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- Par Jacques Attali
- Jacques Attali est un des fondateurs de Slate.fr. Economiste, écrivain, éditorialiste à l'Express, Président de Planet Finance. Il est l'auteur de nombreux essais et romans dont récemment La Crise et après ?
- DU MÊME AUTEUR
Jacques Attali
Jacques Attali est un des fondateurs de Slate.fr. Economiste, écrivain, éditorialiste à l'Express, Président de Planet Finance. Il est l'auteur de nombreux essais et romans dont récemment La Crise et après ?
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Banques: le triomphe des coupables par Jacques Attali
En 1929 une réglementation très stricte avait été imposée aux banques responsables de la crise, ce n'est même plus le cas.
La crise, chacun le sait, est largement de la faute des banques américaines, qui ont trop prêté et développé des produits spéculatifs. Pour les sauver, le Trésor américain leur a prêté de l'argent sans intérêt. Celles de ces banques qui n'ont pas fait faillite continuent à agir comme avant, inventant de nouveaux produits spéculatifs et ne prêtant, très chers, qu'à celles des entreprises qui n'ont pas vraiment besoin de leur argent.
Elles ont, en plus, aujourd'hui, une raison supplémentaire d'agir ainsi: tous les régulateurs leur enjoignant de reconstituer leurs fonds propres, elles le font, non seulement en utilisant tous les artifices comptables rendus possibles par les réformes d'avril, mais aussi en refusant de prêter aux particuliers et en exigeant des intérêts énormes des grandes entreprises désespérément à la recherche de liquidités.
Comme les intérêts que ces banques versent aux déposants sont proches de zéro, leurs bénéfices sont énormes. Et avec eux, elles peuvent recommencer à développer des produits spéculatifs, avec lesquelles elles comptent refaire les mêmes profits que par le passé, sans que personne ne vienne même, cette fois, leur opposer des réglementations. Et nul ne peut protester: qui pourrait se mettre mal avec son banquier ?
Alors qu'après 1929, des réglementations très strictes ont été imposées aux banques américaines, aujourd'hui, rien n'est imposé à  personne. Le G20 n'aura été qu'une jolie comédie. De plus, Wall Street continue à disposer de considérables moyens d'influence. Des lobbys bancaires, fort bien dotés, arrosent le Congrès. Et les banquiers, devenus ministres ou superviseurs, réussissent à écarter toutes les législations qui pourraient gêner leurs ex et futurs employeurs.
En particulier, une seule banque tient tout: Goldman Sachs. Elle est l'objet aujourd'hui d'innombrables analyses critiques, dont la plus acérée est venue récemment du magazine Rolling Stones. Après avoir éliminé ses principaux concurrents, (dont Lehman) , après avoir profité de ces faillites et reçu de l'Etat d'énormes prêts sans intérêt, cette institution plus que centenaire fait aujourd'hui fortune grâce à des décisions prises par Geithner, Summers et les autres, dont chacun sait qu'ils rejoindront un jour la firme , après avoir quitté leurs fonctions, comme le firent avant eux les ministres des précédents présidents, Rubin, Paulson, et autres...
Au total, les entreprises industrielles, qui créent les vraies richesses, financent les erreurs et les bonus des banquiers, avec la bénédiction des hommes politiques. Et en bout de chaine, les salariés en sont les ultimes victimes: les banques américaines enfoncent dans la dépression ceux qu'elles ont déjà largement ruinés.
Ces lobbys sont si puissants qu'on n'en sortira que par une révolution politique. Elle devrait conduire, au moins, à interdire aux responsables publics du secteur financier de travailler ensuite dans les établissements qu'ils contrôlent. Et au plus, à nationaliser ce secteur. Une révolution, vous dis je.
Jacques Attali
Image de Une: Le parquet du New York Stock Exchange Reuters
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Comments
impuissance
Le président américain Barak Obama a beau déclarer à la chaîne de télévision PBS, lundi 20 juillet "Le problème, selon moi, c'est qu'on n'a pas l'impression que les gens de Wall Street aient le moindre remords d'avoir pris autant de risques", il n'a pas réussi à s'opposer aux bonus scandaleux que s’apprêtent à distribuer les grandes banques de Wall Street.
De son côté, Christine Lagarde s’indigne, dans un entretien au Financial Times, mercredi 22 juillet, que le "scandale absolu que représentent les banques qui continuent à accorder des bonus garantis".
Les États Unis ont consacré 700 milliards de dollars d'argent public au sauvetage des banques à l'automne 2008.
Ces banques ont vite fait de rembourser les prêts généreux de l'état comme vous le faite si justement remarquer sur le dos des salariés et donc se libèrent de leurs obligations....
