Monde

Ces quatre cartes montrent l'avancée de l'Etat islamique en Irak et au Levant

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 12.06.2014 à 12 h 38

Repéré sur Foreign Policy, Le Monde

Des combattants de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) se tiennent sur des paquets de cigarettes confisqués avant de les détruire, à Raqqa, le 2 avril 2014 / REUTERS

Des combattants de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) se tiennent sur des paquets de cigarettes confisqués avant de les détruire, à Raqqa, le 2 avril 2014 / REUTERS

Après Mossoul mardi 10 juin, c’est Tikrit, l’ancienne ville de Saddam Hussein, qui est tombée aux mains de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), ce mercredi.

Et comme le raconte Le Monde, la situation risque de ne pas s'arranger:

«Le réseau américain de surveillance des sites islamistes SITE indique que l'EIIL aurait appelé ses partisans à "marcher sur Bagdad", critiquant le Premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, pour son "incompétence".»

L'EIIL, c'est ce petit groupe de djihadistes qui grandit de plus en plus au point d'inquiéter le monde. Comme l'expliquait mardi Joshua Keating, si on ne peut pas encore considérer l’EIIL comme un vrai Etat, cela ne veut pas dire qu'il faut sous-estimer le groupe:

«Comme le raconte le New York Times, l’EIIL ne va que grandir après aujourd’hui, étant donné qu’il utilise "les réserves d’argent liquide des banques de Mossoul, l’équipement militaire saisi sur les bases militaires et les bases de police. Ils ont également relâché 2.500 combattants de prisons locales. Le tout pour augmenter leurs capacités militaires et financières".»

Sur Foreign Policy, Elias Groll s’inquiète de cette nouvelle:

«A Mossoul, les insurgés ont mis la main sur une cache d’armes et d’équipements fournis par les Américains. Ils ont peut-être également saisi 400 millions de dollars dans la banque centrale de la ville. L’EIIL qui n’était autrefois décrit au mieux que comme des forces insurgées peut maintenant être plus correctement appelée une armée.»

Avec cette nouvelle prise, l’EIIL se rapproche un peu plus de son objectif:

«La création d’un califat qui gouvernerait une zone allant de la Méditerranée aux monts Zagros, en Iran.»

 

 

Sur son site, Foreign Policy a repris plusieurs cartes, dont celle-ci de l'Institute for the study of war qui permet d’expliquer où se trouve actuellement l’EIIL et les territoires qu’il contrôle:

Une autre de Long War Journal récapitule toutes les villes prises par l’EIIL pour l’instant:

 

Et alors que l’EIIL continue de se diriger vers le sud, la situation des civils risque d’empirer.

Dans un communiqué, Nadim Houry, directeur-adjoint de Human Rights Watch au Moyen-Orient s’inquiète de leur situation:

«La possibilité que l’EIIL répète les atrocités commises dans d’autres parties de l’Irak et impose les mêmes règles intolérantes et abusives qu'en Syrie est perturbante. Mais le gouvernement irakien doit gérer la situation en évitant les tactiques brutales qui font que des civils présents dans d’autres parties du pays ne paient un lourd tribut.»

Comme le résume Foreign Policy:

«La carte ci-dessous montre les conséquences de la crise en cours. 2,8 millions de personnes ont quitté la Syrie. Environ 200.000 sont allées en Irak. Mercredi, des rapports indiquaient que 500.000 personnes avaient quittées Mossoul, après l’arrivée de l’EIIL. Et comme on peut le voir avec la carte ci-dessous, la plupart des camps de réfugiés syriens sont dans des zones menacées par l’EIIL.»

BagdadIslamal-QaidaguerreIrak
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte