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Du super-sang pour protéger les soldats sur le champ de bataille

Repéré par Andréa Fradin, mis à jour le 02.07.2014 à 13 h 12

Repéré sur The Independent, The Daily Mail

"Abstract blood cells" | FlickR licence CC BY SA

"Abstract blood cells" | FlickR licence CC BY SA

On savait déjà que l'armée américaine misait sur les robots pour grossir les rangs de ses effectifs dans le futur. Mais l'avenir des forces armées passe aussi par la génétique. Et le sang.

A en croire une étude publiée fin juin dans Proceedings of the National Academy of Sciences, les soldats américains pourraient se voir bientôt administrer des perfusions de sang amélioré dans le but de les «protéger contre des agents de guerre bactériologique», résume The Independent.

Une sorte de «super sang» en somme, reprend de son côté le Daily Mail, qui s'appuierait sur les propriétés des cellules porteuses de l'hémoglobine, aussi appelées globules rouges. Responsable de la distribution de l'oxygène dans le corps, des poumons aux tissus, ces cellules ont la particularité d'être petites, flexibles et très nombreuses, rappelle The Independent. 

Des petits véhicules sanguins que les chercheurs souhaitent transformer en transporteurs d'un nouveau genre, en plaçant dans leur membrane cellulaire (la paroi de la cellule) «des protéines génétiquement conçues pour cibler des toxnies spécifiques», écrit encore The Independent.

«Nous voulions créer des cellules sanguines de grande qualité dans le but de transporter plus que de l'oxygène», explique ainsi au journal britannique Harvey Lodish, du Whitehead Institute pour la recherche biomédicale, dans le Massachusetts, aux Etats-Unis. Une amélioration d'autant plus intéressante qu'elle dure, poursuit un auteur du rapport, Hidde Ploegh, professeur de biologie au Massachusetts Institute of Technology (MIT):

«Dans la mesure où les globules rouges humains modifiés peuvent circuler dans le corps jusqu'à quatre mois [après transfusion], on peut imaginer un scénario où les cellules sont utilisées pour introduire des anticorps qui neutraliseront une toxine. Le résultat serait des réserves durables d'anticorps anti-toxines.»

Soutenue par la Darpa, l'agence de recherche américaine qui dépend du ministère de la Défense, qui se penche déjà sur les questions de robotique, ou d'une combinaison façon Iron Man, cette initiative pourrait se voir appliquée dans d'autres domaines. «La même technique pourrait aussi être utilisée pour fournir des médicaments aux civils dans tous les domaines, précise ansi le Daily Mail, de la réduction du cholestérol aux accidents vasculaires cérébraux.»
 

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