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Promis, juré, Facebook assure qu'il n'espionnera pas ses utilisateurs avec son nouvel outil à la Shazam

Repéré par Andréa Fradin, mis à jour le 05.06.2014 à 13 h 34

Repéré sur Cnet, Wired, Le communiqué officiel de Facebook, La pétition contre cette nouvelle application

Annoncé fin mai, la fonctionnalité qui permet d'enregistrer et reconnaître des sons a fait peur à pas mal d'utilisateurs du réseau social. Qui tente donc de rassurer tout le monde.

"Facebook par 	Johan Larsson  | FlickR licence CC BY

"Facebook par Johan Larsson | FlickR licence CC BY

Tous des mauvaises langues. Ou des paranos. A en croire Facebook, ses utilisateurs n'ont aucune raison de s'inquiéter de la fonctionnalité qu'il a annoncée fin mai.

Similaire au très populaire Shazam, et disponible dans un premier temps uniquement aux Etats-Unis, ce nouvel outil permet d'activer, sur l'application mobile de Facebook, «le micro [du téléphone] et écouter ce qu'il se passe autour [des utilisateurs] afin d'identifier les chansons en train d'être jouées, ou le programme de télévision regardé», résumait Forbes le 22 mai dernier. Dans le but de transformer ces enregistrements en statuts Facebook:

«[...] le géant des réseaux sociaux pourra ajouter un petit tag aux statuts [de ses utilisateurs] qui dira qu'ils sont en train de regarder un épisode de Game of Thrones. [...]»

559.832

Nombre de signataires de la pétition contre la nouvelle application de Facebook.

Pour Facebook, la fonctionnalité est synonyme d'une collecte plus large encore de données, et surtout plus variée, qui lui permettra de rivaliser avec Twitter sur le front des commentaires de programmes télé en temps réel –promesse, note Wired, d'un business lucratif.

Pour plus de 500.000 utilisateurs en revanche, cette stratégie est avant tout «une décision façon Big Brother». Ils sont 559.832 en effet à avoir signé une pétition exigeant du réseau social l'arrêt de cette fonctionnalité, qualifiée de «menace massive portant sur notre vie privée»:

«Dites à Facebook de ne pas sortir cette nouvelle app dangereuse et flippante qui écoute les conversations et tout ce qui se passe autour des utilisateurs

Une levée de boucliers qui a forcé le réseau social à réviser son communiqué de presse officiel, mis à jour le 28 mai pour répondre aux nombreuses inquiétudes, que Facebook préfère qualifier de «mythes»

Parmi les contre-arguments, l'entreprise fait valoir que cet outil est en option, que l'enregistrement, une fois activé, ne dure que 15 secondes, et qu'aucune conversation ou son ne sont stockés dans ses serveurs. Ou presque:

«Si nous trouvons une correspondance [entre le son enregistré et une référence musicale ou télévisée], nous enregistrons qu'une chanson particulière ou qu'une émission de télé correspondait bien, mais nous ne connectons d'aucune manière cela avec votre profil.

Nous utilisons cela pour garder un graphique des émissions les plus regardées et des chansons les plus écoutées.»

Des garanties qui ne conviennent pas aux signataires de la pétition: «nous savons qu'on ne peut pas leur faire confiance», écrivent-ils.

Il faut dire que l'histoire, comme les révélations actuelles portant sur la surveillance massive des Etats-Unis sur Internet, leur donnent plutôt raison. Pour rappel, le programme Prism de la NSA s'appuie sur les géants du Net, dont Facebook fait partie.

Et entre la collecte de nos messages –ceux que l'on supprime et que l'on ne poste pas y compris– et le parcours du combattant qu'il nous fait subir pour sortir de chez lui, il faut bien avouer que Facebook n'est jamais contre gratter un morceau supplémentaire de notre vie privée.

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