Coupe du monde 2014

Au Brésil, on peut louer un ami pour voir un match de la Coupe du monde

Mathilde Dorcadie, mis à jour le 18.06.2014 à 10 h 40

Un fan brésilien à Salvador. REUTERS/Fabrizio Bensch.

Un fan brésilien à Salvador. REUTERS/Fabrizio Bensch.

Partir au Brésil pour soutenir son équipe est un engagement important pour un supporter… notamment financier! Pas facile de faire le voyage avec toute sa bande de copains quand il faut débourser pratiquement un mois de salaire.

Alors, pour ceux qui ont fait le voyage en solitaire, il y a toujours la possibilité de «louer» un ami sur place.

Le site Rent a Local Friend («Alugue um amigo local») a été créé par trois Brésiliens en 2010. Il propose aux touristes de leur faire rencontrer un habitant qui va leur servir de guide et leur tenir compagnie, pour des prix compris entre 50 à 160 euros la demi-journée.

Un petit business de l’amitié 2.0 qui explose depuis le début de la Coupe du monde: le site enregistre une augmentation de 236% des demandes d’amis, d’après le portail d'information Globo.com. Il est possible de choisir son nouvel ami sur catalogue, en fonction de ses centres d’intérêts,  dans seize villes brésiliennes, dont onze villes-hôtes de la Coupe du monde.

L’amigo local s’engage à suivre un programme d’activités et faire découvrir des lieux «typiques» ou «inconnus». En fonction de ses centres d’intérêt, on peut même aller voir un match avec lui ou partager un churrasco, un barbecue à la brésilienne, avec d’autres locaux.

Reinaldo Gomes, un fonctionnaire de 31 ans, propose aux étrangers de leur faire découvrir Brasilia. «J’ai toujours adoré faire découvrir ma ville. Et si en plus, en faisant cela, je peux gagner un peu d’argent, c’est encore plus intéressant», raconte-t-il dans un article publié par le portail d’information R7.

Il existe pourtant des alternatives gratuites pour faire des rencontres avec des locaux, comme les communautés de couchsurfing. Mais Alice Moura, fondatrice de «Rent a local friend» rétorque: «Quand on ne paie rien, on ne doit s’attendre à rien.»

C’est donc bien un service personnalisé et marchand que le site propose, qui garantit de passer du bon temps. L’offre dépasse aujourd’hui les frontières du Brésil, puisque des amis sont à louer à Istanbul, Venise, Bali ou Chicago.

Sinon, pour le prix de quelques bières, il est possible aussi d’obtenir de bons tuyaux de la part de Brésiliens réputés pour leur hospitalité, comme le rappelle l’humoriste Gregorio Duvivier dans un billet adressé aux «gringos»:

«Fais comme chez toi, mais ne fais pas attention au désordre. La Coupe est passée vite, mais tu reviendras, on est ta famille maintenant!»

Mathilde Dorcadie
Mathilde Dorcadie (11 articles)
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