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Vers quelle équipe se sont reportés les supporters des Bleus après les quarts? Facebook a la réponse

Des fans des Bleus à Lyon après l'élimination par l'Allemagne. REUTERS/Robert Pratta.

Des fans des Bleus à Lyon après l'élimination par l'Allemagne. REUTERS/Robert Pratta.

Au fil des semaines, les équipes encore en lice dans la Coupe du monde sont passées de 32 à 16, de 16 à 8, de huit à quatre, et enfin de quatre à deux. Mais comment se sont «reportés» les supporters des sélections éliminées au cours de la compétition?

C’est ce que permet d’analyser un passionnant travail statistique publié par Facebook sur quelque deux milliards d’interactions (statuts, commentaires, likes) générées par environ 300 millions d’utilisateurs —qu’il s’agisse de vidéos des matchs, de drapeaux, de statuts encourageants… (Rappelons que la finale a été l'évènement sportif le plus suivi de tous les temps sur le réseau social).

Les analystes de données de Facebook ont produit une série de courbes et de pourcentages, notamment relayés par le New York Times, qui permettent presque d’analyser la compétition comme on le ferait pour une élection.

Au stade des quarts de finale, 65% des utilisateurs de Facebook vivant en France encouragent les Bleus. Au niveau des demi-finales, ils se prononcent à 37% pour l’Allemagne, 31% pour le Brésil, 19% pour l’Argentine et 14% pour les Pays-Bas. Le tout pour arriver en finale à un résultat aussi serré qu’une présidentielle, avec 51% pour l’Allemagne et 49% pour l’Argentine (soit quasiment, et assez curieusement quand on connaît les rivalités régionales, comme si les battus s’étaient à chaque fois transférés vers les vainqueurs de l’autre demi-finale: les supporters Oranje vers l’Allemagne, ceux de la Seleçao sur l’Argentine).

Les chiffres sont relativement proches si on s’intéresse non pas aux supporters vivant en France, mais aux utilisateurs de Facebook qui soutenaient la France en quarts de finale, quelle que soit leur situation géographique. En demi-finale, 37% encourageait l’Allemagne pour le titre. «La France constitue un cas intéressant, puisqu'en quarts de finale, après l’élimination par l’Allemagne, ses supporters n’ont pas été profondément affectés: une majorité a encouragé l’Allemagne contre le Brésil (58% contre 42%) en demi-finale», pointe Facebook.

À noter que, selon Facebook, après le huitième de finale perdu contre l’Allemagne (1-2 a.p.), 15% des supporters de l’Algérie se sont reportés sur la France, mais 30% sur le Brésil, 22% sur la Colombie et 14% sur la Nationalmannschaft. Et que, chez les équipes européennes éliminées à ce stade de la compétition, aussi bien les supporters de la Suisse que ceux de la Grèce se sont bien plus reportés sur l’Allemagne que sur la France…

Parmi les autres reports remarquables, on note ceux des fans des Etats-Unis sur la Colombie après les huitièmes de finale, des supporters des Pays-Bas sur l’Allemagne après la défaite en demi-finale et le report généralisé des fans espagnols sur les équipes sud-américaines hispanophones (Colombie, Chili, Uruguay, Argentine) après l'élimination au premier tour.

Ainsi que, une nouvelle fois, les symptômes de la rivalité entre l’Argentine et le Brésil. En huitièmes de finale, 81% des messages émis par les utilisateurs de Facebook en Argentine soutenaient l’Albiceleste, contre seulement 62% en quarts de finale —non pas parce que le soutien à Lionel Messi et ses coéquipiers avait diminué, mais parce que le soutien parallèle pour la Colombie, qui allait affronter l’ennemi brésilien, avait lui spectaculairement augmenté! Quant aux fans de foot vivant au Brésil, près des trois quarts soutenaient l’Allemagne en finale.

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