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Les Brics n'ont rien en commun. Et alors?

Temps de lecture : 2 min

Le président russe Vladimir Poutine, le Premier ministre indien Narendra Modi, la présidente brésilienne Dilma Rousseff, le président chinois Xi Jingping et le président sud-africain Jacob Zuma lors du 6e sommet des BRICS à Fortaleza le 15 juillet 2014. REUTERS/Nacho Doce
Le président russe Vladimir Poutine, le Premier ministre indien Narendra Modi, la présidente brésilienne Dilma Rousseff, le président chinois Xi Jingping et le président sud-africain Jacob Zuma lors du 6e sommet des BRICS à Fortaleza le 15 juillet 2014. REUTERS/Nacho Doce

Les dirigeants des pays dits Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du sud) se rencontraient cette semaine pour leur sixième sommet annuel à Fortaleza, au Brésil –au cas où vous demandiez ce que Vladimir Poutine faisait à la finale de la Coupe du monde.

L'acronyme Bric a été inventé en 2001 par un analyste de Goldman Sachs, Jim O'Neill, pour décrire les puissances des marchés émergents (l'Afrique du Sud n'était pas inclue dans l'analyse originale). Les dirigeants de ces pays ont apprécié l'idée et le premier sommet des Bric s'est tenu en Russie en 2009. L'Afrique du Sud a rejoint le club en 2011.

Comme je l'avais souligné l'année dernière, mettre ces pays dans le même panier ne fait pas beaucoup de sens. Sur le nouveau site indien Scroll, Rohan Venkataramakrishnan présente d'aulleurs «dix graphiques qui prouvent que les pays des Brics n'ont pas grand chose en commun».

Les Brics sont effectivement très différents en termes de système politique, de niveau de croissance économique et autres indicateurs de développement, de culture et de démographie. Les traiter comme s'ils étaient les seules grandes économies en développement serait ignorer des pays comme le Mexique, le Nigéria, la Turquie ou l'Indonésie. O'Neill lui-même n'est plus si enthousiaste à propos de cette appellation.

Pourtant, si l'idée d'un influent groupe international basé sur une analyse vieille de treize ans et périmée de Goldman Sachs peut paraître bizarre, les Brics sont partis pour durer et jouent un rôle de plus en plus important.

Lors du sommet de cette année, la grande nouvelle a été la création d'une nouvelle banque de développement destinée à être une alternative aux institutions dominées par les occidentaux comme la Banque mondiale. Le sommet est aussi une des premières grandes apparitions internationales du nouveau Premier ministre indien Narenda Modi et ses interactions avec le Chinois Xi Jingping sont observées de près étant donné les différends frontaliers actuels.

Les Brics sont en train de devenir une des institutions multilatérales les plus importantes et les plus surveillées du monde. Les critères d'adhésion à ce groupe ne riment peut-être à rien, mais il est loin d'être le seul dans ce cas.

Joshua Keating Journaliste

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