Nutrition: le «bio» est-il un leurre?
Une étude scientifique alimente une violente polémique.
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Enfin une polémique sanitaire d'un genre nouveau! Il ne s'agit plus cette fois de s'empoigner à propos des antennes portables, des radiations ionisantes ou des organismes végétaux génétiquement modifiés. Il ne s'agit pas de tenter d'évaluer les effets nocifs sur le corps humain de telle ou telle activité humaine: il s'agit de mesurer les effets positifs pour la santé des aliments qualifiés de «biologiques».
Qui, jusqu'à ces derniers jours, aurait eu le courage de contester les vertus de ces aliments issus d'une agriculture plus respectueuse de notre environnement que l'agriculture nourrie, depuis un demi-siècle, de substances chimiques? Comment une agriculture mécanisée ne respectant plus ni la terre ni les équilibres naturels pourrait-elle produire des aliments d'une qualité équivalente à ceux infiniment plus proches de la Nature?
Or voici qu'une très sérieuse étude britannique vient, si l'on ose écrire, de mettre les pieds dans le plat en concluant en substance que, s'ils existent, les avantages nutritionnels des aliments «bio» (produits sans engrais chimiques ni pesticides) étaient négligeables. Ce travail a été effectué pour le compte de la Food Standards Agency (FSA), l'agence britannique en charge de l'élaboration normes alimentaires créée après le drame de l'affaire de la vache folle. Il a été mené par des chercheurs de la très réputée Ecole d'hygiène et de médecine tropicale de Londres. Et sa toute récente publication dans l'American Journal of Clinical Nutrition fait déjà grand bruit.
Il s'agit ici d'une méta-analyse, c'est à dire d'une démarche statistique consistant à analyser les résultats d'une série d'études indépendantes ayant déjà été menées sur un thème donné. Cette pratique permet une analyse plus précise et plus puissante grâce à l'augmentation du nombre de cas étudiés. Cette démarche est largement utilisée en médecine pour l'interprétation globale d'études aux résultats parfois contradictoires. Les chercheurs britanniques ont ainsi, dans un premier temps, pris en compte quelque 90.000 études scientifiques publiées sur ce thème depuis 50 ans. Puis ils ont finalement décidé de n'en retenir que 162 qu'ils ont jugé comme étant les plus fiables d'un point de vue méthodologique. Puis ils ont enfin focalisé leurs travaux sur 55 de ces 162 études.
Pour le Pr Alan Dangour, principal auteur de ce travail, les choses sont on ne peut plus claires: «Du point de vue de la nutrition, il n'y a actuellement aucun élément en faveur du choix de produits bio plutôt que d'aliments produits de manière conventionnelle». De légères différences ont certes bien été relevées ici ou là mais elles ne sont pas statistiquement significatives et, selon le Pr Dangour, ne sauraient avoir un quelconque impact en termes de santé publique.
On peut rappeler qu'en 2003 l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) était, dans son habituel jargon, parvenue à des concluions similaires: «Les faibles écarts ou tendances pris individuellement, qui ont pu être mis en évidence pour quelques nutriments et dans certaines études entre la composition chimique et la valeur nutritionnelle des produits issus de l'agriculture biologique ou de l'agriculture conventionnelle, n'apparaissent pas significatifs en termes d'apports nutritionnels».
Outre-Manche, du côté de la FSA on aimerait calmer le jeu. «L'étude ne dit pas aux gens de ne plus acheter d'aliments bio, explique-t-on. Mais il est absolument essentiel de fournir au public des informations précises lui permettant de choisir ce qu'il mange en toute connaissance de cause.»
L'affaire est d'importance en Grande Bretagne où l'intérêt pour les «organic foods» va croissant, générant plus de deux milliards d'euros de ventes et un chiffre d'affaires qui a doublé au cours des cinq dernières années. Certains accusent la FSA de défendre les intérêts des organisations paysannes traditionnelles et des gros producteurs. La Soil Association, qui représente les producteurs de bio au Royaume-Uni est particulièrement véhémente. Elle accuse notamment les auteurs de cette étude de ne pas avoir tenu compte de l'impact des pesticides, des herbicides sur l'environnement et la pollution des rivières; sans parler du bien-être animal. Et elle accuse d'autre part la FSA d'avoir hâté la publication de ce travail dans l'American Journal of Clinical Nutrition en sachant qu'une autre publication européenne sur le même thème était programmée; une étude qui conclurait à la plus grande présence de substances antioxydantes (bénéfiques pour la santé) dans les produits issus de l'agriculture biologique.
