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- Par Philippe Reclus
- Journaliste, ancien directeur adjoint de la rédaction du Figaro et de la Tribune.
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Philippe Reclus
Journaliste, ancien directeur adjoint de la rédaction du Figaro et de la Tribune.
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Bonus: les banquiers dans leur bulle
Les financiers semblent prendre un malin plaisir à brouiller en permanence leur image.
A priori, ce devrait être une excellente nouvelle. Après tout, le milliard d'euros que BNP Paribas vient de mettre de coté dans ses comptes au premier semestre pour payer les bonus de ses traders en fin d'année traduit le retour en forme des activités de la banque sur les marchés. Au même titre que les résultats semestriels meilleurs que prévus présentés dans la foulée par la Société Générale dans ses activités de banque de financement et d'investissement. Le CIC, qui avait vu ses bénéfices chuter de près de 60% il y a un an en raison de la crise des marchés, des affaires Madoff et de la faillite de Lehman Brothers, vient de plus que doubler son résultat net au premier semestre.
Autant de signaux sur le début de la fin de la crise financière dont il y aurait de quoi se réjouir.
Las! Avec la polémique relancée sur les bonus, Matignon vient de convoquer les banquiers français, le piège s'est une nouvelle fois refermé sur une profession qui semble prendre un malin plaisir à brouiller son image. En tout cas à mettre, «nolens volens«, de l'huile sur le feu du malentendu permanent dont elle se dit la victime dans l'opinion. Et continuer de se complaire dans sa bulle qui tend à la rendre sourde et aveugle à «l'économie des vrais gens».
Ironie de l'histoire : ce sont les dirigeants de BNP Paribas, qui, en février dernier, avaient pris à contrepied leurs pairs de la Société Générale et du Crédit agricole en annonçant unilatéralement qu'ils renonçaient à leurs bonus qui se retrouvent aujourd'hui pris les doigts dans le pot de confiture en devant reconnaître qu'ils ont mis en réserve force centaines de millions d'euros pour récompenser leurs hommes de marché. De là à imaginer un règlement de comptes entre professionnels rien ne permet normalement de le conclure...
En tout état de cause, les justifications fournies par les directions de BNP Paribas ou de la Générale pour expliquer ce retour aux pratiques d'avant le crise pèsent bien peu. Qu'il s'agisse d'affirmer que rien ne sera décidé avant la fin de l'année, que cela se fera dans le strict respect des règles édictées lors du dernier G20 en matière de rémunération des traders (paiement différé des bonus, prise en compte de la performance finale...) ou encore que les banques françaises sont condamnées à aligner les rémunérations de leurs meilleurs traders sur celles des banques anglo-saxonnes dénuées de tous scrupules, à moins de les voir débauchés, les dirigeants de banques sont sans doute les premiers conscients que leur discours est inaudible.
En tout cas difficilement acceptable par une une opinion chauffée à blanc qui a tout lieu de comparer d'un coté l'accumulation des entreprises qui ferment et licencient et de l'autre les milliards d'euros d'argent public que les banques se sont vues injecter pour éviter l'asphyxie l'automne dernier.
Le moment paraît d'autant plus mal choisi pour rouvrir le débat que les comptes du premier semestre des banques font apparaître une autre donnée, tout aussi fondamentale, mais qui risque désormais de passer inaperçue. Devenue économique et sociale, la crise et le chômage se traduisent par une nette dégradation de la solvabilité des emprunteurs et partant une très forte montée des défauts de remboursement et des provisions dans le bilan des banques.
