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Quand la finale de la Coupe du monde symbolise les progrès de la parité en politique

Jean-Marie Pottier, mis à jour le 14.07.2014 à 10 h 29

La tribune présidentielle du Maracana lors de la finale de la Coupe du monde. REUTERS/Eddie Keogh.

La tribune présidentielle du Maracana lors de la finale de la Coupe du monde. REUTERS/Eddie Keogh.

C’est une première dans l’histoire de la Coupe du monde­: lors de la finale qui opposait, dimanche 13 juillet, au Maracana de Rio, l’Allemagne à l’Argentine (1-0 a.p.), le pays organisateur comme les deux finalistes était dirigé par une femme: la présidente Dilma Rousseff, la chancelière Angela Merkel et la présidente Cristina Kirchner. Un symbole, même si d’un type très particulier, de la féminisation progressive des fonctions politiques.

Depuis les débuts de la Coupe du monde en 1930, on compte seize pays organisateurs, parmi lesquels se retrouvent les huit vainqueurs: l’Uruguay, l’Italie, la France, le Brésil, la Suisse, la Suède, le Chili, l’Angleterre, le Mexique, l’Allemagne, l’Argentine, l’Espagne, les Etats-Unis, la Corée du Sud, le Japon et l’Afrique du Sud. Trois autres nations ont déjà atteint au moins la finale sans jamais organiser le tournoi: la Hongrie, la Tchécoslovaquie et les Pays-Bas. Et le nombre de femmes ayant occupé des fonctions de chef d'État ou de gouvernement étant encore relativement restreint, on a vite fait le tour.

Au crépuscule de son pouvoir, en juillet 1990, Margaret Thatcher avait failli voir l’équipe d’Angleterre accéder à la finale en Italie, mais celle-ci s’était inclinée aux tirs au but contre la RFA en demi-finale. Angela Merkel restait de même sur deux échecs en demi-finale, en 2006 et 2010, depuis le début de son premier mandat de chancelière. (Rappelons par ailleurs que si le Brésil et l'Argentine sont des régimes présidentiels, l'Allemagne est un régime parlementaire, dont la fonction de président est actuellement occupée par un homme, Joachim Gauck).

Si l’on élargit aux monarques, généralement sans pouvoir exécutif réel, on a les cas de la reine Élizabeth II, qui représentait à la fois la puissance organisatrice et victorieuse en 1966, et de la reine Juliana des Pays-Bas, à la tête de son pays lors des finales de 1974 et 1978.

Mais rien de comparable, donc, avec le trio de 2014. Même si ce trio ne se sera pas traduit par une photo historique: la présidente argentine Cristina Kirchner n’était pas présente à Rio dimanche soir pour raisons de santé, contrairement à Angela Merkel et, bien sûr, Dilma Rousseff.

Jean-Marie Pottier
Jean-Marie Pottier (942 articles)
Rédacteur en chef, responsable de la newsletter politique «Le Jour d'après». Auteur de «Indie Pop 1979-1997» et «Ground Zero. Une histoire musicale du 11-Septembre» (Le Mot et le Reste).
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