Culture

Avant «The Search» d'Hazanavicius, il y a eu «The Search» de Fred Zinnemann

Antoine Sire, mis à jour le 19.04.2014 à 16 h 56

Sélectionné à Cannes, le nouveau film du réalisateur de «The Artist» est une libre transposition d'un film bouleversant de 1947 sur un enfant perdu rescapé d'une guerre –la Seconde Guerre mondiale et non le conflit tchétchène, comme dans le film de 2014.

Ivan Jandl de «The Search» de Fred Zinnemann.

Ivan Jandl de «The Search» de Fred Zinnemann.

C'est officiel: The Search, de Michel Hazanavicius, sera cette année l’une des trois chances françaises de Palme d’or au Festival de Cannes. Ce film, qui parle d’un enfant dans une guerre oubliée, celle de Tchétchénie, s’inspire d’un autre du même titre, réalisé juste après la Seconde Guerre mondiale par Fred Zinnemann.

Ce film bouleversant se déroulait en Allemagne: un soldat américain y recueille un enfant tchèque survivant d’Auschwitz, que sa mère recherche désespérément sans savoir s’il vit encore. Très bien accueilli en son temps, sorti en France sous le titre Les anges marqués, il avait sombré dans l’oubli.

Du moins jusqu’à ce que Michel Hazanavicius, le réalisateur de The Artist et d’OSS 117, ne décide d’en réaliser une libre transposition dans laquelle le soldat est remplacé par une volontaire d'une ONG incarnée par Bérénice Bejo. Si le film de 2014 est très attendu, celui de 1947 fut, dans la production de l’après-guerre, un véritable ovni, né de la rencontre d’un producteur suisse, d’un réalisateur autrichien émigré en Amérique et de la Metro-Goldwyn-Mayer...

Dans les décombres de l'après-guerre

Le film de 1947 débute par l’arrivée en gare d’un train, sinistre comme ceux qui emmenaient les déportés. Mais nous sommes en 1945 et la guerre est finie: le train est rempli d’enfants recueillis dans les camps de concentration et dans les ruines de l’Europe, en route pour rejoindre une base de l’UNNRA (United Nations Relief and Rehabilitation Administration), ancêtre du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies.

Les uniformes des soldats américains qui attendent à la gare effraient les survivants hallucinés, qui ne font pas la différence avec ceux des nazis. Pire, ils sont terrorisés quand on veut les transporter dans des ambulances… semblables à celles qui emmenaient vers la mort leurs parents et leurs camarades, ou dont les gaz d’échappement étaient directement utilisés pour asphyxier les occupants.

L’un des enfants ne semble plus connaître son nom, ni son pays, ni son histoire. Il répond «Ich weiss nicht» («Je ne sais pas») à toutes les questions. Bientôt, il s’évade avec un de ses camarades, qui se noie dans une rivière.

Le survivant est découvert quelque temps plus tard, errant affamé dans les décombres fantomatiques de l’Allemagne bombardée, par un jeune soldat américain (Montgomery Clift) qui l’oblige à monter dans sa Jeep. Muré dans le silence, le gamin ne pense qu’à s’échapper, mais le soldat va petit à petit l’aider à se reconstruire.

Pendant ce temps, sa mère, qui a également survécu aux camps, retrouve la trace de l’enfant auprès de l’UNNRA, où les fonctionnaires lui apprennent qu’il est probablement mort noyé comme son camarade. Anéantie, elle ne se résout pourtant pas à l’idée de cette mort et s’obstine à chercher son fils. Quant à l’enfant, l’amitié du soldat américain n’efface pas davantage en lui le souvenir indélébile de cette mère qu’il chérit tant…

L’improbable alliance de la MGM et d’un producteur suisse

Le producteur des Anges marqués, Lazar Wechsler, est un juif polonais d’origine, installé en Suisse depuis 1914. Il s’est fait remarquer en sauvant in extremis la production de Ventres glacés (1932), coécrit par Bertolt Brecht, qui fut le premier film ouvertement communiste tourné dans la République de Weimar. Il a aussi produit, en 1929, Misères de femmes – Joies de femmes, pour dénoncer le danger des avortements, forcément clandestins à l’époque. Ce film, supervisé par le maître soviétique S.M. Eisenstein et traitant le sujet avec quelques détails obstétriques, a fait scandale en Suisse.

Après l’avènement d’Hitler en 1933, Wechsler devint, avec sa société suisse Praesens films, l’un des principaux producteurs «libres» de films germanophones.

En août 1945, il se rend aux Etats-Unis pour placer deux très beaux films qu’il vient de produire pendant la guerre: Marie-Louise, qui raconte l’histoire d’une petite fille rescapée des bombardements en France et hébergée par la Croix-Rouge suisse, et La dernière chance, consacré à l’épopée tragique de deux prisonniers de guerre, un Anglais et un Américain, cherchant à rejoindre la Suisse après l’effondrement de Mussolini et l’invasion par les nazis de l’Italie du nord.