Même si on interdisait aux responsables de s'occuper d'organismes bancaires comme par exemple les Caisse d'Epargne et les Banques Populaires réunies en France, cela changerait-il le rapport malsain des politiques à la finance?
Il est à craindre qu’au G20 de Septembre on ne constate une fois de plus l’impuissance des politiques à imposer des règles à l’OK Corral de la finance mondiale…
Quant à la révolution, on ne l'a fait pas avec des gens qui n'ont pas faim.
La finance c'est comme la planète! Tout le monde clame que cela ne peut plus durer et personne ne fait rien!
Il y a 1/6 de la population mondiale qui souffre de malnutrition et un autre sixième qui se nourrit trop.
Peut-être qu'un jour ceux qui ont faim pourraient obliger ceux qui mangent trop à changer, à partager et à arrêter de confondre un moyen (la finance) avec une industrie puisqu'elle ne fait que détruire de la valeur en empêchant les entrepreneurs d'entreprendre et les particuliers d’emprunter pour nourrir la croissance.....
On peut rêver mais cela risque de se faire alors dans les larmes et le sang….
pas encore pour aujourd'hui
"Quant à la révolution, on ne l'a fait pas avec des gens qui n'ont pas faim." cela résume très bien le problème.
Il y a encore beaucoup trop à perdre même quand on a "presque" tout perdu, au moins dans les pays riches. Des bouleversements économiques ou écologiques nous pendent au bout du nez mais tant qu'il ne feront que pendre on ne peut même pas espérer une révolution des mentalités.
Banques : la révolution?
Je suis peut-être naif et vieille école mais j'ai toujours cru que les banques prêtaient aux autres, moyennant des intérêts, des sommes que d'autres leur ont déjà prêtés et ce pour gagner un profit. Il me paraït donc tout à fait naturel que les banques aujourd'hui prêtent pour profit des sommes que les gouvernents leur ont cru bon de leur prêter. C'est leur job.
Comme tout le monde, je suis outré par ce qui s'est passé en 2008 aux USA et ailleurs où précisément on prêtait des sommes qu'on n'avait même pas sur ses livres en prenant le soin de passer les passifs à des inconnus tiers. Toujours aussi naif, il me semble que, sans recours à une "révolution," il serait relativement facile pour les gouvernements d'interdire cette pratique.
Rappelons que les banques privées américaines ne sont pas les seules à avoir connu la faillite. Une certaine banque française, le Crédit Lyonnais alors étatisée, avait réussit à le faire bien avant, prenant le soin de faire brûler son siège pour être sûr qu'aucune scandale viendrait éclabousser les politiciens en place à l'époche. Comme la guerre d'algérie, on n'aime pas trop en parler en France.
J'aime bien le côté 'inconoclast' de Jacque Attali mais des solutions à relents socio-communistes ne me paraîssent pas la solution dans un secteur qui a besoin de retrouver une certaine sérenité et son professionalisme d'antan.
Peter Wright
la bonne blague
Que ne nous a t'on dit à propos de ces "maudits spéculateurs", s'en était fini cette fois, attention on allait voir ce qu'on allait voir, sortez les plumes et le goudron....paroles paroles, comme à chaque fois et sur bien d'autres sujets.
Cela dit, que peut on vraiment attendre d'un enfant qui est pris les mains dans le pot de confiture et à qui on donne, en guise de réprimande, une cuillère?
Plus largement que la
Plus largement que la finance, le problème semble relever de l'évolution du capitalisme :
Les compagnies sont devenues de plus en plus puissantes. Les multinationales ont des chiffres
d'affaire comparables aux PIB de certains Etats. Quand telle compagnie pétrolière tire les ficelles de tel pays africain, on ricanait, quand on s'aperçoit que telle banque d'affaire a peut-être plus d'influence pour décider des règles de la finances que le président des Etats-Unis, on commence à rire jaune.
Parfois dans les romans de science-fiction, l'homme invente des robots intelligents pour le servir,
mais progressivement ces robots gagnent en puissance, le rapport de force s'inverse , les robots deviennent l'espèce dominante et finissent par asservir l'homme. Il y a peut-être une évolution comparable avec l'homme et les compagnies.
Cet accroissement incessant de la puissance des compagnies entraine relativement une baisse du pouvoir des politiques et des gens, un recul de la démocratie.
Sans diaboliser les compagnies, elles ont leur logique et leur intérêt propre, qui n'est pas l'intérêt général.
Si l'on croit en la démocratie, si l'on préfère que nos lois dépendent de nos votes plus que du lobbying des sociétés, et que le pouvoir reste dans les mains des gens que l'on a élu, il faut arrêter ce mouvement.
Ce ne sera pas facile - si jamais c'est encore possible.
