Coupe du monde 2014

L'équipe d'Argentine déploie une banderole «Les Malouines sont argentines»

Repéré par Cécile Chalancon, mis à jour le 08.06.2014 à 14 h 49

Repéré sur L'AFP via Libération

«Les Malouines sont argentines», proclame la banderole tenue par l'équipe de foot d'Argentine le 7 juin 2014 à l'occasion du match préparatoire contre la Slovénie, à La Plata. AFP PHOTO / Alejandro PAGNI

«Les Malouines sont argentines», proclame la banderole tenue par l'équipe de foot d'Argentine le 7 juin 2014 à l'occasion du match préparatoire contre la Slovénie, à La Plata. AFP PHOTO / Alejandro PAGNI

Il s'agit de la première image fortement politique de cette Coupe du monde non encore commencée.

Samedi 7 juin, l'équipe de foot d'Argentine a déployé une banderole «Les Malouines sont argentines», juste avant le match préparatoire qui l'opposait à la Slovénie.

Le geste des coéquipiers du Parisien Ezequiel Lavezzi est fréquent, rappelle l'AFP. 

La guerre des Malouines (Falklands en anglais) a opposé la Grande-Bretagne à l’Argentine du 2 avril au 14 juin 1982 après l’invasion de l’archipel. Après 907 morts, le conflit a vu la victoire militaire des Britaniques, mais l'Argentine continue de revendiquer la souveraineté sur le territoire.

Dans un article publié en 2010, Benoît Hervieu nous rappelait les enjeux:

L'intérêt économique soutient la posture britannique. Tout en suscitant la convoitise argentine. Face à l'inconciliable, la «souveraineté» revendiquée se cherche dans les racines de l'histoire. Qui était là le premier? Avant l'annexion britannique de 1833? La jeune Argentine indépendante (qui ne portait pas encore ce nom) y avait implanté une colonie pénitentiaire un an plus tôt. Soit, mais l'Espagne les avait reprises à l'Angleterre en 1767. Or, c'est le Français Bougainville, parti de Saint-Malo (d'où leur nom) avec 27 colons, qui les avait découvertes en 1764. Quant au florentin Amerigo Vespucci, qui donna son prénom au continent en 1502, n'aurait-il pas mieux fait de s'y arrêter?

Et de proposer une solution:

A ce petit jeu, au moins cinq pays peuvent revendiquer cet archipel à souveraineté introuvable. Alors proposons une solution: séparons à l'amiable Gran Malvina et Isla Soledad, West Falkland et East Falkland. Ou décrétons une indépendance presque totale avec les deux chefs d'État en coprinces, comme en Andorre. Les partages de territoires peuvent réussir dans la douleur comme en Inde, ou tarder dans le chaos comme au Proche-Orient. Les Malouines ont l'avantage d'avoir une forte population de moutons et de pingouins, peu au fait des considérations géopolitiques. Alors, pourquoi pas un partage sans chaos et sans douleur? Un beau symbole nord-sud.

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