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Les cent phénomènes, personnages, idéologies, objets... hérités de la Première guerre mondiale

Repéré par Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 29.06.2014 à 17 h 28

Repéré sur Wall Street Journal

Le dossier du Wall Street Journal

Le dossier du Wall Street Journal

Qu’ont en commun l'idée de l’Union européenne, les saucisses végétariennes, les casques de militaires, les magazines illustrés, l’indépendance de l’Afghanistan, le bolchévisme, l’économie d’énergie grâce au changement d’heure, le préservatif et Adolf Hitler?

Ce sont tous des phénomènes hérités plus ou moins directement de la Première guerre mondiale, et «qui continuent de structurer nos vies aujourd’hui», explique le Wall Street Journal qui, pour la commémoration des cent ans du début du conflit, a eu la bonne idée de sélectionner les 100 héritages les plus marquants.

Les rivalités coloniales de l’immédiat après-guerre entre les grandes puissances et la défense de leurs intérêts sont à l’origine du redécoupage du Moyen-orient et des conflits de la région. Le renversement du régime tsariste en Russie et l'établissement d’un régime communiste en 1917, a été déclenché par la révolution de février et un ensemble de grèves et protestations contre la famine et demandant la fin de la guerre.

En plus du ressentiment de l’Allemagne, la première guerre mondiale «a laissé derrière elle un ordre international faible qui offrira plus tard des opportunités pour la conquête allemande».

Quant aux préservatifs, leur usage s'est généralisé pendant la guerre: plus de 400.000 admissions à l'hôpital de membres des troupes britanniques étaient liées à des maladies sexuellement transmissibles.

Si on en croit le classement des internautes, l’avant-dernière évolution la moins importante est la musique classique. Pourtant la notice que lui consacre le WSJ est intéressante. Le français Maurice Ravel a écrit une pièce en six mouvements pour piano solo entre 1914 et 1917, chaque mouvement étant dédié à la mémoire d’un ami mort au front. Le compositeur Schoenberg servait lui dans l’armée autrichienne. «Il considérait le combat physique contre la France comme un miroir des combats contre les valeurs esthétiques de Ravel, Bizet et Stravinsky [qui était russe]» et souhaitait faire triompher l’esprit allemand grâce à la musique atonale. On connaît la suite (oui, la Première guerre mondiale nous a aussi légué le nationalisme exacerbé).

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