Le terme de révolution ne parait pas trop fort.
Emmanuel
L'arnaque des banksters
Sans être conspirationniste, cette crise à été l'occasion de la plus grande arnaque de tous les temps.
On pourrait certes "pendre" les banksters haut et court dans toutes les grandes villes ou ils ont accumulés leurs abjects méfaits. Sauf qu'ils sont protégés par les politiques, les riches et les puissants.
C'est le triomphe de l'indignité et de la vénalité sur toutes les valeurs contraires qui sont pourtant pérennes d'une plus grande humanité.
Et la révolution ne se fera même pas par les urnes. L'Iran fera des émules chez les politiques occidentaux apeurés par l'échafaud.
Chacun sauve sa peau. Et plus on est riche et puissant, plus c'est facile.
Et la politique de taux ?
Il m'avait semblé que la politique de taux directeurs faibles de la Réserve Fédérale encouragée par le politique pour "stimuler" l'économie américaine suivie d'une hausse brutale n'avait pas été étrangère à la crise des subprimes entraînant elle-même la crise financière? Les banquiers n'étaient pas seuls dans l'histoire...
Certes quelques règles juridiques pourraient peut-être limiter la confusion des genres entre finances et politique (au sens d'intérêt public) mais quand on voit le maigre rôle de notre trop fameuse commission de déontologie française, on ne peut que s'interroger... sur les motivations de certains de nos personnels politiques.
De là à nationaliser pour permettre encore plus facilement de pantoufler !
Ludosan
Jacques Attali et Wikipedia
Carrière financière [modifier]
En 1990, lors du second septennat de François Mitterrand, Jacques Attali abandonne la politique et quitte l'Élysée. Il participe à la création de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) à Londres et en devient le premier président. Il avait lancé l'idée de cette institution en 1989, peu avant la chute du mur de Berlin, pour soutenir la reconstruction des pays de l'Europe de l'Est. Jacques Attali a ainsi fondé la première institution s'occupant de l'Europe de l'Est. Sous l'impulsion de son président, la BERD a en premier lieu lancé des investissements destinés à la protection des centrales nucléaires, à la protection de l'environnement et, plus généralement, au développement des infrastructures et de la privatisation.
En 1991, Jacques Attali invite Mikhail Gorbatchev au siège de la BERD à Londres, contre l'avis du premier ministre britannique John Major. Il oblige ainsi les chefs d'État d'un G7 se déroulant dans la ville au même moment, à recevoir le chef d'État soviétique[4]. Au lendemain d'un entretien téléphonique houleux entre Jacques Attali et John Major, la presse britannique multiplie les critiques à l'encontre du président de la BERD, diffusant notamment des soupçons sur la gestion de l'institution - soupçons qui seront ensuite relayés par certains journalistes de la presse française[5]. Jacques Attali explique sa position dans le chapitre « Verbatim et la BERD » du livre C'était François Mitterrand[6] : « les travaux en question avaient été réalisés sous la responsabilité d'un groupe de travail international dont je ne faisais pas partie ». De fait, à son départ, volontaire, de la BERD, Jacques Attali a reçu pour sa gestion le quitus du conseil des gouverneurs[7].
En 1993, Jacques Attali gagne un procès en diffamation alors qu'on l'accuse d'avoir reproduit dans son livre Verbatim, sans l'autorisation de François Mitterrand, des archives secrètes et quelques phrases du chef d'État français destinées à un autre livre[8]. Le journal Herald Tribune publia même, sur quatre colonnes à la une, un article affirmant à tort que le président Mitterrand avait demandé le retrait du livre des librairies. François Mitterrand confirma au cours d'une longue interview avoir demandé à Jacques Attali d'écrire ce livre et reconnut l'avoir relu lui-même la plume à la main[9].
En 1994, Jacques Attali crée Attali & Associés (A&A)[10], cabinet de conseil international spécialisé dans le conseil stratégique, l'ingénierie financière et les fusions-acquisitions.
En 1998, il fonde PlaNet Finance à Paris, une association à but non lucratif présente dans 60 pays qui finance, conseille et forme 10 000 institutions de microfinance.
Puis en 2001, les ramifications de l'Angolagate ont atteint Jacques Attali, qui a été mis en examen pour « recel d'abus de biens sociaux et trafic d'influence »[11]. Il n'a dû qu'au paiement d'une caution d'un million de francs d'échapper à l'incarcération. Le parquet de Paris a requis la relaxe de Jacques Attali dans son réquisitoire le 11 février 2009 lors du procès au tribunal correctionnel[12]. Le jugement sera rendu à l'automne.