L'affaire commence aussi à faire des vagues en France où le marché des aliments bio (majoritairement importés) est passé de 1,6 à 2,5 milliards d'euros en trois ans. «Les conclusions de ces deux études [la britannique et celle de l'Afssa] sont très orientées, s'insurge Cécile Frissur, déléguée générale de Synabio, le Syndicat national des transformateurs de la filière bio dans les colonnes du Figaro. Elle reproche aux chercheurs de n'avoir pas tenu compte «des méthodes de l'agriculture biologique respectueuses de l'environnement et donc in fine de la santé des consommateurs».
«C'est la énième étude qui arrive à cette conclusion, du fait qu'elle se limite à l'analyse des nutriments, explique, dans Le Monde, Claude Aubert, ingénieur agronome et consultant en agriculture biologique. Les produits bio contiennent beaucoup plus d'acides gras oméga 3, car les vaches bio mangent plus d'herbe et moins de céréales que les vaches conventionnelles. En outre ils contiennent plus de polyphénols, ces substances qui n'ont pas de valeur nutritionnelle mais qui nous protègent des maladies- cardio-vasculaires et de certains cancers. Mais, surtout, les produits bio ne contiennent pas de pesticides.»
Ce dernier point ne peut être sous-estimé notamment après le lien récemment établi en France entre l'exposition aux pesticides et le risque de maladie de Parkinson. Au total que faire? L'absence totale ou presque de pesticides justifie-t-elle de payer notablement plus cher les aliments du quotidien? Faut-il accepter la différence de prix en postulant que les végétaux bios recèlent plus de magnésium, de zinc ou de polyphénols que ceux issus des cultures intensives et grassement azotées? Peut-on considérer que le surcoût du bio est une forme de contribution volontaire, militante et citoyenne au respect général de notre environnement? Si oui, être écologique c'est, avant toute chose, savoir se serrer la ceinture.
Jean-Yves Nau
Image de Une: Légumes «bio» Reuters
Mis à jour le 10/08/2009 à 11h44













































Bien des nutriments les plus importants (les "meilleurs") se trouvent sur la peau des fruits et légumes.
Or les fruits et légumes bio, non traités aux produits chimiques, seront plus facilement avalés avec leur peau.
Il est donc meilleur de manger bio.
Ou encore :
Les productions Bio interdisent les traitements aux produits chimiques.
Or ces produits chimiques ont des conséquences dangereuses ou non encore pleinement évaluées pour la santé.
Il est donc plus dangereux pour l'organisme de ne se nourrir qu'avec des fruits et légumes traités.
Enfin :
L'agriculture Bio respecte la nature, tente de proposer un modèle de culture des aliments qui évite l'appauvrissement des sols, la désertification, etc.
Même si le Bio n'est pas en soi "mieux" pour la santé (encore que, cf ci dessus), il est meilleur pour l'Homme.
Et cela devrait suffire.
Ces remarques venant d'un carnivore assumé qui refuse dans son AMAP le diktat du Bio pour préférer une agriculture raisonnée, qui ne sacrifiera pas les quantités récoltées à un label, mais tentera toujours d'utiliser de la manière la plus raisonnable possible les engrais et pesticides (avec préférence pour les moyens naturels) afin de concilier besoins de quantité tout en tendant vers les normes "bio".
M'enfin les gens aiment bien polémiquer sur tout et n'importe quoi, de toute façon :)
Je pense également que cette polémique est inutile.
Ce qui est le plus important dans le bio, c'est bien plus l'acte d'achat que la qualité nutritionnelle de l'aliment !
L'agriculture productiviste est en train de tuer les ressources, en tout premier lieu la qualité des sols, qu'il faut de plus en plus amender, avec des produits chimiques pour beaucoup issus du pétrole.
Que se passerait-il en cas de crise à ce point grave que l'on ne pourrait plus amender les terres à blé ? La France a pu nourrir - difficilement - 40 millions de personnes pendant les années 30, comment ferions-nous pour nourrir 60 millions de personnes sans engrais ?
C'est pourquoi il faut diffuser largement les agricultures au moins raisonnées, au mieux bio. C'est une façon de revenir à un usage équilibré des ressources (et la qualité des sols en est une) avec le moins d'empreinte possible sur l'environnement : la crise des algues vertes en Bretagne en est un exemple parmi tant d'autres.