Ces deux films seront distribués en Amérique et, à défaut de connaître un vaste écho public, recevront un excellent accueil de la critique. Marie-Louise obtiendra l’Oscar du meilleur scénario en mars 1946.

Galvanisé par ce succès, Wechsler rêve désormais de produire des films en association avec Hollywood. Et Hollywood est réceptif. Après la guerre, la Metro-Goldwyn-Mayer dispose en Europe de fonds gelés, qui peuvent être débloqués à condition d’être alloués à des films locaux. En outre, l’italien Roberto Rossellini a lancé un immense pavé dans la mare du cinéma mondial en réalisant Rome, ville ouverte et Païsa, deux drames néo-réalistes qui donnent un coup de vieux aux extravagances hollywoodiennes.

Les patrons de la MGM, et notamment Arthur Loew, en charge des coproductions internationales, ont toutes les raisons d’écouter ce Wechsler qui produit, lui aussi, des films réalistes. En cet immédiat après guerre, son pedigree antinazi est un atout et ses amitiés communistes ne posent pas de problème: pendant la guerre, on a vu de grandes productions hollywoodiennes comme L’étoile du nord, de Lewis Milestone, et Mission to Moscow, de Michael Curtiz, faire une apologie sans nuances de l’allié soviétique! C’est seulement en 1947 que le Haut comité des activités anti-américaines entendra 300 artistes d’Hollywood soupçonnés d’avoir des liens avec le communisme, et c’est à partir de 1950 que le sinistre sénateur McCarthy fera régner un climat de terreur et de suspicion dans toutes les institutions du pays…

Aux Etats-Unis, Wechsler a été frappé par la compassion des civils américains pour l’Europe, mais aussi par leur incompréhension de ce qui s’y est passé. Il est décidé à produire un film sur la situation des orphelins qui se retrouvent dans des camps de personnes déplacées et obtient l’autorisation de visiter les installations gérées par l’Onu en Allemagne.

Wechsler veut bien les dollars d’Hollywood, mais craint que son film ne soit transformé en entreprise de propagande américaine. C’est alors qu’il visionne La septième croix (1943), un film de Fred Zinnemann tiré d’un roman de la romancière communiste Anna Seghers, dans lequel Spencer Tracy incarne l’un des sept évadés d’un camp de concentration qui se heurte à l’indifférence de ses compatriotes jusqu’à ce qu’un homme courageux ne décide de l’aider.

Wechsler se sent en confiance avec ce réalisateur. Zinnemann n’est pas en cour à la MGM, où on le considère comme incontrôlable… et c’est avec un certain soulagement que le studio le «loue» pour un an à Wechsler en contrepartie de 30.000 dollars et de l’engagement qu’il restera maître de la promotion du film aux Etats-Unis.

Le drame personnel derrière le drame collectif

Si un réalisateur d’Hollywood est qualifié pour réaliser le film que veut produire Wechsler, c’est bien Fred Zinnemann. Né en Autriche dans une famille juive, il a quitté l’Europe avant l’avènement du nazisme, après avoir trainé ses guêtres dans le Paris des surréalistes et participé à Berlin au tournage d’un film mythique, Les hommes le dimanche, œuvre visionnaire qui décrit avec réalisme le week-end d’un petit groupe d’employés au bord du lac de la Wannsee.

Arrivé en Amérique le jour même du krach boursier de 1929, il devient l’assistant du célèbre documentariste Robert Flaherty avant de réaliser Les révoltés d’Alvarado, consacré au combat d’une petite communauté exploitée de pêcheurs mexicains. Sa maîtrise technique lui permet d’être remarqué par la MGM et de réaliser ainsi La septième croix.

En 1945, Fred Zinnemann est sans nouvelles de ses parents, Oskar et Anna, qui étaient restés à Vienne après l’Anschluss malgré l’insistance de leurs deux fils installés aux Etats-Unis. Il a tenté des démarches auprès du Département d’Etat américain, qui lui a répondu sèchement: «Téléphonez en Pologne… »

Zinnemann sait que, dans toute l’Europe, 250 camps de l’UNRRA hébergent des «personnes déplacées», c’est à dire aussi bien des survivants des camps –juifs, résistants, homosexuels, tsiganes…– que des dizaines de milliers de personnes ayant tout perdu dans la guerre. L’idée qu’Oskar et Anna se morfondent dans un camp de l’UNRRA ne peut pas ne pas l'effleurer.