PMAbeche
Carriere libre
J attali est fondamentalement libre. Votre pseudo requisitoire "carriere financiere" montre bien cette totale liberté. Son départ de la BERD n'est du qu'à une campagne detestable de denigrement contre lui, pour cause de liberté d'action.
J attali est l'un des rare a oser écrire que c'est Mikhail Gorbatchev qui a fait les choix de predissoudre l'URSS pour éviter des bains de sang., alors que tous les dirigeants le savent mais preferent ne pas s'opposer au politiquement correst d'une libération des peuples par l'occident......
financierement, il est tres bien placé pour connaitre les défaut du systeme, defauts qu'il denonce depuis bien longtemps.
Alors, dites moi, quel est l'apport de cette copie de wikiêdia dans ces commentaires,
Faire la révolution Politique ! On est mal baré !
Déjà la révolution avant qu'elle ne soit celle contre les banquiers risque déjà de se faire contre les politiques si d'aventure la pandémie de Grippe A se déploie vraiment a l'automne ! Elle risque d'être d'autant pire que le tout vaccins des POLITIQUES, risque de rater sa cible !
Elle risque aussi d'avoir lieu par cette grippe que c'est le maximum coté vaccins qui est en place et rien pour le reste !
Rien d'efficace coté Grandes Entreprises et administration et rien du tout coté PME ! PME qui sont les sous traitantes de grandes entreprises qui externalisent au maximum !
Rien d'efficace coté Enseignement !
Etc ...
Alors qu'à été pourtant proposé :
http://www.slate.fr/story/8633/%C2%ABgrippette%C2%BB-ou-fleau-planetaire...
ou
http://bonob0.skyrock.com/
Mais silence radio !
Tant coté gouvernement, territorialités, collectivités, mais aussi bon nombre de députés, ... voir certaines organisations ! Patronales par exemple !
Alors si la grippe se fait tsunami avec des vrais chiffres du minimum 25/50 000 décès à maximum 900 000, rien que pour la France, comparés aux chiffres Maitrisés par le gouvernement de 25 à 50 000 ! et ce sans compter la possible baisse de PIB de 0,5 à plus de 4,5, les Veaux risquent déjà de se transformer un Chiens fous contre le gouvernement et les politiques !
Car bien sur il faudra rajouter toutes les rancoeurs accumulé et qui n'ont pas encore fait exploser des bouteilles de Gaz !
Plus qu'une révolution c'est plus un possible CHAOS qui pourrait se jouer prochainement !
Du reste tous ceux concernés, comme l'auteur de l'article ne semble pas avoir lu cet avertissement :
L'Insurrection qui vient
http://www.defnat.com/acc_frames/resultat.asp?cid_article=20090702&ccodo...
Quand "l'Insurrection qui vient" séduit la Revue de la Défense nationale
http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/07/quand-linsurrec...
Avertissement voilé, mais qui table sur l'insurection et non pas sur la récolution !
L'insurection contre tous ceux qui ont fait ou participer à la politique, aux affaires, etc ...
Bref ! L'insurection contre tous ceux qui ont fait et qui ne font pas ... ou font que parler ! ;)
Je sème ... suivant les cas ... Pour les récoltes ... je peux aussi redistribuer :D
Oui interdire le pantouflage serait un acte révolutionnaire
Oui ce que dénonce J. Attalli s'appelle en France le pantouflage. A partir d'un tel système tout le monde se tient par la barbichette. Aujourd'hui ce mode de fonctionnement participe à l'affaiblissement de notre pays.
Soyons fous! Vive la révolution!
iconoclaste
Pour une morale financiére définitive
La crise financière actuelle est bien le fruit d'agissements contre nature des banques en général. Les produits spéculatifs que chacune d'elles s'ingéniait à peaufiner avec les formules mathématiques les plus absconses, ont bien engendré des plus values, mais par contre n'ont engendré aucune richesse matérielle réelle.
Je voudrais ici rappeler que l'argent ne devrait être qu'une monnaie d'échange. Il devrait représenter une quantité de richesse matérielle réelle. Il doit être complètement neutre et de par sa fonction ne doit pas "fabriquer" par auto génèration d'autre argent. Ceci est de la morale, qui, bien entendu, n'a plus cours à notre époque actuelle. Nos penseurs politiques, dans leur "pensée unique", issue des dogmes marxistes puis socialistes, lui ont substitué le régime de la loi démocratique.
Alors servons nous donc de cette réalité pour proposer la mesure radicale et définitive à la spéculation financière: l'interdiction de prêter de l'argent avec insert, c'est à dire l'usure!
Le taux d'usure serait alors égal à ZERO ( 0 ) !
Le crédit n'existerait plus. Il serait remplacé par, soit un loyer de l'objet ou du bien manquant ou nécessaire au développement soit de son bien être soit de son entreprise.
Par contre l'emprunt existerait toujours, mais alors le préteur n'attendrait pas un intérêt, mais bien plutôt un dividende. La bourse retrouverait toute sa fonction initiale. Le banquier serait alors le gardien des patrimoines monétaires et le conseiller indispensable certifiant les opérations d’investissements opportunes devant dégager les dividendes espérés ou promis.
Je pourrais, bien sur développer plus avant les nouvelles pratiques qu’engendrerait un tel système, tout en rappelant que la méthode du loyer existe déjà , c’est le « leasing » ou la location-vente pour tous les objets manufacturés ou immobiliers.
Parmi les utilisateurs actuels de l’emprunt, seuls seraient alors pénalisés par le système proposé, ceux qui vivent au-dessus de leurs moyens et qui ne peuvent donc pas proposés soit de payer un loyer, soit de fournir des dividendes. Ce sont pour l’essentiel les ETATS, les COLLECTIVITEES LOCALES enfin tous ceux pour qui, actuellement, le remboursement n’est pas leur souci puisque, soit l’impôt soit les contributions obligatoires (le racket ) y pourvoiront. Ils ne pourront alors dépenser que les produits de leurs recettes…
Patrice LAMBERT.
Archibald
Excellent article et quelques commentaires
D'abord, les contribuables n'ont pas seulement preter de l'argent aux banques, ils leur en ont donne en particulier a Goldmann Sachs (bien sur, ils leur en pretent aussi). Pourquoi?
- Phase 1: les banques et autres acteurs financiers jouent des milliers de milliards de $ au casino. Elles n'en ont pas les moyens et quand il s'agit de payer, les perdants ne peuvent pas payer. Le "liberalisme" aurait voulu que les perdants fassent faillitte et donc que les gagnants ne gagnent rien!
- Phase 2: entre autre, AIG est un gros perdant. L'etat US (donc les contribuables) paient les dettes de AIG en particulier a Goldman Sachs (aussi a societe generale). Dans ce cas, il ne s'agit pas de prets: L'etat paient pour les paris perdus par AIG et l'argent finit dans les caisses des soit disant "gagnants" et pas dans les caisses d'AIG. C'est anormal puisque le parieur devait s'assurer de la solvabilite de son partenaire/client,...
De 2 choses l'une, ou l'etat doit payer quand les parieurs font sauter la banque et dans ce cas l'etat doit mettre des regulations tres strictes afin de limiter son risque, ou l'etat ne met pas de regulations mais dans ce cas, il ne doit pas secourir le systeme. En acceptant l'argent du contribuable Americain, Goldman Sachs and co devraient accepter les regulations ou alors payer un premium (assurance) afin de se couvrir contre ce risque (une solution serait d'imposer un impot important sur toutes les transactions des organismes financiers qui ont beneficier du secours quelque soit le lieu de ces transactions).
La situation que decrit Jacques Attali correspond a l'Etat ne met pas de regulations sur les paris mais garantit les paris en cas ou le(s) perdants ne peuvent payer. Ce n'est pas du liberalisme, c'est du vol (de l'extorsion de fonds) et c'est un crime d'autant plus grave qu'il cause un prejudice tres considerable a des centaines de millions de personnes (voire milliards). Le systeme actuel est indefendable et ne peut perdurer car le pari sans risque et avec recompense maximum attire les talents et garantit la faillite de la societe. Je ne crois pas que les subprimes soit l'alpha et l'omega de cette crise, ils ne sont qu'un des supports de l'economie casino qui consiste a ne pas creer de richesse mais a la faire changer de poche. Si les meilleurs talents sont utilises a cette tache, alors, le gateau a partager sera plus petit.
Le crime est d'autant plus grave que les criminels corrompent les acteurs de la societe afin de permettre leur crimes comme l'illustre JA. L'ampleur du phenomene me semble sans precedent dans l'histoire de l'humanite.
La question n'est pas liberalisme ou socialocommunisme comme un commentaire le suggere, il s'agit de combattre des crimes (extorsion de fonds.... tu ne voleras pas, tu ne tueras pas (puisque cela coute des vies humaines)) qui sont reconnus comme crimes par tous les systems politiques que nous connaissons et dont nous ne percevons pas encore toute l'amplitude et les consequences.
Antoine S London
Réquisitoire ?
Je n'ai pas ajouté un signe, une lettre, au texte de Wikipedia. Qui y voit un réquisitoire ? Pas moi. Simplement un "cadrage".
Je sais, parce que quelqu'un que je connais l'a côtoyé, et parce que je l'ai lu, que c'est un des plus intelligents de sa génération (la mienne), mais l'intelligence ne suffit pas, surtout pour faire la révolution ...
