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Prendre des photos de plats c'est dépassé, avec oPhone, vous pouvez maintenant envoyer les odeurs (ou presque)

Temps de lecture : 2 min

Snif! Snif! | Extrait de la vidéo promotionnelle du projet Ophone
Snif! Snif! | Extrait de la vidéo promotionnelle du projet Ophone

Et si le futur d'Instagram, et de tous ces plats que les internautes en mobilité aiment à prendre en photo pour faire bisquer leurs homologues, était dans le nez? C'est en tout cas ce qu'espèrent deux chercheurs passés par Havard, qui viennent tout juste d'envoyer le «premier message odorant transatlantique», raconte le site Fastcodesign.

David Edwards, bio-ingénieur aujourd'hui basé en France, et Rachel Field, toujours aux Etats-Unis, ont en effet réussi à transmettre des effluves de «macarons et de champagne» de Paris à New York, via une simple application mobile, associée à un dispositif à deux petites cheminées chargé de diffuser le parfum en question.

Un brin cliché, on vous l'accorde, mais selon Fastcodesign, le tout fonctionne –même si l'ensemble n'est pas parfait:

«Un soupçon de chocolat était bien là; quelque chose de fruité s'est manifesté; le champagne aurait été difficile à détecter sans savoir quoi sentir. [...] Mais à sa décharge, le gadget a fonctionné.»

A en croire la page Indigogo du projet, toujours en recherche de financements, le dispositif, qui ressemble à une station d'écoute, mais pour le nez, comporte différentes cartouches d'arômes, à combiner ensemble pour reproduire des ambiances odorantes aussi variées que «ma chambre», ou «Lady Gaga», rapporte une journaliste de Yahoo.

Les créateurs prétendent ainsi pouvoir parvenir à «300.000 combinaisons aromatiques». Si l'application qui contrôle le dispositif, baptisé «oPhone», est gratuite et désormais accessible à tous, le diffuseur d'odeur est en revanche onéreux: comptez 149 dollars pour pouvoir sniffer les ambiances envoyées par vos amis. Mais le New York Times l'assure:

«L'oPhone n'est pas un diffuseur Febreze excessivement cher

Pour le moment néanmoins, on ne va pas se mentir, on s’imagine mal se pencher au-dessus d’un machin à conduits odorifiques afin de bien s’assurer que le burger qu'untel s’apprête à manger sent effectivement très bon. Ou que le coin pipi d’un festival auquel on n’assiste pas baigne effectivement dans des relents de bière et d'urine.

Mais cette idée, façon Meilleur des mondes, avec ses cinémas à quatre dimensions, olfactive comprise, est probablement à creuser. Selon Wired, les créateurs du projet chercheraient déjà à intégrer leur technologie dans «des livres, des films et des séries».

Histoire d'explorer l'odorat, ce sens que la technologie a un peu délaissé. Et de changer un peu de toutes ces images.

Slate.fr

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