France

Quels sont les noms les plus donnés aux boîtes de nuit françaises?

Jean-Laurent Cassely et Étienne Goetz, mis à jour le 01.07.2014 à 17 h 00

Non, ce n'est pas Macumba. Le big data a parlé.

Photo: François Prost

Photo: François Prost

Le Sphinx, le Niagara, le Copa Cabana, le Millenium et, bien entendu, le Macumba. Tout le monde connaît au moins de réputation l'un de ces établissements de nuit que l'on a successivement appelé dancing, discothèque, boîte de nuit ou club.

Le magazine de musique electro Tracks a récemment publié sur son site est un émouvant florilège de photos de François Prost (dont la photo de une de cet article) de ces boîtes souvent situées à la campagne ou en zone commerciale, flanquées en bord de route entre un hôtel Ibis et un Conforama.

«Bien loin des raffinements hédonistes des clubs de grandes villes», écrit le magazine sur son site, les photos de François Prost montrent des «lieux de séduction [qui] arborent fièrement leurs références ensoleillées, échappatoires à une vie quotidienne plus terre à terre».

Leurs noms un peu vieillots vont piocher leurs références dans l'exotisme tropical (l'Amazone) ou afro-brésilien (le fameux Macumba), rendent hommage aux Etats-Unis (le Miami, le Manhattan) ou à l'Egypte ancienne (le Sphinx, le Kheops, les Pyramides, etc.). Ces lieux et leurs DJ marqués par le disco et la dance sont souvent l'objet de sarcasmes des urbains en goguette sur les plages ou dans les campings, mais tout le monde finit par s'y rendre à un moment de l'été.

Nous avons cherché quels étaient les noms de boîte les plus populaires en analysant le contenu d'un annuaire des discothèques françaises (non exhaustif, il en existe plusieurs), ce qui nous a permis d'obtenir plus de 2.500 noms. Il n'y a bien entendu pas toutes les boîtes, celles recensées faisant partie d'un réseau spécifique, mais ce volume et le fait que les établissements présentés soient situés dans tous les départements nous donnent un bon aperçu des tendances en la matière.

Photo: François Prost

Voici les termes qui reviennent le plus souvent: ce sont des termes génériques accolés à un nom de lieu ou à un numéro: par exemple, les boîtes qui s'appellent «Le New [...]». Ou alors il s'agit de noms populaires comme Le Paradise, Le Retro ou Le Must...

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Visualisation des noms les plus cités de l'annuaire des boîtes de nuit Pheebee grâce au site de Jason Davies.

Le Macumba est donc moins présent qu'on ne l'imaginait (nous n'en avons repéré que trois). La popularité de ce nom est peut-être liée au fait que les quelques Macumba du territoire sont de grands établissements qui jouissent d'une réputation importante, à l'image de l'immense complexe de loisir de Haute-Savoie, situé à la frontière franco-suisse à côté de Genève qui abrite 6 clubs et plusieurs bars et restaurants.

Ci-dessous, une photo Google Street View d'un autre Macumba: celui de la zone commerciale d'Englos à Lille. Comme le précise François Prost, le Macumba lillois fait partie des boîtes historiques cultes: «l'architecture et le logo n'ont pas bougé d'un poil depuis 40 ans». Un concentré d'années 1970.

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