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Ne tuez pas Fabregas et arrêtez de partager cette citation, il n'a jamais dit: «Si jamais vous me voyez un jour porter un maillot de Chelsea, tuez-moi.»

Grégor Brandy, mis à jour le 12.06.2014 à 18 h 28

A la veille du premier match de l'Espagne dans cette Coupe du monde, face aux Pays-Bas, Cesc Fabregas a officialisé son transfert à Chelsea. Comme le raconte L'Equipe:

«Pressenti pour rejoindre l’Angleterre, Cesc Fabregas a choisi Chelsea. Le milieu de terrain espagnol s’est engagé ce jeudi en faveur des Blues. Il a paraphé un contrat de cinq années. Le montant de la transaction est estimé au total à hauteur de 37 millions d’euros (33 millions + 4 millions de bonus).»

 

 

 

«Je pense sincèrement que le Chelsea est le meilleur choix. Ce club correspond à mes ambitions avec leur faim et leur désire de remporter des trophées.»

L'ancien milieu barcelonais va donc rejoindre un autre club londonien, après avoir évolué à Arsenal de 2003 à 2011.

Et cela ne semble pas vraiment plaire aux supporters des Gunners, même si club d'Arsène Wenger semble avoir laissé passer l'opportunité de faire revenir Fabregas:

«Oui, tout le monde sait qu'Arsenal avait le premier choix. Ils ont choisi de ne pas me prendre. Ce n'était pas censé se faire. Je leur souhaite le meilleur pour la suite.»

Sur Twitter et Facebook, les insultes ont plu, comme souvent quand un joueur rejoint un club rival.

Mais en plus de ces habituelles insultes, des citations (parfois accompagnées d'images) sont apparues. On y lit ceci :

«Si jamais vous me voyez un jour porter un maillot de Chelsea, tuez-moi.»

Un tour sur la recherche Twitter est assez impressionnant. Des centaines de tweets ont déjà été postés et continuent de l'être.

Sauf qu'en cherchant dans les archives de quotidiens sportifs, impossible de retrouver cette citation, qui est censée dater de 2010, en anglais, ou en espagnol.

C'est en cherchant sur Topsy qu'on trouve la solution. Le premier tweet qui la reprend date du 2 juin 2014. 

 

 

Le tweet avait été repris près de 500 fois et a depuis été copié et recopié, sans donner la source initiale. En réalisant à quel point la citation a été reprise depuis –et parfois par des médias– le supporter d'Arsenal a fait marche arrière.

 

 

«Bordel. J'ai inventé la citation. S'il vous plaît, ne le tuez pas pour de vrai.»

Vous l'avez entendu. Rangez cette batte de baseball, maintenant.

Grégor Brandy
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