Critiquées pour avoir été à l'origine de la crise financière en distribuant à tout va des produits toxiques, suspectées par la suite de raréfier le crédit aux entreprises et aux particuliers et de reconstituer leurs marges sur le dos de leurs clients et des Etats qui les ont abondamment arrosées de liquidités, les banques risquent une fois de plus d'avoir raté une belle occasion de démontrer leur utilité et leur raison d'être, à savoir financer l'économie et lui permettre d'amortir le choc de la crise en soutenant les entreprises les plus fragiles et en sauvant des emplois. Pourtant, sur ce point, les chiffres fournis par les uns et les autres ne sont pas neutres. Le CIC a ainsi vu son coût du risque multiplié par plus de trois an en un an. BNP Paribas et la Société Générale ont a vu ce coût atteindre respectivement 2 milliards d'euros et 1,1 milliard au deuxième trimestre.
Alors, les centaines de millions mis de coté pour rémunérer les traders en fin d'année ne seraient-ils pas bien plus utiles pour affronter ce choc et permettre aux banques, à long terme, de financer la relance de la machine économique en soutenant notamment l'investissement des entreprises? Il est toujours possible de faire bien et l'un et l'autre rétorqueront les banquiers qui ont fait de la banque universelle cumulant activités sur les marchés, financement des entreprises et des particuliers, gestion d'actifs, assurance, la marque de fabrique du modèle français, le mieux à même de traverser les crises. Pas sûr que cet argument soit à même de justifier le rapport entre des rémunérations stratosphériques et le risques pris.
A cette aune, s'il est une catégorie de banquiers pour laquelle la polémique risque d'être la moins acceptable, c'est peut-être celle des banquiers dits «traditionnels», responsables de clientèles, chargés de comptes, agenciers.
Il y a neuf mois, ces derniers ont subi de plein fouet, parfois en première ligne aux guichets, l'opprobre jetée sur leur banque par les dérives de leurs cousins de la banque de marchés, gavés de bonus et de stock options. Lesquels regardent souvent avec condescendance ces soutiers de la banque de détail.
Aujourd'hui, la crise financière paraît passée, signalant la tentation de revenir aux vieilles pratiques des bonus. Ces mêmes banquiers traditionnels se retrouvent désormais en première ligne pour supporter, cette fois, les conséquences de la crise économique dans leurs rapports avec la clientèle. Voire subir dans les prochains mois les plans de réduction ou de rationalisation des réseaux.
L'atonie de la distribution du crédit provoque une baisse du chiffre d'affaires des banques tandis que les charges pèsent proportionnellement de plus en plus lourd. La chasse aux économies d'échelle est lancée. Cela pourrait bien être l'une des conséquences les plus inattendues de cette crise, celle d'offrir une nouvelle jeunesse à la lutte des classes dans la finance, entre traders et «banquiers à la papa».
Philippe Reclus
Image de Une:Â Â Reuters
Lire aussi: Banques: Le triomphe des coupables par Jacques Attali et La Banque gagne toujours par Eric Le Boucher.
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Comments
Take the money and run
Critiquées pour avoir été à l'origine de la crise financière en distribuant à tout va des produits toxiques, suspectées par la suite de raréfier le crédit aux entreprises et aux particuliers et de reconstituer leurs marges sur le dos de leurs clients et des Etats qui les ont abondamment arrosées de liquidités, les banques risquent une fois de plus d'avoir raté une belle occasion de démontrer leur utilité et leur raison d'être
Au risque de désespérer Peter Wright, je crains que les chantres du libéralisme ne soient aussi attachés à la préservation de leurs avantages acquis, que le cheminot de base. Et ce même si, au final, cela ne coûte à la collectivité beaucoup plus que le déficit de la SNCF.
Si on ajoute à ça la nécessité pour les grands chefs à plume et autres membres des conseils d'administration des grandes banques de verser de copieux bonus à une partie réduite de leur personnel pour justifier de leurs propres émoluments et autres stock options, le capitalisme financier va finir par nous faire regretter le bon vieux temps du capitalisme industriel. Après tout, et même si les intérêts d'un patron propriétaire de l'outil de travail ne se confondaient pas avec les intérêts du plus grand nombre, il était au moins obligé de raisonner à moyen et long terme.
Le financement des entreprises et des particuliers ne pourra jamais générer des profits comparables à l'activité sur les marchés, même en étranglant les clients. Sa principale utilité dans la banque universelle, c'est de rendre plus difficiles les OPA hostiles qui viseraient l'établissement.
Le capitalisme financier c'est "take the money and run".
El Gato
@ El Gato et al
Je ne désespére pas. Au contraire je m'amuse. De voir tous ces commentaires moralisants, réclamant parfois le retour de la guillotine, parfois du simple exil. En tout cas une bonne révolution comme seule la France sait faire entre de longues périodes d'enrichissement personnel et d'abus à tous les niveaux!
Prenons un exemple : qui parmi nous (à part les locataires à qui je demande pardon) ne s'est pas réjouit de voir la "valeur" de sa résidence principale augmenter d'année en année? De se sentir plus "riche"?
Valeur réelle ajoutée? Pas du tout. Une maison reste une maison comme une voiture reste une voiture. Au contraire les deux devraient dimunuer en valeur avec l'usure. Offre et demande? Pure spéculation plutôt nourrie par des taux d'intérêts bas (merci l'euro).
Mais quand ces méchants financiers font pareil, comme nous avec l'argent empruntée aux autres, on sort les tambours.
La France, ça doit être culturelle, n'a jamais aimé l'argent.....des autres. Quant au profit....c'est une pure scandale et le mot 'entreprise' est une injure en demi teint.
Arrêtons cette hypochrisie. Comme j'ai déjà eu l'occasion de dire dans vos colonnes, je trouve inacceptable ce qui s'est en septembre 2008. Je suis pour une réglementation plus stricte comme je suis pour les feux rouges aux carrefours.
Mais appeler à la révolution est irresponsable et irréalist. M. Attali, ancien banquier, non un peu 'pantouflard' à l'époque, le sait bien! Mais ça vend bien et tant mieux pour lui. On profite comme on peut!
Peter Wright
Quelle hypocrisie ?
Il s'agit d'un milliard de provision; en fait il s'agirait de beaucoup plus (dixit une amie qui est dans le milieu). Vous approuverez certainement le calcul fait par ce qu'il nous reste de medias : un milliard d'euros divisés par les quelques 17000 employés de BNP égal 59000 € par tête, chiffre, annoncé hier par nos chaînes de télé, qui est compréhensible par tous. Le smicard, employé d'une grande surface, par exemple, peut rêver un instant: trois fois son salaire annuel comme prime de Noël. En réalité, ce que vous ne dites pas, ce que personne ne dit, c'est que ce milliard sera partagé entre 300 ou 400 personnes et on arrive à une prime de noël de 1000000000/400= deux millions cinq cent mille euros. Là , le smicard ne rêve même plus; cela dépasse son entendement: deux ou trois siècle de son salaire, comme prime de Noël ! S'il arrive à comprendre, on pourra peut être lui expliquer que ce n'est peut être rien, à côté du reste (salaire- dans de telles conditions, le mot "salaire" a-t-il encore un sens ?- partie variable , stock options, primes et autres cerises). Sachant que les plus hauts dirigeants se partageront la plus grande part de ce milliard, vous pouvez peut être vous mêmes avancer un chiffre, des dizaines ou centaines de millions chacun? On arrive là à des millénaires de smic. Comment pouvez vous comparer et mettre sur le même plan, ce qui précède et la maison d'un quidam qui a peut être doublé voire triplé de valeur dans les deux dernières décennies : des gens qui se servent parce qu'ils le peuvent et des citoyens passifs qui voient leur patrimoine immobilier fluctuer au gré d'un marché dans lequel, pour la plupart, ils n'interviennent pas.
Vous aurez beau dire, vous aurez beau faire, rien ne pourra justifier, surtout pas avec des arguments aussi pauvres (les français n'aiment pas l'argent ... des autres - cela se veut être un bon mot ?- pour les français "entreprise" ou "profit" sont des insultes, vous auriez pu ajouter, en restant dans le ton, que ce sont tous -les français- des fonctionnaires qui s'accrochent avec rapacité, à leurs avantages acquis), rien ne pourra justifier le fait que des hommes, dirigeants (pas tous) patrons(pas tous) qui, par leur comportement, ont mené le système financier à la ruine ce qui provoque des dizaines, des centaines de millions de chômeurs de par le monde puissent continuer de se servir de manière aussi vertigineuse. Savez-vous que Goldman Sachs va verser 25 à 30 milliards de dollars de bonus, pas à ses employés, j'insiste, mais à ses dirigeants et traders, c'est à dire près de la moitié de l'aide gouvernementale (60 milliards fournis par le contribuable américain). Vous parlez encore d'hypocrisie ?
LG Prof retraité
Peter Wright a raison
rien à ajouter sauf l'exemple de la télévision en 1986. Les salaires des vedettes étaient à la hausse, on se les arrachait dans ces télévisions lancées par les proches du pouvoir de gauche. Rien à faire contre la concurrence du recrutement disaient ils. Jusqu'à ce que Bouygues rachéte TF1 et dise non à la course aux salaires. C'est la chaine qui fabrique les vedettes et non l'inverse. Et Bouygues a gagné, les vedettes sont revenues en acceptant les salires normaux. Il faudrait que les banques aient un peu de courage pour former de nouvelles vedettes.
JG
à quand une révolution?
Enfin quoi,de qui se moque -t-on? mais de tout le monde!car c'est: l'égoïsme (c'est le mot qu'il ne faut pas avoir peur de prononcer) de chacun qui explique le mal qui ronge notre époque,-comme toujours,va me répondre l'hypocrite.Mais je voudrais ouvrir les yeux de ceux qui me lisent:seule l'étatisation du système bancaire peut sauver le secteur bancaire pour le mettre au service de tous et non pas des seuls traiders.Car eux , ils font gagner de l'argent aux banques ,mais ce profit est nuisible à tous,et n'enrichit que.. les banquiers et leurs maitres, id-est les possesseurs de monnaie(particuliers , investisseurs institutionnels, fond de pension etc..),et appauvri l'ensemble des citoyens.Bien sur qu'il va falloir en voir en détail les modalités pour permettre le jeu du marché,seulement, comme ce sont les bases même de nos sociétés fondées sur le "libre marché" qui veut tout simplement dire,la loi du plus fort-comme dans la jungle-et en dépit des siècles de lutte contre le Léviathan hein Hobbes?,on n'en n'aura pas fini de contrer la perversion de tous ces gens pour qui le maître mot est:"escroque ton voisin,pour en tirer le max!" C'est pourquoi l'état devra prendre ses responsabilités et cesser de soutenir les égoïsmes particuliers sans tomber dans le dirigisme des marxistes qui n'ont pas vu le piège d'organiser leur société ce qui n'as pas empêché les égoïsmes individuels de se faufiler dans les rouages du parti au pouvoir.Alors quelle solution me direz vous? et bien j'attends de la discussion un peu de nouveautés.
mhk
les clés de la sérénité :-)
Demain, les traders travailleront-ils le dimanche? Un trader qui reçoit des millions bénéficie-t-il d’un accompagnement psychologique? Saurait-il répondre au quiz « Les clés la sérénité » organisé par la Française des Jeux pour tout grand gagnant du Loto (gain supérieur à un million d‘euro)? « Doit-on garder le secret ? Faut-il s'arrêter de travailler ? A qui et combien donner ? Comment se faire plaisir quand on peut tout s'offrir ? ». «Le gain d'une très grosse somme d'argent est un choc qui peut s'apparenter à un traumatisme », affirme le professeur Marc Valleur, psychiatre à l'hôpital de Marmottant (Le Point, les millionnaires du Loto, juillet 2009).Un trader aime-t-il regarder les bateaux en suçant des glaces à l’eau? Que ferait un trader avec 30 000 euros, le montant de l’indemnité supplémentaires demandée par les salariés de New Fabris? Aurait-il envie d’ouvrir un camion pizza?