Dans cet acte d'achat de produits directement au producteur (AMAP) ou bio, la qualité nutritionnelle n'est, pour moi, qu'un plus : c'est pourquoi entre des fruits bio d'Argentine et des fruits de France, je choisis les dernières ; je ne cherche pas avant tout une qualité nutritionnelle non-avérée quand j'achète des produits équivalents, mais à peser le moins possible sur l'environnement.
Une étude réalisée dernièrement - je n'ai pas les références sous la main, mais j'en ai entendu parler lors d'une émission conso. sur le premier programme de la radio Suisse romande 'On en parle' - levait le voile sur ce sujet méconnu: la mort des sols.
A mon souvenir, l'intervenant parlait de l'état des sols dans les zones céréalières de l'île de France. Selon lui, plus de la moitié, sinon la totalité des sols en monoculture de cette région sont déjà morts ou mourant, c'est à dire que la couche d'humus ne recèle plus du biotope 'normal'. Disparition des nématodes et des principales bactéries au profit de différentes population fongiques et autres moisissures.
Marchez 20 mètres dans un champ de céréales dont le sol est mort ou mal en point, vos habits seront recouverts de moisissures. Réalisez le même trajet dans un champs bio, notez la différence...
Une fois les sols dans cet état, plus moyen de cultiver sans apport d'engrais, pesticides et principalement fongicides, à moins d'amender les sols sur plusieurs années... Une manne pour l'agrochimie.
Sans être intégriste, je pense que faire le choix aujourd'hui de manger bio, c'est permettre peut-être à nos enfants de pouvoir simplement manger dans 30 à 50 ans. C'est un choix de développement durable.
Cliquer sur la vidéo... http://brossegherta.wordpress.com/2007/07/27/le-ble-ne-se-couche-plus/
Si on veut vraiment contribuer à l'amélioration de l'environnement, il faut non seulement essayer d'acher bio, mais surtout acheter du bio FAIT EN FRANCE. A quoi sert d'acheter des produits bio s'ils proviennent du Kenya ou d'Amérique latine, quand on sait les tonnes de carburant qu'il faut ensuite pour les acheminer ?
Et même à défault de pouvoir acheter bio (c'est quand même cher), il faut dans la mesure du possible acheter français. Il y a d'excellents produits made in France qui ont été oubliés suite à l'arrivée des produits d'importation, et ceci dans tous les secteurs alimentaires : redécouvrons-les !
Je ne suis ni chimiste ni biologiste, mais question de goût , les légumes "bio" c'est bien meilleur!
Grand- père, je me suis réjoui de voir mes petits enfants se remettre à apprécier les légumes Et combien de légumes oubliés et succulents découvre-t-on dans les A.M.A.P!
Le bio est probablement bon pour la terre, mais qu’il le soit pour notre santé rien n’est moins sûr.
L’espérance de vie a augmenté essentiellement dans les pays où l’agriculture à base de chimie s’est développée parallèlement à l’usage des molécules de synthèse en médecine. Non seulement nous vivons beaucoup plus longtemps, mais nous vivons beaucoup mieux. Il n’y a qu’à observer la forme de nos anciens de 70 ou 80 ans, dont la plupart achètent leur viande et leurs légumes au supermarché du coin et prennent un petit cocktail de pilules pour corriger les effets de l’âge.
Actuellement, sur la planète, ceux qui se portent mal et qui ont une vie considérablement raccourcie par rapport à la nôtre ne sont pas ceux qui consomment des produits industriels, mais ceux qui manquent de nourriture ou qui au contraire en consomment trop.
Le problème de l’usage intensif de la chimie en agriculture se pose essentiellement pour les sols et l’environnement. Comment modifier certains usages pour ne pas contaminer l’ensemble de l’environnement ? Contamination qui pourrait rendre certaines zones invivables.
Nos anciens de 70 et 80 ans ont été nourris avec des aliments bien plus naturellement produit que les produits alimentaires d'aujourd'hui. Et leur forme vient aussi pour beaucoup de la protection sociale mise en place en 1936, puis en 1945, avec moins d'accidents du travail, une moindre pénibilité, un suivi médical et un remboursement des soins......
Les anciens de 70 ou 80 ans, d'origine algérienne, qui ont vécu en bidonville dans les années 50, et / ou travaillé à la chaine dans les usines automobiles n'ont pas la forme que vous signalez, pour la plupart ils sont déjà décédés bien avant.....
