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Bastian Schweinsteiger, le chouchou de Merkel

Annabelle Georgen, mis à jour le 04.07.2014 à 17 h 38

Bastian Schweinsteiger n'est pas seulement un des meilleurs joueurs de la Nationalmannschaft. Le milieu de terrain bavarois entretient une relation spéciale avec la chancelière allemande.

L'Algérien Rafik Halliche fait une faute sur l'Allemand Bastian Schweinsteiger le 30 juin 2014 à Porto Alegre, REUTERS/Leonhard Foeger

L'Algérien Rafik Halliche fait une faute sur l'Allemand Bastian Schweinsteiger le 30 juin 2014 à Porto Alegre, REUTERS/Leonhard Foeger

Il aimerait bien qu'on cesse de l'appeler «Schweini», maintenant qu'il s'apprête à passer le cap de la trentaine. Mais dans le coeur de ses supporters, Bastian Schweinsteiger sera toujours «Schweini», le gamin blond qui a rejoint dès ses 14 ans les rangs du Bayern Munich, club auquel il est depuis toujours resté fidèle. Considéré comme l'un des meilleurs milieux défensifs au monde, admiré pour sa puissance de frappe et son jeu de passe d'une précision redoutable, il a été élu meilleur footballeur de l'année 2013 en Allemagne.

Apprécié pour sa fraîcheur et son naturel, Bastian Schweinsteiger jouit d'un gros capital sympathie chez les supporters allemands, et tout particulièrement auprès d'Angela Merkel. Comme en témoignent les innombrables photos qui les montrent côte à côte, la chancelière ne rate jamais une occasion de le féliciter après un match, de lui rendre visite dans les vestiaires, voire de le sermonner. Comme il le racontait récemment dans la presse allemande, lors d'un match contre la Croatie pendant l'Euro 2008 où il avait écopé d'un carton rouge après avoir poussé un joueur, Angela Merkel lui avait remonté les bretelles:

«Elle m'a dit que je ne dois plus faire une telle bêtise. Et elle a dit que je dois à nouveau jouer comme autrefois [en référence à la Coupe de monde 2006, NDLR]. Quand la chancelière dit quelque chose, il faut le faire.»

Contrairement aux nombreux chefs d'État qui s'affichent dans la tribune d'honneur pour s'offrir une belle page de publicité sans avoir en réalité le moindre intérêt pour ce qui se passe sur le terrain, la passion de la chancelière allemande pour le football n'est pas feinte. Elle raconte avoir assisté au match qui opposa l'ex-RDA à l'Angleterre à Leipzig en 1974, avoir suivi l'Euro 1996 dans un bar à Bonn et s'être rendue dans le village voisin de sa maison de campagne pour pouvoir suivre un match de l'Allemagne lors de la Coupe de monde 2002.

Merkel ne cache d'ailleurs pas son faible pour «Schweini». Sur son site officiel, on trouve une photo les montrant tous les deux à Vienne en 2008, à télécharger en haute qualité. Souvent interrogé par les médias allemands au sujet de la relation privilégiée qui le lie à Angela Merkel, le joueur affirme que même si il essaie d'être le plus naturel possible en sa compagnie, les visites impromptues de la chancelière peuvent parfois être troublantes, comme le rapportait en 2010 le magazine de foot Elf Freunde:

«Un jour que nous avions perdu, elle nous a pris dans ses bras et nous a un peu consolés. Un jour où nous avions joué contre l'Argentine, elle est tout simplement entrée [dans les vestiaires de la Mannschaft, NDLR]. Mais il fallait que nous prenions une douche... Alors tu te retrouves à moitié nu à côté de la chancelière. Ça fait toujours bizarre. Elle a une bière à la main et trinque avec toi. Alors tu te demandes: suis-je vraiment à ma place?»

Annabelle Georgen
Annabelle Georgen (342 articles)
Journaliste
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