PMAbeche
Revoke charters of incorporation
M. Attali,
Vous indiquez la nécessité d'une revolution et vous avez identifié un coupable.
Nous sommes encore dans le domaine du droit et peut être du droit devons nous chercher une issue.
Pensez vous qu'il faille révoquer la charte d'entreprise de Goldman Sachs? Y'a t il un démantèlement préalable à réaliser pour identifier des domaines d'activités "sains". Prendriez vous la tête d'un tel combat?
Adam
Mettre fin à l'opacité
Bonsoir
cette révolution que vous appeler de vos voeux Monsieur Attali ne peut se produire que si des éclaircissements sont donnés sur l'étendue des engagements des banques y compris dans les systèmes opaques de compensation qu'elles ont mis en place au fil des années.
MC
http://www.lobbycratie.fr/2009/08/04/le-lobby-bancaire-realiserait-il-un...
Mikaël Cabon
www.mikael-cabon.com
www.lobbycratie.fr
Un contre-pouvoir ?
Qu'il y ait un problème avec la règlementation des banques, je suis d'accord. Malheureusement, cet article comporte de nombreuses erreurs factuelles,en particulier sur Goldman Sachs:
1) Goldman Sachs n'a pas éliminé ses concurrents (en particulier Lehman). Ces derniers s'en sont chargés tout seuls et je pense qu'à l'époque Goldman Sachs aurait préféré que Lehman ne fasse pas faillite avec toutes les répercussions que cela a eu par la suite
2) Goldman Sachs n'avait pas besoin des prêts de l'Etat. Elle a été forcé par les politiques de prendre cet argent pour éviter, qu'au pic de la panique, certaines banques apparaissent beaucoup plus sûr que d'autres.
3) Rubin et Paulson ont d'abord fait leur carrière chez Goldman Sachs puis sont entrés en politique ; et non l'inverse. Cela change beaucoup les incitatifs auxquels vous faites référence. Ils ne cherchent pas à avoir un poste plus rémunérateur dans le future. Au contraire, ils l'ont déjà eu et ont choisi une carrière moins rémunératrice en s'engageant dans la vie politique.
Par ailleurs, êtes-vous sûr que les prêts aux entreprises ont baissé de manière drastique ? (ce n'est pas le cas en Allemagne, j'en déduis que cela ne doit pas être très différent en France mais à vérifier)
Ceci étant dit, il est évident que Goldman Sachs (et toute les banques "non insolvables") ont bénéficié de la garantie implicite de l'Etat. Il est évident que peu de leçons de fonds ont été tirés par les banquiers de cette crise (même si je ne suis pas opposé par principe au bonus, au contraire). Il est évident qu'il y a un besoin d'une meilleure régulation. Sur le fond, je suis d'accord qu'il y a de nombreuses choses à changer dans le secteur bancaire. Mais ce n'est pas l'apanage du secteur bancaire que d'avoir des intérêts inter-connectés avec son régulateur ou ministère. C'est le cas dans tous les secteurs - pensons à la défense, la santé, l'industrie, etc. Et pourtant dans ces secteurs, point d'idées de nationalisation ou d'interdiction de passer de l'un à l'autre. Par ailleurs, cette dernière idée,ne ferait que creuser le problème: le régulateur a déjà assez de problème d'attirer du personnel de calibre (les plus talentueux préférant en général une carrière plus rémunératrice dans une banque). Quant aux nationalisations, la France en a déjà fait l'expérience.
Au lieu ne devrait-on pas permettre l'émergence de "contre-pouvoir" et de réduire la dépendance de l'économie aux banques ?
La fonction d'une banque est effectivement de servir d'intermédiaire entre épargnant et emprunteur. Si on veut réduire le poids des banques en tant intermédiaire, il y a des solutions potentielles qui existent.
Par exemple, appliquons les principes du web social aux prêts. Il y a des plateformes de crédit conso qui se sont développés aux USA sur une logique similaire aux réseaux sociaux: des emprunteurs annoncent qu'ils veulent emprunter de l'argent à un taux maximal de X%. Une enchère commence entre des investisseurs intéressés à participer à ce prêt. La plateforme prend une petite marge au passage, l'emprunteur bénéficie d'un taux plus bas que dans une banque et l'épargnant à un meilleur rendement sur son épargne.
Cela revient en fait à créer un "marché social" du crédit conso qui met la banque de côté. Il y a certes encore des problèmes à régler sur ces plateformes et elles sont encore petites pour être un contre-pouvoir aux banques. Mais lorsque dans un secteur donné, il y a une opportunité de réduire les marges de 50-75% alors en générale cela se passera.... Seul problème pour essayer ceci en France : c'est interdit...