Le bio est évidemment meilleur pour notre santé s'il ne fait pas transiter dans notre tube digestif pesticides et autre produits nocifs (c'est la législation qui les définit ainsi). sans compter les polluants contenus dans l'eau, dont les effets endocriniens ne sont plus à démontrer.
L'épigénétique a montré que notre environnement influence nos descendants, Alorsn je prefere manger bio autant que possible.
Et voici encore venue de la perfide Albion une magnifique oeuvre de désinformation usant des mêmes artifices que les célèbres études niant la nocivité d'abord du tabac, ensuite de la fumée passive.
En effet, et c'est une évidence pour tous, le bio n'a pas pour but d'apporter plus de nutriments X ou Y.
Le bio a pour but une production durable dans le respect des sols, sans adjonction de produits nocifs (pesticides et engrais organo-chlorés ...) au biotope et au consommateur.
L'agrochimie, comme les cigarettiers, cherche par tous les moyens à conserver son pré carré, niant les risques encourus en matière de santé publique.
Exploitant la méconnaissance du grand public pour assener une évidence comme une grande découverte et niant par omission toute nocivité aux moyens d'extermination chimiques déversés dans nos 'campagnes'.
L'attitude citoyenne demande de réagir violemment à ce type de propagande rampante.
Merci à l'auteur de l'article, contrairement à la plupart des agences, d'avoir relevé le parti-pris de cette étude.
Madame, Monsieur, réagissez. L'industrie vous ment lorsqu'elle nie la nocivité du tabac, l'industrie vous ment en minimisant les effets de notre consommation sur le climat et enfin l'industrie vous ment en tentant de dévaloriser le bio.
Il y a tout de même une énorme différence. Il est certain que la cigarette raccourcit sérieusement la vie du consommateur, alors que l'agriculture industrielle a permis à des centaines de millions d'êtres humains de vivre mieux et beaucoup plus longtemps !
Je dois m'inscrire en faut sur votre réaction:
Ce n'est pas l'agrochimie qui a permis l'augmentation massive des quantités produites, c'est la mécanisation, qui elle n'est pas exclue des chartes bio.
Par ailleurs, l'innocuité des [traces de] pesticides me semble douteuse, nous n'avons vraisemblablement pas le recul nécessaire pour vérifier les dégâts liés à l'usage à long terme de produits organo-chlorés sur la santé publique.
Si à cela on ajoute les graves conséquences sur l'environnement (comme les proliférations d'algues vertes et la destruction des sols à long terme), j'ai de la peine à discerner les bienfaits de l'agrochimie.
Albion n'est pas plus perfide que l'Hexagone est stupide.
Je ne vois pas ce que le fait que l'étude provienne de Grande Bretagne vient faire dans cette discussion... Des études similaires viennent des USA et apportent le mêmes résultats... je mets ma main à couper que si nous faisons en France la même étude on trouvera les mêmes résultats. Soyons clairs! La Grande Bretagne est pionnière dans la culture et la distribution de produits bio. La France, géant de la grande distribution et de la mono-culture intensive est dans les choux ( pas bio d'ailleurs).
Il y a du bon dans le Bio, dans le vrai bio bien sûr, pas dans ces produits de la ferme sans aucun contrôle, ni label. Mais sans aller jusqu'à une culture Bio, très contraignante et onéreuse, peu productive, qui ne peut pas satisfaire les besoins alimentaires mondiaux, achetons les produits reférencés "label rouge", un peu plus cher, mais de très bonne qualité. Cela n'empêche pas de demander une limitation d'utilisation des pesticides et autres saloperies!
Ne cédons pas aux modes. Vous êtes des consommateurs avertis. Alors, allez acheter des produits simples, bien reférencés, et pas forcément plus chers. C'est vous, consommateur, qui avez le pouvoir de dire, par vos achats, que vous êtes d'accord ou pas avec la politique alimentaire et les circuits de ditribution que l'on vous propose ou que l'on vous impose. Nul n'est obligé d'acheter un produit si celui-ci ne convient pas. Le commerce n'évolue que parceque des consommateurs l'obligent à évoluer .
Ne soyons pas des "moutons bio" si nous ne le souhaitons pas.
LA ROMANCE DU PARTI
Sans paranoia excessive, posez vous en toutes circonstances la question : "à qui profite cet article, étude, décision, loi ....que vous découvrez " vous aurez déjà un élément de réflexion.
Que demande-t-on au BIO en priorité, ce n'est surement pas une charge nutritionnelle supplémentaire, mais une qualité exempte le plus possible de produits chimiques, engrais, fongicide, pesticide etc...
Tout le monde sait que pour passer d'une culture bio 100% sur un terrain qui a vécu 20 ou 30 ans minimum d'agriculture avec chimie ce n'est pas 5 ans ni même 10 ans qu'il faut attendre mais bien plus compte tenue de la rémanence de certains produits... Qui va oser, officiellement, annoncer cette vérité...personne n'aura ce courage politiquement "suicidaire"!!!
Rappeler vous les paroles gaulliennes " les français sont des veaux"
ou freudiennes " la bêtise humaine seule peut donner une idée de l'infini.
Manger bio ce n'est pas seulement ce qu'il y a dans l'assiette mais cela comprend aussi la manière de vivre; passer sur terre en laissant le moins possibles de traces néfastes.
Les paysans Français, qui râlent en permanence ( c'est ça qui font le mieux) n'envisagent pas de changer de méthodes de production et d'organiser de nouveaux réseaux de distribution alternatifs qui contourneraient les Carefours et Casinos. Entre les milliardaires de la Beauce accros aux "montants compensatoires" et les arracheurs de mais transgénique il n'y a pas de place pour une troisième voie (voix). Du moins les médias ne nous la montrent pas (pas assez caricaturale, ça fait pas d'audience Coco). Entre les Fraises Coucougnette sans goût de l'INRA maketisé à outrance et le fromage de chèvre qui sent le caca de bouc vendu par par vieux hippy mal lavé sur le marché de Trifouilli les Chaussettes Salles, nous ne laissons pas la place à des produits sains et de bonne qualités de parvenir á nous. Ne comptez pas sur la grande distrib... ce qu'ils veulent c'est vous tondre.
Qui a pu croire un instant qu'on vivrait mieux et plus longtemps si on mangeait des légumes bio. L'humain va super bien, merci! Ceux qui naissent maintenant ont une espérance de vie de 150 ans! Ça en fait de la carotte bio... Non, ce que l'on soigne avec le bio c'est pas l'humain, c'est la société et la planète...
Le bio produit localement c'est un cercle vertueux:
Moins de cochonneries dans nos terres et nos rivières: donc un meilleur biotope.
Des réseaux de distributions en centre ville avec plus de marge pour le producteurs donc plus d'emploi.
Moins de pétrol pour le faire passer du producteur au consommateur...
La campagne réinvestie par les populations.
Des micros entreprises pour le retraités et mamans au foyer...
Alors achetons bio, pas seulement pendant les vacances mais toute l'année. Organisons nous via Facebook pour faire des achats groupés et livrés à la sortie des écoles... il existe mille et une manière d'acheter intelligemment et, vous serez surpris, moins cher!
Résistez! Bouffez, buvez et fumez bio!
Je vis dans un canton où il y a un marché dit "paysan" avec dans le mot toute l'hypocrisie des paysans qui veulent laisser croire à une culture Bio pas plus bête qu'un autre l'industriel paysan.
En juillet il vendait les melons au poids, 2 melons "bien dodus" pour 13€ pas bête le paysan poids ou unité il n' y a pas photo pour SES finances. Pour les autres produits salades et autres légumes au prix du centre commercial qui se situe à moins d'un km.
Nos chers amis étrangers se précipitent car pour eux "marché paysan" est un signe Bio les statistiques montrent que les étrangers boudent la France et pour cause avec ce type de procédé.
Allez Messieurs les paysans (PAUVRE!!! comme le disait un comique) demandez les aides de l'Europe. Pour les plus défavorisés et il y en a, ayez l'honnêté de balayer dans votre corporation et pas que chez les céréaliers, les français soutiennent de moins en moins les paysans car comme pour les pêcheurs vous criez sans arrêt et cela devient pénible. Au fait Messieurs les pêcheurs le fuel a baissé depuis des mois malgré ce fait irréfutable la taxe de 1% POUR LE CONSOMMATEUR (en compensation de la montée des prix du carburant) sur le poisson est toujours en vigueur non, honnête ??????
