Boire & manger

Est-ce enfin la fin des cupcakes?

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 09.07.2014 à 11 h 22

Repéré sur Gawker

Cupcake via Wikimedia Commons

Cupcake via Wikimedia Commons

C’est officiel, les Américains sont enfin écoeurés par les cupcakes. Crumbs –une chaîne de 58 boutiques entièrement dédiées à cette petite pâtisserie– vient de fermer. La compagnie était cotée en bourse, et l’action Crumbs a dégringolé de 3,50 dollars en 2013 à 11 cents cette année.

Ces gâteaux colorés (parfois rose bonbon et jaune fluo avec des paillettes turquoises) ont connu leur heure de gloire au début des années 2000, notamment grâce à Sex and the City. Carrie Bradshaw a eu le malheur de manger un cupcake à la Magnolia Bakery de New York: depuis les bus de touristes s’y arrêtent en pèlerinage. 

Le cupcake est devenu sexy alors qu’il était autrefois restreint aux goûters d’anniversaires.

Son autre nom est «fairy cake», gâteau de fée, et c’est la pâtisserie «adorable» par excellence, souvent servie en version miniature, comme un joli petit gâteau de poupée. Avec son glaçage mou et excessivement sucré, le cupcake symbolise une tendance à la régression que certains qualifient désormais de «twee», comme l’expliquait récemment Jean-Laurent Cassely sur Slate.fr.

Aux Etats-Unis, de nombreux journalistes ont salué la fin de Crumbs comme une bonne nouvelle. Chez Gawker.com, on considère que le succès du cupcake ne prouvait qu’une chose: la capacité du marketing à créer des tendances culinaires. Et déjà en 2013, le site Jezebel avait intitulé un article «Fuck cupcakes» pour dénoncer la mièvrerie de cette gourmandise.

Sur Slate.com, Jessica Grose essaye de défendre le gâteau contre toutes ces insultes en expliquant qu’attaquer le cupcake n’est qu’une façon détournée de mépriser un certain type de femme, la fan de Sex and the City un peu superficielle qui se dessine des cupcakes en paillettes sur les ongles.

Si le cupcake est culinairement indéfendable, il est en revanche injuste qu’il soit considéré comme féminin, alors que le bacon ou le steak sont vus comme des ingrédients masculins. Les femmes méritent mieux que cette sucrerie insignifiante.

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