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Depuis 2000, le conflit israélo-palestinien a tué 7.100 Palestiniens et 1.100 Israéliens

Temps de lecture : 2 min

Lors de l'enterrement de membres de la famille Al-Batsh, le 13 juillet à Gaza. REUTERS/Mohammed Salem.
Lors de l'enterrement de membres de la famille Al-Batsh, le 13 juillet à Gaza. REUTERS/Mohammed Salem.

Mercredi 16 juillet au matin, le bilan humain des affrontements entre Israéliens et Palestiniens dépassait les 200 morts du côté palestinien, selon le Wall Street Journal. Mardi, Israël avait connu sa première victime, un civil tué par une roquette palestinienne près du poste-frontière d'Erez.

La chaîne ABC News a publié une infographie (le bilan était à ce moment-là de 195 morts, puisqu'il évolue assez vite) mettant en perspective le nombre de victimes et faisant notamment le distinguo entre victimes civiles et victimes militaires.

Cliquez ici pour visualiser l'infographie en grand.

Le New York Times a lui cartographié les frappes israéliennes et palestiniennes depuis le début du conflit.

Que représentent exactement ces chiffres sur le long terme? Fondée sur les statistiques de l’organisation israélienne de protection des droits de l’homme B'Tselem, cette infographie publiée par le site américain Vox des morts causées par le conflit depuis 2000 permet de s’en faire une idée.

Cliquez ici pour visualiser l'infographie en grand.

On se rend compte que le mois de juillet 2014 est parti pour être le plus meurtrier depuis l'opération «Pilier de défense» en 2012, sans pour autant atteindre, pour l'instant, la très meurtrière opération militaire «Plomb durci» de décembre 2008-janvier 2009.

Sur quatorze années, explique Vox, B'Tselem «a recensé 8.166 morts liées au conflit, 7.065 Palestiniens et 1.101 Israéliens. […] Dit autrement, pour quinze personnes tuées, treize sont palestiniennes et deux israéliennes. […] Quand vous considérez qu’il y a environ deux fois plus de Palestiniens que d’Israéliens, cela signifie, en gros, qu’un Palestinien a quinze fois plus de probabilité d’être tué dans le conflit qu’un Israélien».

Le site distingue deux périodes: la première moitié des années 2000, avec la seconde Intifada, durant laquelle le nombre d’Israéliens tués était bien plus élevé (il était quasiment égal à la moitié du nombre de Palestiniens tués à l’époque); depuis 2005, en revanche, les mesures de sécurité prises par l’Etat israélien (murs de séparation, retrait de Gaza…) ont fait chuter ce chiffre:

«Depuis janvier 2005, en d'autres mots, le conflit a tué 23 Palestiniens pour un Israélien.»

Sur son site, le chroniqueur britannique Andrew Sullivan, dont les positions sur le conflit ont déjà fait polémique dans le passé au sein des médias anglo-saxons, en tire argument pour estimer que le combat actuellement mené par Israël n'est pas «équitable» ni sa guerre «juste»:

«Oui, beaucoup [d'Israéliens] sont traumatisés par les sirènes, les alertes et les tirs de roquettes. Je ne veux pas minimiser cela, pas plus que les morts ou blessés israéliens –mais c'est objectivement infime comparé à l'enfer vivant que vivent désormais les habitants de Gaza.»

Mardi, Arrêt sur images déplorait le manque d'informations sur les victimes du conflit dans la presse française en dressant une comparaison avec celui de la presse anglo-saxonne:

«Les quelques 120 [à l'époque, ndlr] morts civils palestiniens restent pour la grande majorité des anonymes.»

Slate.fr

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