Cette étude converge avec l'expérience individuelle (dont il faut toujours néanmoins se méfier): un aliment bio n'est que rarement meilleur, gustativement, qu'un non bio. Et pour cause, planter une variété minable et la cultiver avec les pieds, même dans une terre bio, n'en fera pas un produit valable par miracle. Les acheteurs de bio sont victimes d'effets psychologiques bien connus qui me font penser à un test d'un même thé dont le goût était perçu comme plus agréable lorsque le sachet était... rond (véridique). De la même manière, un achat "impliquant" comme celui d'un voiture, entraîne rarement ensuite des réactions postérieures "négatives": ce biais et également bien connu et identifié de longue date. On peut l'appliquer sansnul doute au "bio", achat également impliquant au vu du coefficient multiplicateur appliqué au prix.
Dans la même veine, priver une plante d'insecticide ne peut pas créer de miracles quant aux substances contneues par ladite plante: on voit mal en quoi priver une plante conduirait à la voir intégrer - synthétiser davantage de vitamines (il pourrait certes y avoir des effets de bord, mais bon).
Toutefois comme le souligne un contributeur, il a été aussi prouvé empiriquement en testant des fruits et légumes bio et non bio que les produits bio ne contiennent pas, en effet, et contrairement aux produits non bio, de résidus fongiques ou d'insecticides. Reste à savoir si les produits détectés, en-dessous des seuils légaux, sont réellement sans nocivité (surtout combinés). On pourra revoir ABE (l'émission des consommateurs suisses romans) qui montrait un reportage là-dessus.
Il reste en tout cas un avantage certain: entre déverser des tonnes d'insecticides, pesticides et antifongiques et en déverser moins, le choix pour la Nature est vite fait.
Il restera au final à faire la balance entre tout cela et ... le prix qui demeure me semble-t-il souvent abusif et proche même de l'escroquerie.
Enfin, je reste étonné que nul n'évoque une agricultrice non biologique mais intelligente, qui applique les traitements chimique avec parcimonie et recourt autant que possible aux techniques dites "biologiques" (tant de traitement que d'organisation des cultures) quand elles existent. Entre agriculteurs irresponsables qui font n'importe quoi avec les produits chimiques et ayatollahs du bio qui ne jurent que par le binage manuel (et qui bien souvent ignorent tout de la campagne et vivent le cul soudés à leur chaise dans un bureau), je doute qu'il n'existe pas une voie raisonnable.
Marrant, car le premier témoignage (sur 19, je sais, ça fait beaucoup... mais bon, c'est le mien, alors je me permet !) fait justement la part belle aux bénéfices de l'agriculture raisonnée.
Voyons cela :
"je reste étonné que nul n'évoque une agricultrice non biologique mais intelligente, qui applique les traitements chimique avec parcimonie et recourt autant que possible aux techniques dites "biologiques" (tant de traitement que d'organisation des cultures) quand elles existent"
Mon commentaire :
"pour préférer une agriculture raisonnée, qui ne sacrifiera pas les quantités récoltées à un label, mais tentera toujours d'utiliser de la manière la plus raisonnable possible les engrais et pesticides (avec préférence pour les moyens naturels) afin de concilier besoins de quantité tout en tendant vers les normes "bio" "
Mr le photoculteur, il serait de bon ton quand vous dites "étonné que nul n'évoque" d'avoir lu avant cela les commentaires des autres personnes qui interviennent...
Outre qu'il est agaçant de voir que l'on ressort des arguments précédemment développés quasi à l'identique, qu'en plus vous vous permettiez de critiquer le fait que personne n'en ai parlé avant alors que c'était la conclusion même de mon commentaire est à vrai dire assez ridicule.
C'est le problème quand on préfère donner son avis plutôt que de lire celui des autres...
Pour résumer, manger bio c'est bon et bien pour l'environnement, mais ça ne change strictement rien d'une manière objective sur l'état de santé de la population.
En revanche, faire payer un produit soit-disant bio 50% plus cher que son homologue "classique", c'est influé directement sur l'état des finances de la population, et de ce fait, sur son bien-être.
Pour répondre à la question titre de l'article, il suffit d'essayer : acheter des produite "bio", tester les en comparant gout , appetence, saveur avec les produits dits "conventionnels".
En général, vous constaterez, en degustation à l'aveugle, plus de gout (pas forcement apprecié de tout le monde, en particulier par les habitués des aliments insipides vendus en supermarché) , plus de saveur en bouche, , et en conservation une moindre propension à "pourrir" dès le 3eme jour.... ce qui signifie que vous êtes gagnant en payant un peu plus, si vos produits se conservent mieux, alors qu'une perte minimale de 5 à 10 % (1 fruit sur 10.....) est courante en conventionnel...
