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Sommes nous seuls dans l’univers?

Star Trek Into Darkness

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Si des civilisations très développées technologiquement existent dans l'univers, pourquoi n'avons nous aucun contact avec elles?

Nous éprouvons tous un sentiment particulier quand dans une nuit profonde et noire, nous contemplons un ciel constellé d’étoiles. L’immensité de l’univers donne le vertige et souvent la même question se pose: sommes-nous seuls? Une question éternelle que se pose à son tour le Huffington Post américain.

Mais si nous ne sommes pas seuls, «Où sont-ils?» s'interrogeait déjà il y 70 ans Enrico Fermi l'un des plus grands physiciens de l'histoire et l'un des inventeurs de la bombe atomique. Il est l’auteur du paradoxe qui porte son nom, le paradoxe de Fermi, sur la vie extraterrestre. Il s’énonce de la façon suivante: la vie a évolué vite et irrésistiblement sur terre. Il y a plus de 100 milliards d'étoiles dans notre galaxie la Voie Lactée qui doivent pour la plupart avoir des planètes dont certaines susceptibles d'abriter la vie. La vie doit donc être extrêmement répandue dans notre galaxie et une espèce évoluée, bien plus que la notre, doit être capable de coloniser la galaxie en quelques millions d'année. Or, nous n'avons perçu aucune trace d'intelligence extraterrestre. «Mais où sont-ils?»

Statistiquement, le raisonnement de Enrico Fermi est imparable. Quand nous regardons au milieu de la nuit la voute étoilée, nous percevons environ 2 500 étoiles de notre galaxie, soit à peine un centième de millionième du nombre d’étoiles que comporte notre galaxie et la quasi-totalité d’entre elles se trouvent à moins de 1 000 années lumière ce qui représente 1% du diamètre de la Voie Lactée. En fait, nous ne voyons presque rien.

Pour donner encore un peu plus le vertige. Il y a donc entre 100 et 400 milliards d’étoiles dans notre galaxie et à peu près le même nombre de galaxies dans l’univers observable avec nos moyens actuels. Pour donner un ordre d’idées, cela signifie qu’il existe dans l’univers 10 000 étoiles pour chaque grain de sable présent sur terre.

Poussons le raisonnement statistique de Fermi jusqu’au bout. Les astronomes ne sont pas tous d’accord sur le pourcentage des étoiles dans l’univers qui seraient comparables à notre soleil. Ce pourcentage oscille entre 5% et 20%. Prenons, l’hypothèse la plus basse, 5%. Cela signifie qu’il existe dans l’univers 500 milliards de milliards d’étoiles comparables à la notre. Combien de ces étoiles ont des planètes en orbite autour d’elle qui pourraient avoir des conditions proches de celles de la terre. Là encore les astronomes ne sont pas d’accord. Le pourcentage est compris selon eux entre 50% et 22%. Prenons encore le plus faible, 22%, et revenons à la voie lactée. Si nous considérons qu’elle n’a que 100 milliards d’étoiles, que 5% d’entre elles sont comparables au soleil et que 22% d’entre elles ont en orbite des planètes comparables à la terre cela en fait un milliard de planètes comme la terre dans notre seule galaxie! Si la vie intelligente s’est développée dans seulement 0,1% des cas, il y a 100 000 civilisations intelligentes dans la Voie Lactée! 

Et pourtant le SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence), une organisation dont l’objet depuis des décennies est de détecter avec des radio télescopes un signal provenant d’une vie intelligente n’a jusqu’à aujourd’hui jamais rien entendu. «Mais où sont-ils ?»

Une question d’autant plus lancinante que beaucoup d’autres formes de vie intelligente devraient être bien plus anciennes et donc plus évoluées que la notre. Notre planète à 4,5 milliards d’années, l’univers en a plus de 13 milliards, il existe des planètes et des soleils qui ont 6, 7, 8 milliards d’années. A-t-on idée de ce que peut-être une civilisation de centaine de millions ou de milliards d’années. Elle nous serait aussi incompréhensible que la civilisation humaine pour des fourmis.

L’université de Princeton a établi une échelle assez simple, la Kardashev Scale, pour mesurer le degré d’avancement des civilisations. Selon cette échelle, une civilisation de type I a la capacité d’utiliser toute l’énergie d’une planète, nous nous en approchons. Une civilisation de type II est capable d’utiliser toute l’énergie de son étoile et une civilisation de type III toute l’énergie de sa galaxie. Une civilisation intelligente qui a des centaines ou des milliards d’année et qui est capable d’atteindre un niveau II ou III a maitrisé le voyage interstellaire. Si 1% seulement des civilisations intelligentes parviennent au type III, il doit y en avoir 1 000 dans notre galaxie. «Mais où sont-elles?».

Il y a deux types de réponses à leur absence. La première catégorie consiste à considérer qu’il n’y a pas de signes de civilisations de Type II ou III, tout simplement parce qu’il n’y en a pas. Nos hypothèses sont mauvaises et les civilisations avancées se heurtent à des barrières naturelles, technologiques et scientifiques infranchissables que nous ne connaissons pas encore.

L’autre grande catégorie d’explications est plus concrète. Nous sommes incapables de les percevoir parce que notre technologie est trop peu avancée et qu’ils ne veulent rien à avoir à faire avec nous. Nous sommes trop peu évolués. La galaxie a été colonisée, mais nous sommes dans un recoin ignoré un peu comme les indiens d’Amazonie il y a 50 ans. Le concept de colonisation physique n’a aucun sens pour des civilisations extrêmement avancées. Ou à l’inverse, les civilisations se livrent une guerre sans merci dans l’univers et ne veulent surtout pas indiquer leur présence à leurs ennemis. Une ou plusieurs civilisations dominent l’univers ou notre galaxie et détruisent les autres civilisations quand elles atteignent un certain niveau jugé dangereux. Et enfin, nous avons établi des contacts, mais nos gouvernements nous les cachent, reportez-vous à X-Files pour les adeptes de la théorie du complot.

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