(...)
http://labetiseeconomique.wordpress.com
htt://labetiseeconomique.wordpress.com
Oui, hypocrisie LG
Tout d'abord permettez-moi de répéter ce que j'avais dit concernant les banquiers et leurs activités : "Comme j'ai déjà eu l'occasion de dire dans vos colonnes, je trouve inacceptable ce qui s'est en septembre 2008. Je suis pour une réglementation plus stricte comme je suis pour les feux rouges aux carrefours.".
Par ailleurs j'avais suggéré qu'on érige un mur de béton entre les activités bancaires traditionelles (emprunts et prêts dans les limites des fonds propres) des banques et les activités liées à la speculation financière. J'ai entendu par la suite la même observation sur France Inter en présence de Jacques Attali.
Par contre je m'insurge contre ceux qui jalousent les gains des autres tout en faisant dans son coin sa cuisine spéculative. "Comment pouvez vous comparer et mettre sur le même plan ... la maison d'un quidam qui a peut être doublé voire triplé de valeur dans les deux dernières décennies : des gens qui se servent parce qu'ils le peuvent et des citoyens passifs qui voient leur patrimoine immobilier fluctuer au gré d'un marché dans lequel, pour la plupart, ils n'interviennent pas.".
Des citoyens "passifs" il doit en avoir. LG est prof retraité. Il figure peut-être parmi eux. On n'est pas prof pour devenir riche.
Mais des milliers de braves gens ne sont pas passifs du tout. Ils sont ravis de raconter leurs valeurs ajoutées à chaque diner d'amis et ils spéculent (avec l'argent des banques) sur leur prochain achat.
Ce qui ne les empêchent pas de lever les mains en horreur quand ils apprennent que d'autres ont fait encore mieux qu'eux - et de la même manière. Avec l'argent emprunté aux autres. C'est ça l'hypocrisie que je dénonce M.ou Mme LG. Les montants semblent vous choquer plus que la manière. Bizarre raisonnement.
J'ai spéculé autant plusieurs fois d'ailleurs et ça ne m'empêche pas de dormir. Pas plus que les salaires ridicules payés à des sportifs ou les bonus énormes payés à des traders lesquels, soulignons-le en passant, ne coûtent pas un centime aux contribuables (à la différence du vieux Crédit Lyonnais étatisé en banqueroute) et qui sont très, très indirectement responsables de la crise dans l'industrie de l'automobile et autres.
Descendons donc des barricades et continuons de bosser.
Peter Wright
Personne n'a parlé de couper les têtes
Mon cher peter:
"Tout d'abord permettez-moi de répéter ce que j'avais dit concernant les banquiers et leurs activités : "Comme j'ai déjà eu l'occasion de dire dans vos colonnes, je trouve inacceptable ce qui s'est en septembre 2008. Je suis pour une réglementation plus stricte comme je suis pour les feux rouges aux carrefours." Ceci est déjà révolutionnaire. Au USA il y a une guerre larvée entre l'administration et le monde de la finance, c'est juste de cela dont il est question plus un arrêt des relations incestueuses entre les banques et la hautes administration. Personne ne veut couper des têtes ou porter un jugement moral sur qui que ce soit. Vous auriez vous aussi du Che Guevarra en vous?
iconoclaste
banquier "Ã papa"
je suis un banquier " à papa" comme les définit l'auteur de l'article , et je partage la teneur de ses propos et hélas ! les conclusions tirées de ces évènements ! !
La banque de détail n'a plus beaucoup de marges ( ni sur les dépôts , ni sur les crédits ) les contentieux affluent , la perception des commissions sur la clientèle a atteint plus que le déraisonnable , nous sommes tous sur la même cible de clientèle et la seule manière de se maintenir et d'être clair avec ses clients ( ce que je revendique pour ma part) sans arrogance ni mépris .
IL n'est nullement question ici d'attirer " la compassion" , envers les banquiers "Ã papa" , bien entendu !
