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Des adolescents israéliens font des selfies à Auschwitz: est-ce grave?

Auschwitz - Il lavoro rende liberi / One From RM via Flickr CC License By

Auschwitz - Il lavoro rende liberi / One From RM via Flickr CC License By

L’ère d’Instagram vient de nous apporter un nouveau concept. Le selfie dans un camp de concentration. Rappelons que le selfie est un autoportrait pris avec un smartphone dans une posture généralement avantageuse, posté sur un réseau social en guise de souvenir ou de carte postale depuis le lieu où on se trouve.

Le New Yorker se penche sur un phénomène déconcertant: des adolescents et des jeunes adultes, pour beaucoup Israéliens, postent des selfies lors de leurs voyages sur les sites des camps de concentration nazis.

Des centaines de photos de ce type ont été prises et publiées sur les réseaux par des élèves israéliens de lycée lors d’une visite de classe en Pologne. Or l'une de ces élèves a créé anonymement une page Facebook republiant ces photos pour se moquer de ce qu’elle estime être une pratique «grotesque». Il faut dire que les statuts de ces jeunes, comme le hashtag «Mountofash» («montagne de cendres») posté depuis le site d’un camp de concentration, ou le «duck face» devant le panneau «Arbeit Macht Frei» d’Auschwitz ont du mal à passer. Depuis, la créatrice de la page Facebook a du la retirer, ayant reçu de nombreux messages lui demandant d’enlever les photos ainsi que des critiques sur son initiative accusée de ridiculiser ces jeunes.

Pour elle cependant, les ados ne sont pas responsables de cette banalisation des lieux de mémoire. Elle a voulu avec sa page dénoncer «l’utilisation méprisable qui est faite de l’Holocauste» notamment par certains responsables politiques israéliens n’hésitant pas à brandir la référence historique à telle occasion de politique intérieure n’ayant rien à voir.

Et une éducatrice qui a accompagné les adolescents dans ces voyages en Europe, Sharna Marcus, a publié un article pour les défendre. «L’objectif d’un tel voyage n’est pas de forcer les adolescents à se sentir tristes ou solennels», mais de leur faire découvrir l’histoire de la communauté juive en Europe ainsi que bien sûr celle de la Shoah. 

The point of such a trip is not to force the teenagers to be sad and solemn. The goals of the organization I worked for was to - See more at: http://ejewishphilanthropy.com/the-role-of-the-educator-and-the-selfie-at-auschwitz/?utm_source=Fri+June+27&utm_campaign=Fri+June+27&utm_medium=email#sthash.XdEQ07P4.dpuf
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Adam «Adolek» Kohn, juif polonais réfugié en Australie en 1949 et survivant d’Auschwitz, avait créé une énorme polémique en 2010 avec une vidéo postée sur Youtube (et retirée depuis): filmé par sa fille, une artiste australienne, il dansait avec ses petits-enfants à Auschwitz sur I Will Survive, de Gloria Gaynor. La performance artistique n’avait alors pas été jugée du meilleur goût.

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