Écrire ou parler n'est aucunement proposer un Projet
“Ces lobbies sont si puissants qu’on n’en sortira que par une révolution politique. Elle devrait conduire, au moins, à interdire aux responsables publics du secteur financier de travailler ensuite dans les établissement qu’ils contrôlent. Et au plus, à nationaliser ce secteur. Une révolution, vous dis-je."
Projet et objectifs (pour les "pauvres"), modalités et calendrier de cette ré-vo-lu-tion, Monsieur Attali ?
Sans ces éléments, vos cris d'alarme se perdront dans l'éther... De vains mots !
Jean-Pierre Llabrés
la révolution a déjà eu lieu
oui, en 1981, un président déjà citait l'argent qui corrompt et fit la révolution dont l'article parle. Il nationalisa les banques et assurances. Les énarques prirent le pouvoir et s'ensuivit une catatrophe financiére de grande ampleur, non seulement il y eut le Crédit Lyonnais avec un énarque de trés haut niveau à sa téte mais aussi le Comptoir de Entrepreneurs, le Gan etc..mais avouer la catatrophe aurait été suicidaire pour l'oligarchie énarquienne. On créa le CDR qui pompa dans les poches des contribuables et on n'en parla plus, l'oligarchie était sauvée. Personne ne sait qui a été sanctionné, sans doute la fatalité.
Il est effarant de voir les protagonistes de cette catastrophe nous ressortir des théories qui serviront d'abord à leur donner le pouvoir sans assumer de responsabilité. Il est effarant de les voir parler des fautes des banques américaines sans demander un instant pourquoi nos économies sont si sensibles au probléme d'un pays étranger.
Seul Sarkozy a réagi aux pertes gigantesques de Natixis qui investissait en dettes américaines qui s'avérérent ruineuses ou de Dexia. Dans les deux cas ces trés vertueuses institutions sont administrées par des directions floues (qui détient le pouvoir dans les mutuelles Caisses d'epargne) et chez Dexia qui privatisée avait conservé son management publique de quasi fonctionnaires.
La vraie révolution serait de fermer l'ENA, ses connivences, ses avantages professionnels...
JG
La finance et l'investissement
Imaginons une firme automobile qui se dit que, demain, comme le pétrole n'existera plus, il faudra lui trouver un remplaçant !
Alors, cette société prend un pari, décide d'investir 3 milliards d'euros parce qu'elle est visionaire et veut avoir de l'avance sur ses concurents !
Premièrement le monde en a besoin, c'est une excellente idée pour notre environnement, cela créé un progrès et, si l'entreprise réussit son pari, elle en tirera alors largement bénéfice.
Cet argent nécessaire pour faire sa recherche et developpement lui est prêté par des investisseurs qui croient au projet et pensent en tirer un dividende lorsque le pari industriel sera gagné !
Voilà comment cela se passe dans une économie capitaliste.
Mais voilà , la vraie vie n'est plus comme ça ! Cette entreprise n'a un vision de profit qu'à beaucoup trop long terme pour les financiers d'aujourd'hui ... Qui veulent un retour sur investissement quasiment instantané ! Alors cette entreprise visionaire va être mal "notée" car, à ce terme étroit des financiers, ces dépenses sont des profits en moins ! La société voit alors son action en bourse s'effondrer, son patron est viré, remplacé par un gars un peu plus conscilient !!!
Non contente de vampiriser l'économie réelle, la finance empêche l'inovation, celle qui crée la richesse de l'Entreprise ! Alors voilà , dans ce cas, les seuls gains ne peuvent être faits que sur la masse salariale : plans sociaux, délocalisations ... Car le gain est assuré ... À court terme !
La problématique EU / Europe
Le système du prime élargi en sub-prime fut une invention des démocrates pour faciliter l"accès à la propriété de nouvelles couches sociales. Un ami parti aux EU il y a quelques années devait acheter une maison dans une petite ville du Kentucky avec vue sur la chaine des Apalaches. Il avait 55 ans. Le contrat était effectué maison avec un pret de 30 ans et une première année sans versements " at his own risk " selon la formule américaine que l'on trouve par ex dans la Death Valley entre la Californie et le Nevada. Le principe était simple, s'il ne pouvait pas payer, la maison serait revendue. Mon ami devait vendre sa maison et revenir en Europe. L'acquéreur paya un prix plus élevé et mon ami sauva sa mise. C'était en 2004. La confiance en une hausse générale de l'immobilier était totale.