Et si vous n'etes pas convaincu, passez votre chemin.
Pour conclure, l'homme comme toute forme vivante sur terre n'est qu'un forme qui se maintient ne renouvellant constamment ses composants (cellules) par un tranfert de matiière prélevée au passage de la "mourriture" . Aussi, à vous de décider si vous renouvellez vos éléments avec des alliments pleins de pesticides (sans compter le reste....) traité pas ionisation, ou si vous tentez (au risque d'être déçu..) de vous nourrir le moins mal possible. Un pari comme un autre. ,mais l'épigénétique ayant montré que notre environnement influs sur nos enfants et petits enfants (oui, avec saut de génération..) un pari gagnant gagnant......
les pommes de terre achetées en supermarché ne cuisent plus..... leur qualités alimentaire ayant été sacrifiée à leur résistance eux maladies, aux manipulations dans le transport, à une conservation plus longue sur l'étal et chambre froide, au calibrage standard et à l'aspect "parfait" inspirant confiance sur l'étal.
Seul critère : votre porte monnaie et votre gout. on peut préférez un MacDo à un sandwitch jambon beurre (jambon et beurre de bonne qualité s'entend) . L'analyse des apports nutritifs des 2 montre que le MacDo ne vous nourrit pas...... Mais apres tout, cela est normal, nous achetons l'image, la facilité, le fun , le "gout" et la "sauce", et le clown MacDo, pas de la nourriture ! C'est d'ailleurs ce que calibre cette entreprise en commandant de la viande hachée contenant le maximum autorisé de graisse..... et en utilisant de l'huile de coton 'addictive" dans la cuisson des frites..... Mais qu'importe, chacun fait son choix de vouloir savoir ou de rester ignorant.
"on peut préférez [sic] un MacDo à un sandwitch [resic] jambon beurre (jambon et beurre de bonne qualité s'entend) . L'analyse des apports nutritifs des 2 montre que le MacDo ne vous nourrit pas..."
Quelles inepties...
Mac do, bouc émissaire des pseudos "anti capitaliste" revient pointer son nez à un endroit où on ne l'attendait pas...
Mac Do "nourrit" autant (voir plus) qu'un jambon beurre. Et certainement mieux qu'un jambon beurre réalisé avec un beurre merdique (40% de matière grasse, voir de la margarine) et du jambon reconstitué pas cher (combien cela représente-t-il de jambon beurre vendus en France ??), et une fausse baguette moulée immangeable comme on en trouve maintenant dans une boulangerie sur deux (voir plus !!) (ah, et au passage... les baguettes "traditions" "de campagne" "aux 5 céréales" sont de plus en plus des baguettes de ce style aussi... facile à voir, la texture de la croute les trompe immédiatement...).
Mac Do vend du hamburger : pain brioché, steak haché, et condiments. Alors bien sur ce n'est pas bon pour la santé d'en manger tous les jours. Mais d'un point de vue purement nutritionnel, un sandwich Mc Do avec sa salade, ses tomates, son steak haché et son pain rempli la même fonction nutritionnelle qu'un jambon beurre !
Je viens de lire Will Eisner, et franchement, la propagande contre Mc Do utilisée à toute les sauces me fait peur pour ce qu'elle véhicule. A quand un pamphlet nous expliquant que Mc Do veut en fait tuer par la malbouffe la moitié de la terre ??
Pathétique.
Je l'ai lue. Et je vous garantis qu'elle est tres correcte, mais que ses conclusions présentées dans les médias sont fausses : La seule conclusion de cette étude , textuellement, est qu'on ne peut pas conclure.
Mais il est si facile de broder, d'insinuer, de négliger tel ou tel facteur, de se limiter à des résultats limitant lorsque le bio semble avantagé....
C'est une étude inutile scientifiquement, dont la vocation est celle de toute étude de ce type "sortant dans les médias" en été,: discréditer l'alimentation "bio", et meme discédtter les études scientifiques menées sur les comparaisons bio vs non bio. de quoi permettre à la CEE d'autoriser prichainement un label bio à des aliments produit de manière conventionnelle, pourvu qu'on y incorpore un élément certifié bio ! (par exemple yaourt au fraise bio, dont seul le parfum fraise aura pour origine un produit certifié bio......