Lorsqu’en décembre 1946, le réalisateur s’embarque à bord du paquebot America pour tourner Les Anges marqués dans son Europe natale, il a sans doute l’espoir confus de retrouver ses parents. Hélas, les miracles se produisent plus souvent au cinéma que dans la réalité: il apprendra bientôt qu’Oskar et Anna ont été déportés à Bergen-Belsen en 1941, et n’en sont jamais ressortis…

Un brillant choix d’acteurs dans un décor post-apocalyptique

Pour jouer le soldat américain, Wechsler a songé à John Garfield, grand acteur engagé à gauche, qui vient d’incarner un soldat devenu aveugle dans le très réaliste Pride of the Marines de Delmer Daves. Zinnemann l’en a dissuadé: Les anges marqués se veut d’abord l’histoire d’un enfant, et une vedette pourrait tirer la couverture à elle.

Il propose le rôle à Montgomery Clift, qui vient tout juste de débuter dans La rivière rouge d’Howard Hawks. C’est un très bon choix: Clift n’a pas été soldat pendant la guerre, mais, fidèle aux méthodes de l’Actor’s studio dont il est un pur produit, s’installe quelque temps dans une caserne en Allemagne pour se mettre dans la peau des militaires. Il incarne un soldat suffisamment fragile pour être sensible à la détresse du jeune enfant, mais assez énergique pour prendre l’ascendant sur lui et le ramener à marche forcée parmi les hommes.

Une première ébauche de scénario est écrite par l’Américano-Autrichien Peter Viertel, mais la version définitive est établie à Zurich par Richard Schweizer et David Wechsler, le fils du producteur. Ce texte attribue des dialogues totalement irréalistes au soldat américain. Montgomery Clift réécrit lui-même une grande partie de ses répliques, avec la bénédiction de Zinnemann, mais à la fureur de Lazar Wechsler, qui notifie sa colère dans d’impérieuses lettres de protestation. L’entente entre le producteur et le réalisateur ne cessera de se dégrader pendant le tournage.

Dans Les anges marqués, la relation entre l’enfant, incarné par Ivan Jandl, qui a été remarqué par Zinnemann pendant un repérage à Prague, et Mongomery Clift est bouleversante. Contrairement à plusieurs petits figurants du film, qui sont de véritables réfugiés de l’UNNRA, il a passé une guerre sans histoires aux côtés de sa mère et a déjà joué dans quelques pièces radiophoniques. Mais c’est un acteur-né, capable d’être tour à tour violent et tendre, intelligent et borné.

Jarmila Novotna, une soprano tchèque au visage lumineux, est choisie pour incarner la mère d’Ivan. Ayant fréquemment chanté au New-York Metropolitan, elle parlait bien l’anglais et crée un personnage particulièrement émouvant, auquel le final bouleversant des Anges marqués doit beaucoup... Les comédiens professionnels Aline Mac Mahon et Wendell Corey, alors en tournée en Europe, sont enrôlés pour donner au film une touche «américaine» supplémentaire.

Plus difficile est le recrutement des jeunes pensionnaires de l’UNRRA. Zinnemann doit déployer des trésors de pédagogie pour les convaincre de revivre des instants atroces, fut-ce pour figurer dans un film révélant au monde le drame des enfants européens.

La tension est terrible quand il faut leur raser les cheveux et leur faire reprendre des vêtements semblables à ceux qu’ils ont portés dans les camps de concentration. Mais Zinnemann a appris auprès de Robert Flaherty toutes les ficelles du documentariste et n’a pas son pareil pour donner à un film de fiction la patine de la réalité. Cette qualité documentaire caractérise son style, dont une partie de la critique, notamment en France, rechignera longtemps à reconnaître la personnalité.

En dehors de quelques scènes tournées à Zurich dans un garage réaménagé en studio, l’essentiel des Anges marqués est filmé dans des conditions précaires dans Munich et Nuremberg dévastées. Aucune autre production américaine ne montre les ruines de l’Europe avec une telle force, malgré des moyens de fortune: l’équipe de tournage se résume à Zinnemann accompagné d’une dizaine de techniciens suisses qui, répartis dans trois autos, arpentent les décombres à la recherche de lieux de tournage, enrôlant ça et là des sans-abri et des personnes déplacées.

Une vision historique faussée

Les anges marqués connaissent un immense succès d’estime et se voient récompensés par l’Onu. Pourtant, le film comporte un défaut majeur: le fait que le petit Karel soit le fils d’un résistant tchèque non-juif, alors que l’immense majorité des orphelins recueillis par l’UNRRA dans les camps de concentration l’étaient dans la réalité. Malgré des interrogatoires d’enfants juifs au début du film et une scène émouvante montrant un groupe partant pour Israël, le film se concentre sur le traumatisme des jeunes survivants et n’aborde qu’indirectement la question du génocide.

Dans la première ébauche de scénario écrite par Peter Viertel, dont toute la famille fut décimée par les nazis, le petit Karel et sa mère étaient bel et bien juifs. Il semble que ce soit les administrateurs de Praesens films, la société de Wechsler, qui aient exigé le retrait des allusions trop directes à la solution finale. Les Européens en général, et les Suisses en particulier, pensaient encore pouvoir faire l’économie d’une juste représentation de l’Holocauste…

Pourtant, cette réalité était connue à Hollywood: George Stevens, futur réalisateur d’Une place au soleil et de Géant, avait filmé la libération du camp de Dachau. Ses images, avant de servir de pièces à conviction au procès de Nuremberg, avaient été utilisées par Billy Wilder dans un documentaire intitulé Les moulins de la mort.

Mais il fut réservé au public allemand, auquel il était projeté dans un but pédagogique par les troupes d’occupation américaines! Il fallut attendre 1958 pour qu’une vision relativement exacte de l’Holocauste soit intégrée au Bal des maudits, film d’Edward Dmytryk tiré d’un roman d’Irwin Shaw, qui était allé à Dachau dans l’équipe de George Stevens…

Le parrainage de l’ONU et de Truman

En dépit de ses défauts, Les anges marqués reste un film profondément humain sur la souffrance des enfants brisés par la furie meurtrière des hommes. Il ne connaît aux Etats-Unis qu’une distribution élitiste, mais contribue à révéler des drames que même l’intelligentsia américaine semblait méconnaître.

Le film sort sous le patronage du Conseil du cinéma de l’Onu. La première américaine se déroule en présence du président Truman et l’hymne national est chanté conjointement par Jarmila Novotna et le baryton Laurence Tibett. Bosley Crowther, le célèbre critique du New York Times, écrit en mars 1948: «Notre souhait le plus sincère est que ce film soit vu par tous les adultes des Etats-Unis.» Les Anges marqués est nommé pour l’Oscar du meilleur film, et la statuette du meilleur scénario est décernée à Richard Schweizer et David Wechsler.

L’enfant Ivan Jandl obtient un Oscar de la jeunesse, mais bientôt le rideau de fer va tomber sur Prague: il pâtira toute sa vie d’avoir brillé dans un film américain et mourra à cinquante ans dans l’oubli. Jarmila Novotna aura plus de chance: vivant entre son pays et les Etats-Unis, elle est à New York lorsque survient le Coup de Prague.

Lazar Wechsler tente de transformer l’essai des Anges marqués en proposant à la MGM de coproduire un film dénonçant le Ku Klux Klan. Mais avec la guerre froide et la «chasse aux sorcières» qui atteignent leur paroxysme, le vent est en train de tourner à Hollywood. La MGM ne se voit plus traiter un sujet aussi sensible, qui plus est avec un producteur souvent proche des communistes. L’aventure américaine de Wechsler s’achève. Il se spécialisera plus tard dans le documentaire, non sans avoir produit une adaptation d’Heidi réalisée par Luigi Comencini.

En revanche, pour Montgomery Clift, Les anges marqués annonce le début d’une grande carrière. Nommé à l’Oscar, il accède au statut de vedette. Quand à Fred Zinnemann, il passera entre les gouttes de la chasse aux sorcières d’Hollywood et fera débuter Marlon Brando au cinéma en 1950 dans C’étaient des hommes, un extraordinaire film sur les invalides de guerre.

Le réalisateur connaîtra un immense succès public en 1952 avec Le train sifflera trois fois, un western à petit budget sur lequel il aura à nouveau mobilisé son regard de documentariste pour filmer un Far West sans fioritures. C’est en outre un film à clés qui prend indirectement la défense des persécutés du maccarthysme. En 1953, Clift et Zinnemann se retrouveront pour un autre immense succès, Tant qu’il y aura des hommes.

Mais bien qu’ayant lancé la belle carrière du réalisateur et de sa vedette, Les anges marqués sombrera dans un relatif oubli. Ses obsédantes images de décombres seront supplantées dans les mémoires par celles d’Allemagne, année zéro, de Rossellini, où, sur un mode plus léger, mais non moins talentueux, de La scandaleuse de Berlin, de Billy Wilder.

Comme Wechsler et Zinnemann en leur temps, Michel Hazanavicius a voulu faire connaître le drame tchétchène à une opinion publique largement indifférente. En attendant la sortie de The Search, annoncée pour novembre 2014, espérons que les salles de cinéma et la télévision auront la bonne idée de proposer Les Anges marqués au public français!

Antoine Sire

Antoine Sire
Antoine Sire (12 articles)
Associé-rédacteur du site parisfaitsoncinéma.com, animateur d'une chronique consacrée au cinéma classique sur seanceradio.com et auteur de «Hollywood, la cité des femmes» (Lumières/ Actes Sud, octobre 2016).
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