Voici l’autoroute du futur (mais pas pour tout de suite)

Vue aérienne du concept Razmetkus, par le studio Art Lebedev

Vue aérienne du concept Razmetkus, par le studio Art Lebedev

Depuis quelques années, les entreprises du numérique, Google en tête, se penchent sur le secteur automobile et imaginent des innovations autour de modèles «intelligents», bourrés de capteurs, connectés et pourquoi pas, sans conducteur.

L’infrastructure routière n’est pas non plus oubliée. Le site Quartz nous apprend qu’un studio de design russe a imaginé un système de signes lumineux interactifs, qui s’afficheraient directement sur la chaussée. Ça s’appelle Razmetkus et, à défaut d’être réalisable dans l’immédiat, c’est très joli. Ce marquage lumineux au sol s’affiche pour informer les conducteurs de l’évolution du trafic, d’une distance trop courte entre leur véhicule et celui qui est devant eux et peut également servir de signalétique routière (tournez à droite, priorité à gauche, vitesse limitée, etc.)

Au sud d’Amsterdam, une portion de 500 mètres d’autoroute est l’objet d’une autre expérimentation. Une peinture lumineuse qui se charge le jour éclaire les automobilites la nuit. Sensible à la température, elle peut prévenir par des signaux lumineux les conducteurs des risques de verglas quand la température baisse. Le reportage de la télé néerlandaise montre à quel point ce projet expérimental ressemble aux décors du film Tron. 

Autre problème récurrent sur lequel nous revenons régulièrement ici, la régulation du trafic. Nous vous avons déjà parlé des feux qui utilisent des capteurs au sol reliés à un système qui envoie les données aux autres en temps réel, testé à Toronto. Ou de l’idée de réserver un bout d'espace-temps de route à l’avance.

La BBC consacre un article aux dernières recherches en cours. Selon Gabor Orosz de l’université du Michigan, de nombreuses analogies avec la nature ont été utilisées pour décrire et décrypter le comportement des automobilistes, «mais il devient de plus en plus évident que le trafic s’écoule comme aucun autre type de courant dans l’univers newtonien». Une étude a récemment montré que les congestions étaient le résultat à la fois des comportements des conducteurs agressifs, qui ne laissent pas assez d’espace entre leur véhicule et celui qui les précède, et de ceux des conducteurs «timides», qui eux en laissent trop...

La solution consisterait à laisser les machines gérer le trafic entre elles.

«Utilisant des communications sans fil de véhicule à véhicule, les voitures pourraient se parler entre elles pour tenter de faire s’écouler le trafic de manière plus fluide.»

Que nous restera-t-il à faire, à nous conducteurs? Pourra-t-on mettre à profit cette réalité augmentée pour jouer entre conducteurs à Mario Kart et même se balancer une petite carapace bleue de temps à autre?

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