Monde

Terrorisme: des généraux nigérians ont armé Boko Haram

Temps de lecture : 2 min

Parade de l'armée nigérianne, à Abuja, le 6 juillet, 2013. REUTERS/Afolabi Sotunde
Parade de l'armée nigérianne, à Abuja, le 6 juillet, 2013. REUTERS/Afolabi Sotunde

Le problème du Nigéria avec Boko Haram est peut-être plus profond que ce que l'on a cru d'abord. Alors que le groupe islamiste responsable de l'enlèvement de centaines d'écolières a augmenté le nombre d'attaques au nord-est du Nigéria, on apprend qu'il bénéficie de l'aide de l'armée nigérianne. «Dix généraux et cinq autres officiers militaires supérieurs ont été reconnus coupables, en cours martiales, de fournir des armes et des informations à des extrémistes de Boko Haram, selon les informations rapportées mardi par un journal nigérian de référence», explique l'agence AP.

AP en dit un peu plus:

L'information intervient après des mois d'allégations de la part d'hommes politiques et de soldats qui avaient dit à l'Associated Press que des officiers supérieurs aidaient des extrémistes islamistes et que des soldats de base allaient même se battre auprès des insurgés avant de retourner dans leurs campements militaires. Ils disaient que les informations fournies par les officiers de l'armée avaient aidé les insurgés à tendre des pièges à des convois militaires et à attaquer des casernes, et des avant-postes dans ses bastions du nord.

Le président Jonathan Goodluck avait dit l'an dernier croire que certains membres de l'armée, et même de son propre gouvernement, y compris des ministres de son cabinet, sympathisaient avec Boko Haram voire y appartenaient.

L'armée nigérianne a démenti, mais ce démenti est contredit, comme le remarque la BBC, par les propos du ministre de l'Intérieur Abba Moro qui dans une interview a assuré que «l'identification par l'armée de soldats qui sapaient la lutte contre les insurgés était une bonne nouvelle, et que cela envoyait un message fort aux autres officiers en poste».

Elliot Hannon

Newsletters

Privé de «Davos du désert»

Privé de «Davos du désert»

La Hongrie gère la crise du logement en envoyant ses SDF en prison

La Hongrie gère la crise du logement en envoyant ses SDF en prison

Vivre dans la rue est désormais un délit passible de prison ferme dans l’ensemble du pays.

Trump dit avoir un «instinct naturel pour la science»

Trump dit avoir un «instinct naturel pour la science»

Et son instinct lui dit que la menace du réchauffement climatique est exagérée.

Newsletters