Culture / Monde

Les écrivains célèbres se détestaient, parfois, et le disaient joliment (et méchamment)

Temps de lecture : 2 min

Cette infographie du Huffington Post, mise en avant sur le site FastCoDesign, montre en un schéma les querelles d'écrivains anglo-saxons. C'est très drôle de voir la mauvaise foi des uns, comment d'autres se plantaient. Et comment chez tous l'ego régnait.

Ainsi, Norman Mailer, ce grand féministe, disait sur Le Groupe, de Mary McCarthy:

«Au plus haut niveau, elle a échoué, et même lamentablement échoué, à écrire autre chose que le meilleur roman dont des rédacteurs en chef de magazine féminin pouvaient rêver secrètement.»

De Jack Kerouac, Mailer (qui, globalement, avait beaucoup de choses à dire sur beaucoup de gens, il avait la haine prodigue) disait qu'il manquait «de discipline, d'intelligence, d'honnêteté et d'un sens du roman; son rythme est erratique, son sens des personnages inexistant; il est aussi prétentieux qu'une pute de luxe et aussi sentimental qu'une sucette».

Capote n'épargnait pas Kerouac estimant que ce qu'il faisait «ne s'appelle pas écrire, cela s'appelle taper à la machine».

Hemingway sur Faulkner:

«Le pauvre. Pense-t-il vraiment que les grandes émotions viennent des grands mots?»

Henry James sur Poe (ce qui éclabousse Baudelaire):

«Montrer de l'enthousiasme pour Poe est la marque d'un niveau de réflexion définitivement primitif.»

Virginia Woolf n'était tendre ni avec Henry James, ni avec James Joyce; ce dernier était aussi la cible de DH Lawrence; lui-même cible de Conrad. Lui-même cible de Nabokov. Qui critiquait son style de «boutique de souvenir». Leur haine est si jolie.

Slate.fr

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