C'est cela l'enjeu,
Il est vrai que la conclusion de cette enquête est suffisamment vague pour laisser libre court aux interprétations les plus hardies chez les personnes à la réaction prompte... "'du point de vue de la nutrition" ça ne veut pas dire grand chose, effectivement on se doute qu'une patate reste une patate et que sa conception moléculaire ne sera pas révolutionnée par son mode de culture , sinon ce serait au moins une autre variété/espèce... Cela dit certaines cultures dites "bio" , par exemple les pommes de terres, ne sont pas forcément sans produits chimiques, la bouillie bordelaise par exemple est autorisée, heureusement d'ailleurs sinon en France aucune pomme de terre bio possible (ou alors seulement certaines années) le problème est que certains produits autorisés dans l'agriculture standard mais interdits en bio sont potentiellement moins dangereux pour l'environnement que la bouillie bordelaise, donc le problème est plus complexe que bio=glop et non-bio=pas glop... Dans la même veine, pour pouvoir utiliser moins de produits les cultivateurs bio vont devoir favoriser certaines variétés/espèces pas forcément les meilleures... Pour ma part j'essayes depuis plusieurs années de faire du jardinage bio et bien ce n'est pas évident du tout surtout en région humide comme la bretagne ou le mildiou est quasi-inévitable, sans aucun produit chimique: zéro patate et zéro tomate, quelques choux de bruxelles car les chenilles (piéride du choux) se tuent facilement (en quelques secondes) à l'eau savonneuse qui n'est pas vraiment un produit chimique (et encore je n'ai pas les doriphores que mes grand-parents avaient qui nécéssitaient à l'époque une incinération de la parcelle, l'instituteur du village étant officiellement chargé de détecter ces insectes indésirables, et oui c'est ça le bio en définitive, peu d'insecticide ou de fongicide, mais beaucoup de main d'oeuvre...) En conclusion le bio oui je suis pour, mais à la condition d'y voire clair ! Je préfères de loin consommer des pommes de terre de bonne qualité d'agriculture standard (au minimum 'Franceline'...) que des patates 'Bintje' ou 'Europa' même bio que mes grands parents auraient réservé aux cochons...
Est-on certain que certaines études prises dans cette démarche statistiques n'étaient pas commanditées par des sociétés ayant un intérêt à faire justifier leurs positions ? Aussi, faire une méta-analyse sur une série d'études dites indépendantes sans au préalable vérifier leur réelle indépendance me semble fausser les résultats.
En ce qui concerne le combat bio – pas bio, je mange des fruits directement cueillis sur l'arbre, sans aucun traitement. Aucun rapport entre le parfum de ce régal et le goût fadasse et la consistance farineuse des fruits de super marché.
Si manger fait aussi partie des plaisirs de la vie, alors, je préfère les fruits et légumes sans traitement que ceux noyés sous les pesticides, ionisants, etc.
Et je confirme, les pommes passent l'hiver sans dommage, conservées dans le garage.
Ceux qui défendent la culture intensive ont-ils jamais gouté des légumes et des fruits non traités ? Soit ils souffrent d'agueusie, soit ils sont de mauvaise foi, soit ils sont bien payés pour cela.
Je vous quitte pour une tarte aux mirabelles ramassées au pied de l'arbre, ce matin même. Tombées toutes seules cette nuit, parce que mures.
Je persiste et signe : comme c'est bon de se faire peur ! Vieux reste infantile venu du temps où nous frissonnions de plaisir à l'écoute des contes de fées et d'ogres dans le confort de notre petite enfance...
Attention ! Grippe, vache folle, ondes, pesticides ! Etc. ... Partout on nous tend des pièges mortels pour faire gagner beaucoup d'argent à la minorité secrète qui dirige le monde !
Et pendant ce temps, le tabac et l'alcool (que personne ne nous obligent à consommer) restent les plus grands pourvoyeurs de morbi-mortalité du monde occidental ! Mais on s'en fout : ça fat partie des quotas acceptables. Comme chaque année, 3 à 5 000 d'entre nous mourront sur les routes... Combien d'entre nous justement vont accélerer au prochain feu rouge pour gagner 10 secondes...!
Et au fait, dans tout ça, combien sont morts d'avoir mangé des petits pois de la "grande distribution" ?
Car bien sûr, LA !!!! Là, , ce n'est pas de note faute : ON nous vend de la merde ! Dérisoire quand on sait qu' 1 milliard d'habitants de cette planète n'ont pas accès.... à l'eau !!!!