France

Affaire Azibert: les extraits d'écoutes téléphoniques qui démentent la version de Nicolas Sarkozy

Repéré par Jean-Marie Pottier, mis à jour le 12.07.2014 à 17 h 12

Repéré sur Le Monde

Nicolas Sarkozy, le 20 février 2012. REUTERS/Benoît Tessier.

Nicolas Sarkozy, le 20 février 2012. REUTERS/Benoît Tessier.

Le Monde daté du dimanche 13 juillet publie des extraits de la procédure dans laquelle Nicolas Sarkozy a été récemment mis en examen pour corruption active, trafic d’influence et recel de secret de l’instruction. Ils tendent à indiquer que l’ancien chef de l’État et son avocat Thierry Herzog, lui aussi poursuivi, se seraient effectivement mis d’accord sur une démarche, qui n’aurait finalement pas été effectuée, visant à tenter de venir en aide à Gilbert Azibert, haut magistrat de la Cour de cassation, au moment où la haute instance examinait un pourvoi sur la saisie des agendas présidentiels.

«Des retranscriptions d’écoutes téléphoniques accablent Sarkozy», résument nos confrères belges du Soir. Voici ci-dessous la version des faits donnée par Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog et celle que dessinent les extraits des écoutes publiés par Le Monde.

Ce que Nicolas Sarkozy a affirmé le 2 juillet 2014 sur TF1 et Europe 1:

«Monsieur Azibert était candidat à un poste à Monaco [de conseiller d’État, ndlr]. Il ne l’a pas eu. Mon avocat, Thierry Herzog, m’a demandé si je pouvais me renseigner pour faire une démarche auprès de Monaco. Je n’ai pas fait cette démarche, c’est dans le dossier, c’est prouvé. Le palais de Monaco a indiqué qu’il n’y a eu aucune démarche en faveur de monsieur Azibert.»

Ce qu’a déclaré Paul-Albert Iweins, l'avocat de Thierry Herzog, le 1er juillet 2014:

«Aucun élément matériel ne vient en appui de ces accusations.»

Ce qu’auraient dit Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog lors de conversations téléphoniques à l'hiver 2014, selon la transcription publiée par Le Monde:

Le 29 janvier 2014:

Thierry Herzog: «Il [Gilbert Azibert, ndlr] a bossé, hein!. [...] Et surtout, ce qu'il a fait, c'est le truc à l'intérieur, quoi…»

Le 5 février 2014:

Thierry Herzog: «Il [Gilbert Azibert, ndlr] m'a parlé d'un truc sur Monaco, parce qu'il voudrait être nommé au tour extérieur.»

Nicolas Sarkozy: «Je l'aiderai. […] Moi, je le fais monter. […] Appelle-le aujourd’hui en disant que je m’en occuperai parce que moi je vais à Monaco et je verrai le prince.»

Le 24 février 2014:

Nicolas Sarkozy: «Tu peux lui dire que je vais faire la démarche auprès du ministre d’Etat demain ou après-demain.»

Le 26 février 2014:

Nicolas Sarkozy: «J’ai trouvé que ça ferait un peu ridicule donc j’ai préféré ne pas en parler»

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