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«C'était le jour J, et il s'est bien passé»: comment le New York Times racontait le Débarquement le 7 juin 1944

Repéré par Jean-Marie Pottier, mis à jour le 06.06.2014 à 10 h 10

Repéré sur The New York Times

La une du New York Times du 7 juin 1944.

La une du New York Times du 7 juin 1944.

«This was D-day and it has gone well.» «C'était le jour J, et il s'est bien passé.» On ne vantera jamais assez la concision des accroches, le lead, de la presse américaine. Celle-ci a été publiée dans le New York Times le 7 juin 1944, au lendemain du débarquement allié en Normandie, dans un article au titre-fleuve: «Le Débarquement met fin à un hiatus de quatre ans. La Bataille de France reprend avec vigueur. La Grande-Bretagne se souvient des heures sinistres de Dunkerque».

En accès limité sur le site du quotidien, le papier, signé du chef du bureau de Londres Raymond Daniell, est disponible dans son intégralité sur Google Books dans le livre The New York Times Book of World War II 1939-1945: All the Coverage from all the Battlefields to the Home Front. Voici les lignes qui suivent l'accroche:

«À l'aube, les forces anglo-américaines sont tombées du ciel de Normandie, ont déferlé sur les plages depuis des milliers de navires et ont ranimé la bataille de France et d'Europe, interrompue il y a quatre ans à Dunkerque.

 

Et quand l'obscurité est tombée, de l'avis de nul autre que le Premier ministre de Sa Majesté Winston Churchill, qui reste le meilleur reporter de son pays, ils avaient pied sur un front étendu et combattaient jusqu'à Caen, à quatorze kilomètres des plages de la Manche et 240 kilomètres de Paris.»

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