'arrivée au pouvoir de Nouri al-Maliki –et selon certains, le laissent appliquer une politique de plus en plus autoritaire et sectaire– et ont envoyé des conseillers militaires aider à lutter contre l'EIIL. Mais ils ont aussi envoyé des signaux forts signifiant qu'ils préféreraient traiter avec un nouveau Premier ministre.

EIIL

Israël: ENNEMI

Les efforts de l'EIIL sont désormais concentrés ailleurs, mais son «califat» est assurément hostile à l'Etat juif, et Israël accroît discrètement son soutien aux rebelles syriens plus modérés. Selon certaines sources, des groupes militants de Gaza auraient prêté allégeance à l'EIIL.

Autorité palestinienne: ENNEMI

La vision qu'a l'EIIL du Moyen-Orient ne laisse pas beaucoup de place à la nuance concernant Israël.

Arabie saoudite: ENNEMI

L'Arabie saoudite a démenti avoir soutenu la montée de l'EIIL et a récemment commencé à sévir contre le groupe, mais n'a peut-être pas toujours fait le maximum pour empêcher que des donateurs privés financent l'EIIL et d'autres groupes extrémistes en Syrie.

Syrie: ENNEMI

Les choses ne sont pas aussi claires que ce que l'on imagine. L'EIIL a officiellement comme but de renverser Bachar el-Assad, mais l'armée de ce dernier a évité d'attaquer l'EIIL pendant des mois alors que le groupe se renforçait dans l'est de la Syrie, sans doute dans une tentative de diviser un peu plus encore les rebelles. Des avions syriens ont récemment commencé à attaquer l'EIIL en Irak.

Turquie: ENNEMI

L'EIIL a enlevé des dizaines de citoyens turcs en Irak, dont beaucoup sont encore en captivité.

Etats-Unis: ENNEMI

Les Etats-Unis ont augmenté leur soutien au gouvernement irakien et aux autres groupes rebelles syriens pour contenir l'EIIL.

ISRAËL

Autorité palestinienne: ENNEMI

Une récente tentative de John Kerry pour relancer les discussions entre les deux a échoué, et une solution à deux Etats semble toujours aussi éloignée.

Arabie saoudite: COMPLIQUÉ

La relation entre les deux pays a toujours été plus pragmatique qu'amicale, mais ils se méfient tous deux des intentions nucléaires de l'Iran et sont frustrés par ce qu'ils perçoivent comme des signaux contradictoires de la part des Etats-Unis sur la Syrie.

Syrie: ENNEMI

Les relations entre les deux pays ont toujours été hostiles et parfois violentes. Israël a mené des frappes aériennes contre des cibles militaires syriennes à plusieurs reprises récemment.

Turquie: COMPLIQUÉ

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a été un des dirigeants les plus critiques envers Israël au plan international, surtout depuis la mort de neuf activistes turcs dans le raid contre la flottille pour Gaza en 2010. Mais malgré leurs mauvaises relations politiques, les liens économiques entre les deux pays n'ont cessé de croître.

Etats-Unis: AMI

Les relations entre le président Obama et le Premier ministre Benjamin Netanyahou ne sont pas vraiment cordiales, et Israël s'est inquiété de la légère amélioration des relations entre Washington et Téhéran, mais les Etats-Unis restent le premier soutien militaire et politique d'Israël.

AUTORITÉ PALESTINIENNE

Arabie saoudite: AMI

L'Arabie saoudite a fourni une aide financière importante à l'Autorité palestinienne.

Syrie: COMPLIQUÉ

Le Président palestinien Mahmoud Abbas a condamné le gouvernement syrien pour avoir attaqué des quartiers de réfugiés palestiniens et a déjà eu des confrontations avec Bachar el-Assad par le passé. Pourtant, au contraire du Hamas, l'Autorité palestinienne est restée relativement neutre dans le conflit syrien.

Turquie: AMI

Ankara a augmenté son aide économique à l'Autorité palestinienne.

Etats-Unis: COMPLIQUÉ

Les Etats-Unis constituent un soutien économique majeur de l'Autorité palestinienne et ont continué à encourager des discussions avec Israël, mais les Palestiniens sont frustrés par la réticence américaine à mettre la pression sur Israël et les Etats-Unis ont essayé d'empêcher les récentes tentatives palestiniennes d'accession au statut d'Etat aux Nations unies.

SYRIE

Arabie saoudite: COMPLIQUÉ

L'Arabie saoudite est, comme la Turquie et le Qatar, un des soutiens régionaux les plus importants des combattants rebelles qui essayent de renverser Bachar el-Assad.

Turquie: ENNEMI

La Turquie a été, avec l'Arabie saoudite et les Etats du Golfe, un des soutiens les plus importants des rebelles syriens ainsi qu'une destination majeure pour les réfugiés du conflit. Selon un enregistrement qui a fuité, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et ses conseillers ont même envisagé une action militaire directe.

Etats-Unis: ENNEMI

Si l'administration Obama s'est montrée réticente à l'idée d'être entraînée dans le conflit, elle a imposé des sanctions contre la Syrie, a fourni de l'aide en secret à certains groupes rebelles et a même menacé de mener des frappes aériennes après l'utilisation par Assad d'armes chimiques. Le fait que les deux pays combattent désormais un ennemi commun, l'EIIL, est une situation curieuse.

TURQUIE

Arabie saoudite: COMPLIQUÉ

Les deux pays ont des liens économiques de plus en plus étroits et une cause commune en Syrie, mais sont rivaux sur le long terme en matière d'influence régionale. L'Arabie saoudite était beaucoup moins enthousiaste que la Turquie au moment des printemps arabe.

Etats-Unis: COMPLIQUÉ

Le président Obama et Recep Tayyip Erdogan ont développé une relation personnelle pendant les printemps arabes et communiquaient fréquemment, mais elle s'est rafraîchie récemment avec les critiques américaines contre le pouvoir devenu de plus en plus autoritaire dd'Erdogan et les frustrations turques quant aux réponses américaines hésitantes concernant la Syrie.

ARABIE SAOUDITE

Etats-Unis: AMI

La relation entre les deux pays n'est pas aussi bonne que pendant les années Bush à cause des différences d'opinion sur le programme nucléaire iranien, la révolution égyptienne et la guerre civile en Syrie. Le boom du pétrole aux Etats-Unis signifie aussi que le pays dépend moins qu'avant de la dynastie saoudienne. Mais les deux gouvernement restent proches.

Dans cette région en proie à un chaos croissant, qui est allié de qui, qui est opposé à qui et qui est neutre?

Avec deux guerres civiles qui se superposent en Syrie et en Irak, une nouvelle flambée de violence entre Israël et les Palestiniens et des négociations nucléaires tendues impliquant l'Iran, l'actualité politique du Moyen-Orient est plus instable que jamais et des alliances de longue date se révèlent mouvantes. Voici donc un guide qui vous indiquera qui se trouve de chaque côté dans ce chaos croissant. Cliquez sur une icône pour en savoir plus sur la relation entre deux pays.

 

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