Parents & enfants

Les bad boys du collège sont les futurs adultes à problème

Temps de lecture : 2 min

La revanche des nerds.

Des jeunes à Los Angeles, le 31 mars 2014. REUTERS/Lucy Nicholson
Des jeunes à Los Angeles, le 31 mars 2014. REUTERS/Lucy Nicholson

Les adolescents perçus comme les plus cool et populaires à 13 ans sont les futurs adultes à problème. C’est ce qui ressort d’une étude, publiée dans la revue Child Development, qui relate le suivi de 184 jeunes américains de 13 à 23 ans.

Les chercheurs parlent de «comportements pseudomatures» pour décrire ces jeunes adolescents qui sont plus précoces sexuellement, commettent des actes de petite délinquance et ont tendance à choisir leurs amis en fonction de leur apparence physique. «Nous nous souvenons tous des ces enfants cool, écrit le magazine Dazed. Ils fumaient à 11 ans, embrassaient à 12 et regardaient à 13 des films interdits aux moins de 18 ans.»

Or ces jeunes qui comptent sur ces types de comportements pour gagner l’admiration de leurs pairs seraient amenés à adopter des comportements plus graves pour maintenir leur statut quelques années plus tard, quand les adolescents sont plus âgés et moins impressionnables… Dans le même temps, ces postures considérées comme «cool» à 13 ans le sont de moins en moins à l’âge adulte.

Ces jeunes souffrent une fois adulte de «problèmes d’ajustement»: ils ont plus de mal à maintenir des relations intimes, ont des problèmes d’abus d’alcool et de drogues et sont plus susceptibles de commettre des actes de délinquance.

«En d’autres termes, écrit le magazine Wired, ces enfants “cools” ne sont pas plus à l’aise avec le monde et eux-mêmes que les autres, ils imitent simplement les comportements adultes comme substitut au développement émotionnel.»

A l’âge de 22 ans, ces «enfants cool» luttent plus pour se faire des amis. «Ces adolescents auparavant perçus comme cool apparaissent moins compétents –entre autre socialement– que leurs pairs, moins cool une fois qu’ils atteignent l’âge adulte», explique le professeur Joseph P. Allen, premier auteur de l’étude et professeur de psychologie à l’université de Virginie.

L’une des hypothèses avancées est que les adolescents qui se reposent sur l’apparence physique de leurs amis ou sur leurs comportements déviants pour être populaires ne font pas assez d’efforts pour développer des relations profondes, ce qu’ils paient une fois adulte, à un âge où ce qui était perçu comme cool a moins d’importance.

Slate.fr

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