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Bûcheron, facteur, imprimeur ou journaliste: des professions menacées pour une seule et même raison

Repéré par Nora Bouazzouni, mis à jour le 16.07.2014 à 17 h 31

Repéré sur The Wall Street Journal, Career Cast

papers / clive darra via Flickr CC License by.

papers / clive darra via Flickr CC License by.

Bûcheron, employé d’imprimerie, journaliste et facteur font partie des dix emplois les plus menacés en 2014, d’après un sondage effectué par le site de recrutement américain CareerCast.com.

Le Bureau des statistiques du Travail des États-Unis s’attend par exemple à 9% d’embauches en moins pour les bûcherons d’ici à 2022, 5% pour les imprimeurs, 13% pour les journalistes et 28% pour les employés des postes. Une tendance qui n'est pas surprenante puisque, en 2012, le même site de recrutement estimait que bûcheron et journaliste faisaient partie des cinq pires métiers du monde sur des critères comme l’environnement de travail, le salaire, l’effort physique, le stress et les perspectives d’embauche.

Certes, d’autres secteurs sont victimes d'une conjoncture morose, comme les compagnies aériennes ou l’agriculture, mais ce qui fait la particularité des quatre professions sus-citées, c’est le papier.

Comme les gens consomment de plus en plus l’info sur le web, paient leurs factures en ligne, commandent leurs meubles et vêtements sur internet et communiquent par mail, alors les journaux papier ont moins de revenus publicitaires, les imprimeurs moins de boulot, les bûcherons sont moins sollicités et les facteurs n’ont plus tant de courrier à distribuer.

En Europe, les sociétés de pâtes et papier voient la demande baisser de 5% chaque année depuis 2007. La Finlande, principal producteur et exportateur de papier au sein du Vieux continent, est inquiète: mes pâtes et papiers représentent 15,9% de la valeur totale de ses exportations. La société Homen AB, qui fournit les pages roses du Financial Times, a vu ses livraisons de papier journal chuter de 8% en 2012. La solution serait peut-être d’exporter vers des pays où la «vieille presse» est en plein essor, comme l’Amérique latine ou l’Asie.

Car l’industrie est prise au piège d’un cercle vicieux:

«Dans cette lutte pour leur survie, les fournisseurs de papier sont obligés de réduire leur capacité de production afin de soutenir les prix, alors que la demande, déjà en déclin, ne pourra être qu’exacerbée par cette augmentation des coûts.»

Il reste un espoir, cependant: on ne pourra jamais s’essuyer le derrière avec une tablette.

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