Économie

Airbus a pensé un siège qui pourrait rendre les voyages en avion très désagréables

Temps de lecture : 2 min

Schéma du siège dont Airbus a déposé le brevet/AIRBUS.
Schéma du siège dont Airbus a déposé le brevet/AIRBUS.

Si vous pensiez que vos voyages en avion avec des compagnies low-cost ne pouvaient pas être plus inconfortables, vous vous trompez. En juin dernier, Airbus a déposé un brevet pour un nouveau type de siège qui permettrait aux compagnies aériennes de vendre encore plus de billets et qui diminuerait (beaucoup) le confort de vol.

A première vue, difficile de voir des sièges à proprement parler dans le schéma d’Airbus publié par le Washington Post.

Comme les strapontins d'une salle de concert, les sièges et les accoudoirs se rabattent si personne n’y est assis. L’assise ressemble à celle d’un vélo accroché à une barre métallique verticale.

«Ce confort réduit reste tolérable pour les passagers tant que la durée de vol n’excède pas une ou plusieurs heures», se défend le constructeur aérien. Mais ce minimalisme imposé signifie plusieurs heures sans tablettes pour manger, ni prise pour les écouteurs, ni écran, choses auxquelles se sont habitués les voyageurs ces dernières années.

Airbus précise qu’il a réduit l’espace pour les jambes au maximum. Impossible d'aller au-delà, étant donné que la taille moyenne des passagers augmente.

L’avantage de cette solution (qui a presque des airs d’instrument de torture) est qu'elle allègerait considérablement les avions et rendrait donc les vols encore moins chers.

Plus de sièges signifie plus de revenus pour les compagnies, même si les prix des billets sont moins élevés. Cela dit, comme l’explique Quartz, aux États-Unis et en Europe, le personnel de bord est proportionnel au nombre de passagers: cela demanderait donc plus d'hôtesses et de stewards.

Mais Airbus tempère la faisabilité de ces sièges, rapporte le Los Angeles Times:

«Beaucoup, si ce n’est la plupart, de ces concepts ne seront jamais développés. Mais si notre technologie devenait cohérente pour les avions dans un futur proche, notre travail sera protégé.»

Entre Boeing qui réfléchit à un 737 où le nombre de personne dans l'avion serait encore plus important et ce chercheur originaire de Malaisie qui a imaginé un siège pour faire voler les passagers debout, les voyageurs ne sont pas au bout de leur surprise. Surtout ceux qui veulent se déplacer à moindre frais.

Mélissa Bounoua Rédactrice en chef adjointe de Slate.fr

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