Culture / Égalités

Peut-on avoir un beau cul et un bel esprit? Olivia Wilde n'a besoin que de quelques mots pour le prouver

Temps de lecture : 2 min

La réponse de l'actrice aux remarques sexistes d'un journaliste de GQ est parfaite.

Olivia Wilde à Hollywood, en mars 2013. REUTERS/Mario Anzuoni
Olivia Wilde à Hollywood, en mars 2013. REUTERS/Mario Anzuoni

Dans un article publié dans GQ américain, le critique ciné Tom Carson analyse fort subtilement le dernier film de Paul Haggis: Third Person. Il explique notamment au sujet d'Olivia Wilde:

«Elle est censée être écrivain, mais cela cessera d'être crédible quand vous verrez Wilde galoper nue dans les couloirs d'un hôtel, après que Neeson l'aura gentiment mise à la porte de sa chambre. Avec un popotin pareil, qui aurait besoin de savoir lire et écrire? Qui en aurait envie?»

Par où commencer? J'aimerais vous faire la liste des auteur(e)s beaux, belles et sexy. Mais j'imagine que je rentrerais dans le jeu de ce Monsieur Carson, qui emploie le mot popotin (tush en anglais) passé ses 8 ans. Donc je ne le ferai pas.

Enfin juste une:

Anne Berest, auteure notamment de Sagan 54

Ou deux:

Si, ça compte, James Franco a écrit des livres.

Quant à la partie sexisme... Carson est quand même mal tombé: il se trouve qu'Olivia Wilde, dont le vrai nom est Olivia Jane Cockburn, a choisi son pseudo en hommage à Oscar. Et qu'elle est titulaire d'une maîtrise en arts.

Carson n'est pourtant pas le seul à avoir accablé l'actrice de remarques sexistes ridicules. Un pathétique article de Première, en France, il y a quelques mois, se plaignait par exemple qu'elle n'ait pas minci assez vite après sa grossesse alors «qu'on l'avait connue si bien foutue», et le fait qu'elle ose désormais afficher «des gros poteaux plein de cellulite» paraissait au journal «vraiment décevant»...

Comme le rapporte le site Mic.com, Olivia Wilde «a régulièrement condamné les doubles standards sexistes en vigueur à Hollywood pour les actrices, ce qui explique sans doute pourquoi sa réponse à l'article de Carson est si parfaite»:

Explication: en anglais, smart ass signifie littéralement cul intelligent, mais accolé, c'est une insulte gentillette qui veut dire «gros malin» ou «monsieur je-sais-tout ». Et «Kiss my ass» signifie «va te faire voir». Et Kiss my smart ass est un combiné de tout ça, rappelant que ces très belles fesses d'Olivia Wilde appartiennent à quelqu'un qui manie bien mieux la langue que Carson et ses histoires de popotin.

Aussi, comme le rappelle très justement le site Jezebel, si Carson, qui pense que les écrivains ne peuvent avoir de si belles fesses, alors que son métier c'est d'écrire, ça ne regarde que lui. Et éventuellement son psy.

Charlotte Pudlowski journaliste, créatrice et rédactrice en chef du podcast Transfert

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