Sciences

En Malaisie et à Singapour, des papillons de nuit géants envahissent les villes –et Internet

Temps de lecture : 2 min

Lyssa Zampa aperçue dans un immeuble de bureaux en Malaisie. Par @HCAPhillipson
Lyssa Zampa aperçue dans un immeuble de bureaux en Malaisie. Par @HCAPhillipson

Hashtag #LyssaZampa. Si vous suivez des discussions sur les réseaux sociaux en Asie du Sud-Est, vous allez voir ce terme curieux apparaître fréquemment. Lyssa Zampa est le petit nom d’un papillon de nuit géant, encore appelé papillon de nuit tropical à queue de pie ou papillon brun du Laos, de la famille des uraniidae.

Reconnaissable au dessin de ses ailes, Lyssa Zampa atteint jusqu’à 16 centimètres d’envergure quand ces dernières sont déployées. Depuis la fin du mois de mai, les insectes ont quitté par milliers leur habitat naturel montagneux pour occuper –pacifiquement– les villes de la péninsule malaisienne.

Les habitants n’ont pour autant pas cédé à la panique et s’amusent plutôt de cette invasion, en postant sur Internet leurs meilleures photos de Lyssa Zampa.

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Le jour, les bestioles, qui ressemblent à de petites chauve-souris, restent tranquillement tapies dans l’ombre, nichées sous un arbre ou un toit. Actives la nuit, elles sont attirées par les lumières artificielles. Lors d’un match de football qui se déroulait le 30 mai dans l’Etat de Pahang (Malaisie), les papillons ont investi le terrain en si grand nombre qu’ils ont perturbé le match.

En dépit de leur apparence peu ragoûtante, ils ne sont pas toxiques, mais le contact direct avec eux peut causer des irritations de la peau. Leurs poils fins peuvent également gêner les personnes asthmatiques.

Alors qu’elles nichent normalement dans les forêts singapouriennes, les biologistes attribuent la présence massive de ces bestioles dans les zones urbaines à plusieurs facteurs: la présence de nourriture, l’absence de prédateurs naturels ou le changement climatique –les Lyssa Zampa sont aperçues entre mai et août chaque année dans les zones urbaines, mais rarement en si grand nombre.

Si l’invasion des «moths» (papillon de nuit en anglais) est plutôt prise à la légère chez les jeunes, certaines personnes âgées y voient un mauvais présage. Selon le site The Star, ces papillons de nuit sont selon un mythe des manifestations physiques d’êtres chers disparus.

Slate.fr

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