Mondial 2014 / Sports

Mort d'Alfredo Di Stefano, l'homme qui était devenu une légende du foot sans même jouer une Coupe du monde

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REUTERS.
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La presse sportive espagnole a annoncé, ce lundi 7 juillet, la mort de la légende du football Alfredo Di Stefano à l'âge de 88 ans. Membre de la grande équipe du Real Madrid des années 50, il avait été hospitalisé à l'hôpital madrilène Gregorio-Marañón samedi après une crise cardiaque et avait été plongé dans le coma.

On pourrait dérouler son palmarès et ses performances, mais le meilleur symbole de l'énormité de sa carrière, c'est peut-être le fait que le joueur avait été élu en 1998, par un panel de 250 journalistes, au sein de l'équipe-type du XXe siècle, dont la composition était la suivante: Yachine –Carlos Alberto, Beckenbauer, Bobby Moore, Nilton Santos– Cruyff, Di Stefano, Platini, Garrincha, Maradona– Pelé.

Et, en cette période de Coupe du monde au Brésil, ce qui rend cet honneur encore plus saisissant c'est que, contrairement à ses dix «coéquipiers» d'un jour, Di Stefano n'avait jamais disputé un match de Coupe du monde.

Il aura pourtant évolué sous le maillot de deux sélections, d'abord l'Argentine puis l'Espagne. Il avait d'abord disputé six matches sous le maillot de l'Albiceleste en 1947, à l'époque où celle-ci boycottait la Coupe du monde; puis 31 sous celui de la Roja entre 1957 et 1961. Il ne réussit pas à qualifier cette dernière pour la Coupe du monde 1958 puis, en 1962, se blessa avant le tournoi final et fit le voyage au Chili sans en fouler les pelouses.

Il faisait donc partie du «club» très select des très bons, grands ou légendaires joueurs de football à n'avoir jamais disputé un match du Mondial, de Cantona à Litmanen, de Weah à Giggs. Mais avec un palmarès (huit titres de champion d'Espagne, cinq Coupes d'Europe, des titres de champion d'Argentine et de Colombie, deux Ballons d'or...) et une influence sur le jeu sans commune mesure, qui font que le quotidien As qualifie même aujourd'hui de «meilleur joueur du monde de tous les temps –c'est une opinion, pas un fait» celui que la presse française avait désigné comme «omniprésent». Un joueur tellement complet qu'on disait de lui que son équipe jouait à treize: dix joueurs plus Di Stefano en attaque, en milieu et en défense.

Slate.fr

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