@Peter WRIGHT
Bonjour ou bonsoir Monsieur ( je ne sais où vous séjournez)
Tout d'abord , je tiens à vous féliciter pour la clarté de votre Français , je suppose que vous êtes de culture Anglo-Saxone et je ne risque pas d'écrire votre langue aussi bien !
Je partage vos réflexions sur l'argent... et les exemples que vous donnez .En effet , lorque les traders auront touché leur bonus ' ( s'ils les touchent , car rien est acquis !) qui se plaindra de l'odeur de cet argent qui aura circulé du petit commerçant au vendeur de voiture haut de gamme !
Certainement pas ceux qui l'auront encaissé et qui pourtant font peut-être parti des gens outrés actuellement !
En revanche , voyez-vous si l'argent est nécessaire dans nos sociétés, sa véritable fonction ( moyen d'échange) a été détournée au profit d'autres fonctions et notamment de celle de " passe droit".
IL ya ( à mes yeux) une fâcheux mélange qui s'est opéré ( cela ne date pas d'aujourd'hui) mais cela ne fait qu'empirer . Lorqu'on écrit sur un billet de banque " in God we trust", cela permet tout !
Pardonnez-moi , mais je pense qu'il y a un énorme problème d'EDUCATION dans notre monde et je crains pour ma part que la réaction risque un jour d'être violente justement parce que l'éducation est absente de tous les discours ( en bas comme en haut d'ailleurs !)
A titre d'exemple , au XVIIIé siècle en France , lorsque la noblesse possédait tout , que faisait-elle ?
Elle est dévenue oisive et paresseuse et n'a rien vu venir !
Car être Noble , cela se mérite et ne doit pas devenir un passe droit !
Bonne journée ou bonne soirée
Cordialement
jlde
TRANSPARENCE TRANSPARENCE
Je ne suis pas un fana des banquiers mais une nouvelle fois un chiffre est lancé sans aucune explication. Si le système considére que la rémunération des traders est liée à la performance il est aussi important d'en connaître les modalités. Il me paraît indispensable de présenter le rapport entre la prime reçue et le bénéfice qu'en retire la banque.
Autre sujet les banques ont reçu de la BCE des milliards à 1% d'intérêt ces sommes repartent sur le marché auprès des entreprises et des particuliers entre 4 & 8%, voilà une spéculation que fait l'état???
Le pb des banquiers et d'une bonne partie du CAC 40 le manque de transparence dans ce cas le retour de manivelle, l'ire des citoyens.
Que fait l'état? l'hypocrite. Un discours pour les dirigeants du CAC avec certainement des courbettes car en général les polticiens sont fascinés par les dirigeants de ses groupes, un autre discours pour le peuple car nos dirigeants pensent que le citoyen est un gogo.
Que dire de l'organisation de l'état Le Président en vacances, le premier ministre en vacances idem pour les autres, bravo pour la gestion du pays mais peut-être que le monde entier ferme en août!!!!!!
Belle gestion heureusement que nos entreprises sont mieux gérées.
J'oubliais notre premier ministre prend l'avion avec sa famille entre Le Mans et Paris pour rentrer le WE, mais pour ce qui est d'un sujet sensible pour l'opinion on continue paisiblement ses vacances et demande "au deuxième couteau" de gérer le sujet. Les banquiers ont du sourire et se dire encore une perte de temps. Il est vrai le Président a fait les gros yeux cela ne changera rien. Il montre qu'il est là pour les sondages, le citoyen croit-il encore aux discours de l'état pas si sur.
Messieurs les journalistes nous avions de grands titres l'an dernier sur les bénéfices colossaux de Total moins d'article cette année sur cette entreprise, les bénéfices ne sont pas identiques? Voilà également un exemple d'une com vérité.
Un citoyen, ni banquier ni au sommet des entreprises du CAC;un citoyen qui, tout simplement souhaite de la transparence et de la vérité, après il jugera en fonction de ses critères
MAYOMBE