L'erreur magistrale des banques européennes est d'avoir acquis des papiers de plus en plus sophistiqués relatifs à un système et une mentalité qui ne correspondait en rien à l' Europe. Celle-ci à tort ou à raison connait un système d'habitations sociales, de soutien de sécurité sociale très différent. Il y a moins de différence entre la Suède et le Portugal - simple exemple - qu'entre l'Europe et les Etats-Unis particulièrement entre l"Europe et la côte Ouest et des Etats comme le Névada et l'Arizona.
Que faire ?
Après quelques mois de gouvernement au centre d'Obama deux dossiers majeurs sont devenus déjà périlleux.
Le premier, celui des grandes banques qui ont survécu à la lessive et qui sont,comme l' écrit M Attal,iretournées à leur pratique avec plus de puissance que jamais. . Hier la Federal Trade Commission envisageait des amendes d'un million de $ par jour pour " fausses nouvelles " lancées par des traders du pétrole en vue de manipulation des cours ! C'est dire que l'on est déjà bien plus loin aux Etats -Unis dans certains cas et que l'urgence est ressentie avec force. L'Amérique est bien plus déterminée dans toutes ses réactions.
!
Le second dossier est celui de la restructuration forcenée de l'industrie américaine de la voiture. L'affaire Opel ,après le règlement par GM de Saab avec soutien de la Suède et une intervention de la BEI ,montre qu'il fort difficile pour l'Europe d'encaisser les effets indirects de cette politique. Le Président Obama vient maintenant de se distancer de ce dossier laissant à GM la responsabilité de sa politique alors que les EU sont propriétaires de GM à 61 % . Cette décision de prise de distance est vraisemblablement dûe au fait que le Canada propriétaire de 12 % de GM a pris option pour la formule Magna et non celle d'un fonds d'investissement choix de GM. Magna a été créé par un Autrichien ceci expliquant cela aussi. Le Président Obama est capable de diplomatie.il n'en est plus à la première déclaration qu'il n'est pas parfait.
Le rapport Europe/ Etats Unis se doit d'être pacifique et de bonne aloi. Obama , tout comme Kerry entré dans son équipe, a de grandes difficultés à accepter que les EU soit un état membre d'une simple zone de simple libre échange avec le Canada et le Mexique. Avant son élection Obama s'était même publiquement offusqué au motif que Imbev avait l'intention de prendre par OPA la plus grande brasserie des EU , qu'il avait présentée comme un véritable patrimoine culturel du pays! C'est dire jusqu'où va le sens d'un actif stratégique chez Obama. Il a du reculer; et il a fait de même dans le cas de l'acier. Il est maintenant mis sous pression à Washington
de manière croissante pour manque d'américanisme.
La situation globale du monde demande une mutation technologique majeure en Europe avec une plus grande coordination et un financement en augmentation. 'Obama a décidé de relvever de grands défis dans son pays. Il nous appartient de relever le même type de défi dans le notre, soit lun espace européen différencié par des états aux particularités hisrtoriques, culturelles, politiques et économiques sans véritable communication entre les citoyens. C'est loin d'être aisé.
Je remercie le site pour m'avoir donné l'occasion de m'exprimer.
renival
Tout le monde n'a pas faim: VRAI !
Dans le même ordre d'idée, il n'y a QUE 8 millions de pauvres en France. C'est largement insuffisant pour faire une majorité au Parlement et dans toutes les instances de décision où, quand on a le privilège d'y siéger, on collectionne les milliers d'euros, mois après mois et même heures après heures ou encore instant T après instant T dans les cas extrêmes de l'indécence. Mais l'indécence, les gens de pouvoir s'en moquent, comme de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, foutaise qui ne sert qu'à faire joli sur certains panneaux d'affichage. Il y a trop de richesses sur cette planète, et si les nantis étaient moins hypocrites, s'ils avaient de l'honneur, de la franchise, ils tueraient ouvertement les pauvres, au lieu de se faire un fric aussi fou qu'immatériel sur leur dos.
dominominus sur slate
Demi-tour bienvenu
Appréciable demi-tour de M Attali qui se convertit, crise oblige, à la régulation des marchés.
Il y a du chemin de parcouru l'époque éloignée (2008) où la "commission pour la libération de la croissance française", dite "commission Attali" prônait l'alignement de la règlementation française en matière de finances sur la (non-)réglementation anglo-saxonne. Je cite :
"Décision 97 : Harmoniser les réglementations financières et boursières avec celles applicables au Royaume-Uni pour ne pas handicaper les acteurs français par rapport à leurs concurrents internationaux européens."
Et ça, aussi :
"Décision 103 : Modifier la composition des associations, des commissions et des collèges de régulateurs, pour que les champions de la finance, toutes classes d’actifs confondues, puissent s’exprimer et influencer la position du Haut Comité de place."
On l'a échappé belle !